[Appel] Volontaires pour coordination séminaire doctoral IFRJ Tokyo

L’équipe du séminaire doctoral de la Maison franco-japonaise (à Ebisu, Tokyo) est à la recherche de deux nouvelles personnes pour en assurer la coordination à partir du mois de septembre 2026.

L’appel s’adresse aux doctorantes et doctorants résidant à Tokyo. Cette mission bénévole, menée en coordination avec les chercheuses et chercheurs de l’Institut français de recherche sur le Japon (IFRJ-MFJ), comprend notamment les activités suivantes :

  • organisation des séances du séminaire (recherche et prise de contact avec les intervenants potentiels, diffusion des annonces, gestion des inscriptions) ;
  • modération de la séance mensuelle (format hybride, généralement le dernier mardi du mois de 18 à 20h) ;
  • préparation logistique des séances (mise en place et rangement de la salle).

L’ensemble des missions débute à partir de septembre 2026.

Cette mission offre l’opportunité de s’initier à l’organisation d’événements scientifiques. Elle est valorisable sur un CV et permet en outre de rencontrer de nombreux collègues au fil des séances.

Enseignants-chercheurs des universités françaises ou japonaises, n’hésitez pas à diffuser cette annonce auprès de vos étudiants en mobilité à Tokyo.
Toute personne intéressée est invitée à nous contacter à l’adresse phd@mfj.gr.jp avec copie à melanie.hours@mfj.gr.jp.

En espérant vous voir nombreuses et nombreux à la prochaine séance du mardi 30 juin.

L’équipe coordinatrice du séminaire doctoral

Adrien BOYETTE (univ. des sciences de Tokyo)
Paul SAUVAIRE-BROCHOT (Inalco, IFRAE)
Mélanie HOURS (univ. Toulouse-Jean Jaurès, IFRJ-MFJ)

— 

Séminaire doctoral
Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise 
3-9-25 Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo 150-0013
03-5421-7641
www.mfj.gr.jp

[Appel à candidatures] Programme de subvention, MCJP, candidatures avant le 6 juillet 2026

Nous nous permettons de vous adresser un rappel concernant l’appel à candidatures pour le programme de subvention de la Maison de la culture du Japon à Paris (MCJP), édition 2026, qui sont disponibles. Les candidatures doivent être envoyées au plus tard le lundi 6 juillet 2026 à la MCJP par courrier électronique.

Programme de subventions de la MCJP : études japonaises – Maison de la culture du Japon à Paris

Vous trouverez ci-dessous une présentation synthétique de ce dispositif. Si vous souhaitez déposer une candidature, nous vous invitons à nous contacter à l’adresse suivante : subvention_ej@mcjp.fr

Les documents nécessaires, notamment les formulaires de demande, seront ensuite transmis par mail aux candidats intéressés.

Objectif

Ce programme de subvention vise à soutenir des projets contribuant à la promotion des études japonaises en France, tels que des colloques, journées d’étude, projets de recherche, publications et d’autres événements académiques.

Vous pouvez déposer votre candidature en même temps que celle pour les bourses de la Fondation du Japon (« Grant Program for Japanese Studies Projects », « Support Program for Translation and Publication »).

Toutefois, les candidats ayant déjà bénéficié d’un soutien de la Fondation du Japon au cours de la même année fiscale seront considérés comme moins prioritaires dans le cadre de ce programme de la MCJP.

Période du projet

Les demandes peuvent concerner des projets éligibles menés entre le 1er septembre 2026 et le 28 février 2027.

Conditions d’éligibilité

Être une organisation à but non lucratif, telle qu’un institut de recherche, etc. En outre, les organismes doivent mener des activités de recherche structurées et être engagés dans les études japonaises en France.

Les particuliers ne sont pas éligibles.

Projets éligibles

  1. Projets contribuant à la promotion des études japonaises en France.

    a.  Recherches ou conférences sur le thème du Japon, études ou exercices au Japon, publications qui promeut et contribue au développement des études japonaises ;

    b.  Projets encourageant les scolaires ou les chercheurs japonais ou d’autres pays de donner des conférences sur les études japonaises ;

    c.  Projets contribuant au développement d’ouvrages et de documents sur les études japonaises ;

    d.  Tout autre projet promouvant et stimulant les études japonaises et l’intérêt pour le Japon

  1. Projets disposant d’un plan et d’une méthode de mise en œuvre appropriés, avec des attentes raisonnables et bien étayées ainsi qu’une promesse de résultat atteignable et satisfaisant

        3. Projets à but non lucratif                                                

Pour tout détail ou renseignement complémentaire, reportez-vous aux instructions du programme en téléchargement sur notre site internet (Programme de subventions de la MCJP : études japonaises – Maison de la culture du Japon à Paris).

[Rappel] Session de travail en ligne de l’association « Paren(thèse) en ligne » le 24 mai 2026, de 14h à 19h (Japon)

Pour rappel, la seconde session de travail en ligne au Japon de l’association « Paren(thèse) en ligne » aura lieu ce dimanche (le 24 mai 2026) de 14h à 19h, heure du Japon.

Pour participer, il suffit de s’inscrire (gratuitement) au lien suivant :
https://www.helloasso.com/associations/parenthese-en-ligne

Les personnes qui veulent en savoir plus sont invitées à me contacter directement :

helary@stg.takamatsu-u.ac.jp

Au plaisir de vous retrouver en ligne lors de cette seconde séance, pour 5 heures de travail !

Jean-Christophe Helary

[Appel à candidatures] Contrat doctoral de l’EHESS, candidatures à envoyer avant le 12 juin 2026

L’EHESS recrute des étudiantes et étudiants inscrits en vue de la préparation d’un doctorat par le biais d’un « contrat doctoral » d’une durée de trois ans.

Ces 41 contrats sont répartis entre les 11 formations doctorales. Parmi eux, 1 contrat est fléché sur le programme Archéologie et sciences sociales.

Les appels à candidatures sont désormais en ligne :   https://www.ehess.fr/jcms/kmo_49102/fr/ehess-page-toutes-les-offres-d-emplois?cid=ehess_49093&cid=

Tous les candidats doivent déposer leur candidature partielle ou complète avant le 12 juin 2026.
Le détail du calendrier de candidature dépend de la formation doctorale choisie, il est conseillé de prêter une attention particulière aux dates indiquées.

Les candidates et candidats choisissent une seule formation doctorale dans laquelle ils et elles souhaitent s’inscrire. Chaque candidature est unique au sein de l’ED de l’EHESS et il n’est possible de candidater que dans une seule formation doctorale.

Les candidates et candidats qui souhaitent déposer leur dossier au titre du contrat fléché Archéologie, devront le préciser dans la lettre de motivation. La lettre de soutien de la direction de thèse en fera également mention.

Pour toute information d’ordre scientifique, merci de contacter les secrétariats pédagogiques des formations doctorales.

Pour toute information concernant le dépôt du dossier sur la plateforme, merci de contacter le service du recrutement à recrutement-admin@ehess.fr

[Appel à propositions] 11es Rencontres des chercheurs francophones du Kansai (RCFK 2026), 18 juillet 2026, format hybride

Nous sommes heureux de vous annoncer que les 11es Rencontres des chercheurs francophones du Kansai (RCFK 2026) auront lieu le samedi 18 juillet 2026 et nous aurons cette année le plaisir d’être accueillis par l’université des études étrangères de Kyoto. Toutefois, nous proposons un format hybride afin de bénéficier des avantages tant du présentiel que du numérique.

Organisées avec le soutien de l’Ambassade de France au Japon, les Rencontres des chercheurs francophones du Kansai (RCFK 2026) visent à promouvoir les échanges entre chercheurs, étudiants, ingénieurs et institutionnels du Kansai sur leurs activités de recherche au Japontoutes disciplines et nationalités confondues.

Pour participer en tant qu’intervenant, veuillez nous envoyer vos propositions d’exposés (20 minutes) ou de flash-talks (5 minutes) ainsi que votre biographie avant le vendredi 5 juin 2026 à Cécile Laly ET à association sciencescope. Pour le format, veuillez suivre les modèles de résumé et de biographie ci-dessous. Veuillez également préciser dans votre email le format souhaité (exposé ou flash-talk).

La participation à cet évènement est gratuite et ouverte à tous, mais l’inscription est obligatoire via le formulaire en ligne.

*********************************************************************************

Comment soumettre votre proposition

  1. Inscrivez-vous en ligne (ci-dessus)
  2. Téléchargez les modèles de résumé et de biographie (ci-dessous)
  3. Envoyez votre résumé et votre biographie à  cecilelaly[a]gmail.com  et association.sciencescope[a]gmail.com avant la date limite de soumission (vendredi 5 juin 2026). Précisez dans votre email le format souhaité (exposé ou flash-talk).

*********************************************************************************

Modèles “résumé” et “biographie”

*********************************************************************************

Pour rester au courant de l’évolution de l’organisation des RCFK 2026, veuillez vous référer à sa page dédiée sur le site de Sciencescope.

[Appel à communications] Colloque « La littérature japonaise en migration », Inalco, propositions à envoyer avant le 15 juin 2026

Nous avons le plaisir de vous informer de l’appel à communications pour le colloque international « La littérature japonaise en migration », qui se tiendra les 10 et 11 décembre 2026 au Pôle des langues et civilisations de l’INALCO. 

Vous trouverez le texte de l’appel en ligne : https://www.fabula.org/actualites/133989/colloque-international-la-litterature-japonaise-en-migration.html

Les langues de communication du colloque seront le français et le japonais.
Le résumé de la proposition (250 mots au maximum) indiquant le titre et contenant une brève biographie de l’auteur est à envoyer avant le 15 juin 2026 à l’adresse suivante : 

relijam2026@gmail.com

N’hésitez pas à faire circuler l’appel dans vos réseaux.

Le comité d’organisation : Noya Dalem, Dan Fujiwara, Guillaume Muller et Mayumi Shimosakai

[Rencontres de travail en ligne] Association d’entraide de jeunes chercheurs·ses au Japon

Paren(thèse) en ligne est une association d’entraide de jeunes chercheur.ses, quel que soit le niveau d’études (master, doctorat, postdoc et au-delà !) qui organise des séances de travail silencieux en ligne, basées sur le principe du « pomodoro » (une session de 50 minutes, suivie de 10 minutes de pause).

L’association va proposer des séances visant en particulier les personnes qui travaillent au Japon, le 4e dimanche de chaque mois, de 14h à 19h (heure du Japon).

Les participant•es se retrouvent à l’heure donnée sur le lien Zoom distribué, la session de travail peut se dérouler caméra allumée ou éteinte, le contenu du travail est libre et peut être annoncé avant le début de la session (« je vais travailler sur un article / un chapitre de ma thèse / une demande de subvention / une fiche de lecture / etc. ») et les sessions sont entrecoupées de pauses, en général 10 minutes, pendant lesquelles les participant•es peuvent échanger sur divers sujets, prendre un café ensemble, etc., avant de replonger dans la session de travail qui suit.

Pour participer, il suffit de s’inscrire (gratuitement) au lien suivant :

https://www.helloasso.com/associations/parenthese-en-ligne

Il est bien sûr possible de participer à toutes les séances de travail inscrites sur le calendrier, en fonction de ses disponibilités.

Les personnes qui veulent en savoir plus sont invitées à contacter directement Jean-Christophe Helary :

helary@stg.takamatsu-u.ac.jp

Au plaisir de vous retrouver en ligne lors de la première séance, le 26 avril, pour 5 heures de travail !

[Appel à contributions] Séminaire doctoral de la Maison franco-japonaise à Tokyo

Le séminaire doctoral de l’Institut français de recherche sur le Japon (IFRJ) à la Maison franco-japonaise d’Ebisu fait sa rentrée et recherche des personnes intéressées pour présenter leur travail à partir du mois de septembre 2026 (à l’exception du mois de décembre).

Le séminaire, organisé à un rythme mensuel, s’adresse principalement aux doctorants francophones en sciences humaines et sociales en séjour au Japon, tout en restant ouvert à d’autres étudiants. Pensé comme un espace de rencontre, de discussion et de réflexion collectives, il se déroule dans une atmosphère bienveillante et chaleureuse. Il permet aux étudiants de présenter leurs travaux de recherche en cours tout en bénéficiant d’un retour de chercheurs de diverses disciplines, notamment du directeur et des chercheurs de la Maison franco-japonaise.

Se déroulant sous la forme d’un exposé d’une quarantaine de minutes, suivi d’un échange avec la salle, le séminaire constitue un entraînement à la prise de parole en public et à la présentation claire et adaptée de son sujet face à un public d’horizons variés. Les participants de l’auditoire peuvent, quant à eux, profiter de l’expérience de leurs collègues et sont conviés à s’interroger sur des questions de méthode qui leur sont propres.

Les séances sont organisées au format hybride. Elles ont lieu en principe le dernier mardi du mois, bien qu’une autre date puisse être définie en fonction des disponibilités de l’intervenant.

Pour les doctorants, la participation au séminaire peut être validée auprès de votre école doctorale. L’IFRJ peut éventuellement, sous réserve de fonds disponibles, prendre en charge les frais de transports pour les intervenants résidant en dehors du Kantō. N’hésitez pas à en faire la demande lors de votre candidature.

Nous vous invitons à candidater par courriel à l’adresse phd@mfj.gr.jp, en précisant votre rattachement académique, le thème de vos recherches, ainsi que le(s) mois où vous seriez disponible.

N’hésitez pas à faire circuler l’annonce de ce séminaire autour de vous, afin de le faire connaître auprès du plus grand nombre, en particulier des nouveaux arrivants.

L’équipe coordinatrice du séminaire doctoral


Adrien BOYETTE (doctorant, Univ. des Sciences de Tokyo)

Paul SAUVAIRE-BROCHOT (doctorant, Inalco – IFRAE)

Mélanie HOURS (chercheuse, IFRJ – MFJ)

Séminaire doctoral
Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise 
3-9-25 Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo 150-0013
03-5421-7641
www.mfj.gr.jp

[Appel à communications] « Former, informer, performer », laboratoire Rémélice (Université d’Orléans), propositions à envoyer avant le 24 avril 2026

Le 22 mai 2026 auront lieu les doctoriales du laboratoire Rémélice à l’Université d’Orléans sur le thème “Former, informer, performer”

Les propositions de communication (300 à 500 mots) devront être envoyées avant le 24 Avril à l’adresse mail doctorialesremelice2026@univ-orleans.fr

La journée aura lieu en français, mais les propositions portant sur d’autres aires linguistiques et culturelles sont les bienvenues.

——

Appel à communications pour la Journée doctorale du laboratoire REMELICE,  

ouverte aux doctorant(e)s et jeunes chercheur(se)s  

“Former, informer, performer”  

Orléans, le 22 mai 2026 

Au regard des mutations contemporaines (technologiques, sociales, culturelles, politiques et environnementales), les pratiques de formation, les processus d’information et les exigences de performance articulent sans cesse l’existence humaine (Renaud et al., 2023). Dans ce contexte mouvant, la journée d’études doctorale du laboratoire REMELICE se propose donc d’analyser les interrelations entre formation, information et performance. Ces trois notions, polysémiques et souvent mobilisées séparément, gagnent à être interrogées conjointement pour comprendre comment les individus, les institutions et les sociétés dialoguent, innovent et s’adaptent dans un monde qui se (trans)forme. L’approche interdisciplinaire permettra donc de mettre en perspective les sciences de l’information (Fondin, 2005), les Performance Studies (Pradier, 2017) et la didactique (Reuter, 2026), mais également les apports des sciences sociales et des études civilisationnelles, ainsi que leurs représentations littéraires et artistiques.

Si le terme former n’est pas directement rattaché aux techniques de « production » ou de « mise en forme » (Bablet, 2017), il renvoie néanmoins à « l’instruction » et aux processus d’apprentissage, de transmission et de construction des savoirs. Aussi la notion de formation fait-elle appel à des compétences et expériences académiques et pédagogiques, notamment dans l’enseignement, mais aussi dans la médiation culturelle. Dans cette logique, l’information est formalisée à travers différents mécanismes pour la production de savoirs au service de la vie active. Ainsi, c’est en « s’inscrivant dans un espace plus large de développement des compétences » que la formation (continue ou andragogique, par exemple) « participe de façon majeure aux recompositions contemporaines des cultures d’action économique et sociale, des cultures d’action éducative et des cultures d’action de recherche, [jusqu’aux] cultures de l’efficience et de la performance » (Barbier, 2013:10).

Renvoyant initialement à une prouesse ou à un exploit, le terme de performance a fait l’objet d’une double réappropriation : dans le domaine sportif, commercial ou managérial, tout d’abord ; ensuite, dans la sphère artistique, scénique et/ou critique. Dans cette dernière acception, le concept de de performance est apparu dans les années 1970 et fait l’objet d’un renouveau critique depuis le début des années 2010 ; toutefois, elle constitue une notion dont l’appréhension est ardue et non dépourvue d’ambiguïté (Schechner, 2002). L’un des fondateurs de son étude distingue ainsi huit catégories de performance : « 1) les situations quotidiennes « ordinaires » (cuisiner, socialiser, etc.), 2) la création ou les performances artistiques, 3) les occupations sportives et récréatives, 4) les situations de travail, 5) les contextes technologiques, 6) les relations sexuelles, 7) les rituels sacrés et profanes, et 8) le jeu » (Féral, 2013). Face à une telle richesse sémantique, l’on peut donc s’interroger sur la dimension performative de l’enseignement/apprentissage et de l’information.

L’émergence des fake news (ou infox), l’informatisation à travers les Digital Humanities, la pandémie de Covid-19 ainsi que le surgissement de l’IA ont engendré autant de mutations dans les représentations et les pratiques afférentes à la formation et à l’information. Les arts et la littérature s’en sont fait l’écho, en même temps que s’est largement diffusée la pensée de la performativité. On se souvient en effet du retentissement philosophique qu’ont eu les thèses portant sur la dimension fondamentalement performative de l’identité (Butler, 2005).

Comment dès lors conceptualiser la relative « dilution théorique » du concept de performance, contemporaine de son avènement (Féral, 2013) ? Quelles pratiques et quelles représentations permettent aujourd’hui de penser les évolutions de nos formes d’apprentissage, d’enseignement et d’information ? Comment ces évolutions dialoguent-elles avec les nouvelles conceptualisations du genre ou d’autres paramètres identitaires ?

À ces questions d’ordre conceptuel, on ajoutera des interrogations artistiques, littéraires et/ou historiques. Les liens entre information, formation et performance méritent en effet d’être interrogés, cinq décennies après que cette dernière s’est confirmée comme « technique d’expression artistique » ; c’est par son truchement que nombre d’artistes ont exprimé leurs idées, témoignant d’une convergence entre les domaines artistique et politique (Goldberg, 2001:7-9) . Certains historiens de l’art insistent d’autre part sur son ambivalence, entre dimension novatrice et recours à la tradition : par ce « médium réputé neuf », les artistes renvoient au passé (Leydier, 2020:5-9). Autre ambiguïté : s’il semble qu’il y ait autant de définitions de la performance que de performers, et qu’en ce sens elle relève de la subjectivité des créatrices et des créateurs, elle est également investie d’une portée collective. De fait, la performance serait à concevoir comme une manière de « heurter l’auditoire pour l’amener à réévaluer sa propre conception de l’art et ses rapports avec la culture » (Goldberg, 2001:8), et de ce fait, elle tend à interroger les hiérarchies entre les genres et les formes tout en renouvelant les liens entre scène et spectateurs, tant dans les arts plastiques que dans les performing arts (qui relèvent du spectacle vivant) et les performance arts (plus proches de l’art contemporain).

En littérature enfin, la conjonction entre enjeux didactiques, informatifs et performatifs donne lieu à des questionnements originaux et à des œuvres novatrices. Que l’on songe à des auteurs et à des autrices qui pratiquent simultanément la performance et l’écriture, ou qui mettent en œuvre une poétique informée par la performance, caractérisée par l’hybridation, la fluidité et la mise en scène du corps. Les propositions focalisées sur ces « performances littéraires » (Pélage, 2020:45-57) seront donc encouragées. Quels artistes et auteurs se réapproprient et/ou détournent les codes de la performance ? Dans quelle mesure leurs œuvres ont-elles une portée didactique ou informative ? Comment les arts et la littérature peuvent-ils nous aider à (re)penser la formation, l’information et la performance ? De telles interrogations nous guideront lors de cette journée d’études doctorale, ouverte à toutes les disciplines. 

Suit une liste non-exhaustive des sujets sur lesquels des propositions de communication seront les bienvenues :  

– performance(s) artistique(s) et littéraire(s) 
– interculturalité, représentation(s) et création(s) 
– discours et langage(s) 
– performativité (conceptualisation et réinterprétations) 
– systèmes de communication, réseaux d’information formels et/ou informels 
– transmission et enseignement/apprentissage 
– didactique et pédagogie 
 

Bibliographie :  

BABLET Marc « Former, formation », Administration & Éducation, 2017/2 n° 154, 2017. 
BARBIER Jean-Marie « Un nouvel enjeu pour la recherche en formation :entrer par l’activité », Savoirs, 2013/3 n° 33, 2013. 
BUTLER Judith, Trouble dans le genre, pour un féminisme de la subversion, Paris, Éditions La Découverte, 2005. 
CARLSON Marvin, Performance : A Critical Introduction, New York-Londres, Routledge, 1996. 
DANAN Joseph, Entre théâtre et performance, Paris, Actes Sud-Papiers, 2016. 
FÉRAL Josette « De la performance à la performativité », Communications, 2013/1 n° 92, 2013. 
FONDIN Hubert, « La science de l’information ou le poids de l’histoire », Les enjeux de l’information et de la communication, 2005/1, 2005. 
GOLDBERG Rose Lee, La Performance du futurisme à nos jours, Paris, Thames & Hudson, 2001. 
LEYDIER Richard, « Préface », in La performance 2. Dépassements, Paris, Artpress, 2020. 
PELAGE Catherine, Littératures dominicaines en mouvement. Les performances littéraires de Rita Indiana et Rey Andujar, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2020. 
PRADIER Jean-Marie, « De la performance theory aux performance studies », Journal des anthropologues, n°148-149, 2017. 
RENAUD Angèle. et al. Mutations sociétales et organisations : Des repères théoriques et pratiques pour préparer les organisations au monde qui advient, Caen, EMS Éditions, 2023. 
REUTER Yves, Introduction aux didactiques, Lyon, Chronique Sociale, 2026. 
SCHECHNER Robert, Performance Studies : An Introduction, Londres-New York, Routledge, 2002. 

Les propositions de communication (300 à 500 mots) devront être envoyées avant le 24 avril à l’adresse mail : doctorialesremelice2026@univ-orleans.fr

La journée aura lieu en français, mais les propositions portant sur d’autres aires linguistiques et culturelles seront les bienvenues.

Merci de préciser dans votre proposition de communication la modalité que vous souhaiteriez privilégier (présentiel, à Orléans / distanciel). 


Comité d’organisation : AMINA DAOUDA YAYA, Sandra ; ANDRÉ – THIBAUT, Agnès ; COYNE, Ashley ; CRÉMOUX-LE ROUX, Marguerite ; CROWELL, Michelle ; DERRIEN, Stanislas ; DOSSAT, Charline ; EYELE-EKOMO, Elvis ; FERREIRA, Agathe ; GITHONGO, Susan ; GÓMEZ CARBONEL, Piero ; MARTY, Sophie ; MCDONALD, Dean ; PELLOQUIN, Jeanne ; PHYSICK, Joshua ; SARRÉ, Caroline ; SCHRAMM, Elise ; WURGLER, Eléonore 

[Prix Shibusawa-Claudel] Annonce du lauréat 2025 et prolongation de l’appel à candidatures

Nous sommes ravis de profiter de l’appel à candidatures 2026 pour présenter le lauréat 2025 du Prix Shibusawa-Claudel côté français : Nathan Béridot pour son ouvrage explorant l’histoire et le fonctionnement du système judiciaire japonais. Son travail, salué pour sa rigueur et son originalité, y analyse notamment l’influence de l’Allemagne avant-guerre et celle des États-Unis après-guerre, tout en mettant en lumière le rôle des juges dans la protection des droits fondamentaux.

Passionné par la culture japonaise depuis l’âge de 12 ans et ayant étudié le droit à la Sorbonne, Nathan Béridot incarne parfaitement l’esprit du Prix Shibusawa-Claudel, qui récompense des recherches innovantes et favorise le dialogue franco-japonais. Félicitations à lui pour cette belle reconnaissance !

La cérémonie de remise du prix a eu lieu en janvier 2026. Nous remercions chaleureusement toutes celles et ceux qui soutiennent le Prix et œuvrent au renforcement des échanges intellectuels entre nos ces deux pays.

Il reste peu de temps pour candidater au Prix Shibusawa-Claudel 2026 : prolongation jusqu’au 4 mai 2026.

Le Prix Shibusawa-Claudel, créé en 1984 par la Maison franco-japonaise et le journal Mainichi en hommage à M. Eiichi Shibusawa et à M. Paul Claudel (co-fondateurs de la Maison franco-japonaise), récompense chaque année un ouvrage sur le Japon publié en français et un ouvrage sur la France publié au Japon, pour leur qualité scientifique ou littéraire. De 2008 à 2020, c’est le journal Yomiuri qui a relayé le journal Mainichi pour la co-organisation du Prix. À partir de 2021, la Fondation France-Japon de l’École des hautes études en sciences sociales (FFJ) rejoint l’organisation du volet français de ce Prix.

Le ou la lauréat·e se voit offrir un séjour d’un mois au Japon et présentera son travail lors de deux conférences, l’une organisée à Paris et l’autre organisée à Tokyo à la Maison franco-japonaise.

EN SAVOIR PLUS