Les estampes japonaises

vendredi 26 septembre 2014
par  SFEJ
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Les estampes japonaises

de Brigitte Koyama-Richard

Objet de fascination pour les Occidentaux qui les découvrent vers 1860, les estampes japonaises vont jouer un rôle considérable dans la formation de l’art moderne.

Pourtant, pour les Japonais, l’ukiyo-e, les « images du monde flottant », est un moyen de représentation « vulgaire », dont les créateurs ne sont pas considérés comme des artistes, par opposition avec la peinture savante qui trouve son origine en Chine. En effet, les estampes apparaissent avec le transfert de la capitale de Kyôto à Edo, au xviie siècle, et sont destinées aux artisans et aux marchands.

D’abord monochromes, puis coloriées, elles deviennent polychromes et atteignent leur perfection technique dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

D’une grande diversité, elles remplissent de nombreuses fonctions et connaissent un succès considérable : aussi bien publicitaires (maisons de courtisanes, kabuki, sumô, magasins) que décoratives (estampes piliers, surimono), éducatives (encyclopédiques, narratives) que ludiques (jeux, personnages et décors à découper), médiatiques (paysages, légendes, faits divers) qu’érotiques.

Ce livre invite à découvrir l’histoire, les genres et la technique des estampes japonaises, ainsi que les principaux créateurs : Moronobu, Harunobu, Utamaro, Hokusai, Hiroshige, Kuniyoshi, Kunisada...