[Soutenance de thèse]”Le cheval de guerre au Japon, de son introduction au Xe siècle”, Simonetta Clio, 19 février 2024 à partir de 14h, Paris

Simonetta CLIO a le plaisir et l’honneur de vous convier à la soutenance de sa thèse de doctorat intitulée : Le cheval de guerre au Japon, de son introduction au Xe siècle.
Cette thèse, inscrite à l’École Pratique des Hautes Études, sous la direction de Mr Nicolas Fiévé et Mme Charlotte Von Verschuer, sera présentée devant un jury composé de :

  • M. Nicolas FIÉVÉDirecteur d’études, EPHE
  • M. Matthias HAYEK, Directeur d’études, EPHE
  • M. Sébastien LEPETZ, Directeur de recherche, CNRS
  • M. François MACÉ, Professeur émérite, INALCO
  • M. Antonio MANIERI, Professeur titulaire, L’Orientale
  • M. Laurent NESPOULOUS, Maître de conférences, INALCO

La soutenance se tiendra le lundi 19 février à partir de 14h, dans le Grand salon de la Maison de l’Asie, 22 avenue du Président Wilson, 75016 Paris. 

Elle sera suivie d’un pot convivial. 

[Soutenance de thèse] Akane NISHII “La diffusion et l’exportation des objets de l’artisanat d’art japonais de la fin de l’époque d’Edo à l’ère Meiji (1853-1890) : Enjeux politiques, économiques et sociaux pour le Japon”, vendredi 12 janvier 2024 à 9h, EHESS

Akane NISHII a le plaisir de vous annoncer la soutenance de sa thèse intitulée :

“La diffusion et l’exportation des objets de l’artisanat d’art japonais de la fin de l’époque d’Edo à l’ère Meiji (1853-1890) : Enjeux politiques, économiques et sociaux pour le Japon”

Dirigée par Guillaume CARRÉ,  Directeur d’études, EHESS, Centre de Recherche sur le Japon

Vendredi 12 janvier à 9h00 à l’EHESS (salle A 07_37), 7e étage54 bd Raspail 75006 Paris (Métro : Sèvres – Babylone / Saint-Placide )

Le jury est composé de :

  • Estelle BAUER, Professeure, INALCO
  • William G. CLARENCE-SMITH, Professeur émérite, SOAS University of London (Rapporteur)
  • Midori HIROSE, Maître de conférences, Université Paris Cité (Rapporteur)
  • Christophe MARQUET, Directeur d’études, EFEO Kyoto
  • Guillaume CARRÉ, Directeur d’études, EHESS

Résumé :

Les envois d’objets de l’artisanat d’art japonais tels que les céramiques et les laques vers l’Europe étaient solidement établis déjà au 17e siècle. Mais leur circulation s’intensifie après une série de traités mis en place depuis 1854 qui ouvre l’archipel aux principaux pays occidentaux. Ces objets étaient avant tout, à l’origine, destinés à un usage pratique, ce qui n’exclut cependant pas une sensibilité artistique lors de leur fabrication. On connaît l’attraction de ces objets surtout comme source d’inspiration artistique en Europe et aux Etats-Unis. Or, l’artisanat d’art japonais n’était pas seulement le déclencheur d’une vogue japonaise en Occident, il joua également un rôle-clef dans la prise de conscience, par les Japonais eux-mêmes, du potentiel artistique et commercial de leur production comme un atout d’intégration à la communauté internationale.
Cette thèse porte sur le processus de ce changement de regard des Japonais vis-à-vis de leur production artistique par la découverte du regard extérieur durant une période transitoire, de la fin de l’époque d’Edo jusqu’au milieu de l’ère Meiji, tout en s’intéressant à la nature des objets. Il sera démontré par l’étude de cas détaillée au travers de plusieurs mécanismes de leur diffusion, basée sur la documentation japonaise peu exploitée. La transaction des objets décoratifs dans la station de ravitaillement aux navires étrangers à Shimoda, ou encore l’enregistrement des Achats faits par les étrangers (Gaikokuji kaimono), conservé à la bibliothèque de la Diète à Tokyo, établi par l’autorité en collaboration avec les citadins d’Edo, montrent le rôle primordial du charme de ces objets servie au shôgunat coincé entre son désir de préserver un régime isolationniste et la conscience de devoir s’aligner à la revendication internationale. Les préparatifs minutieux des objets envoyés à l’Exposition universelle de 1867 sont réalisés en réponse aux demandes de l’ambassadeur de France Léon Roches. Le journal Quotidien de Yokohama (Yokohama Mainichi Shinbun) dévoile les acteurs des transactions de l’artisanat d’art dans l’intérieur de la concession étrangère et leur croissance des années 1870, ce qui concorde au même enthousiasme politique du gouvernement Meiji. Cet engouement économique fait naître un mouvement de la promotion de l’artisanat d’art au Japon, qui s’inscrira dans la philosophie sur la création artistique à partir des années 1880. La seconde partie de cette thèse examine le cheminement de ce mouvement par le biais des activités des membres de la Ryūchi-kai, la première association japonaise pour l’encouragement de la production artistique, fondée en 1879. Ce travail permet de mieux comprendre comment les transferts commerciaux ont permis une réflexion sur une identité artistique propre au Japon. Elle aboutit à une première étape de l’institutionnalisation de l’art au Japon.

[Soutenance de thèse]”Konoe Fumimaro sous le feu de la presse : le rôle des grands quotidiens japonais dans la définition des responsabilités de guerre, septembre-décembre 1945″, Elsa Gonay, 20 décembre 2023, Genève

Madame Elsa Gonay, candidate au doctorat ès lettres en Études japonaises de l’Université de Genève, soutiendra sa thèse intitulée “Konoe Fumimaro sous le feu de la presse : le rôle des grands quotidiens japonais dans la définition des responsabilités de guerre, septembre-décembre 1945” le 20 décembre 2023 à 14h30, amphithéâtre Berenstein, UOG, place des Grottes 3, à Genève (Suisse).

La soutenance est publique.

Composition du jury

  • Professeur Nicolas Zufferey, président du jury (Université de Genève)
  • Professeure Claire-Akiko Brisset, codirectrice de thèse (Université de Genève)
  • Professeur Samuel Guex, codirecteur de thèse (Université de Genève)
  • Professeur Barak Kushner (University of Cambridge)
  • Dr. César Castellvi (Université Paris-Cité)
  • Dr. Constance Sereni (Université de Genève)

[Soutenance de thèse]”Le patron atone et le phénomène de la désaccentuation en japonais moderne”, Rie Urasoko, 18 décembre 2023 à 9h

Rie Urasoko a le plaisir de vous faire part de la soutenance de sa thèse qui se déroulera le lundi 18 décembre 2023 à 9h dans la Salle des Thèses de la Maison de la Recherche à l’École Doctorale Montaigne Humanités (Université Bordeaux Montaigne Domaine Universitaire – 33607 Pessac cedex).

La thèse de Rie Urasoko est intitulée “Le patron atone et le phénomène de la désaccentuation en japonais moderne”, sous la direction de Mme Laurence Labrune, Professeure des universités.

Le jury est composé de :
Laurence LABRUNE, Professeure des universités, Université Bordeaux Montaigne (directrice) ;
Gabriel BERGOUNIOUX, Professeur émérite, Université d’Orléans (rapporteur);
Joaquim BRANDÃO DE CARVALHO, Professeur des universités, Université Paris 8 (examinateur) ;
Yayoi NAKAMURA-DELLOYE, Maître de conférences HDR, Institut National des Langues et Civilisations Orientales (rapporteure) ;
Takeki KAMIYAMA, Maître de conférences, Université Paris 8 (examinateur) ;
Cédric PATIN, Maître de conférences, Université de Lille (examinateur).

La soutenance sera publique, et elle sera suivie par un pot auquel Rie aura le plaisir de vous convier.

Résumé de la thèse

Cette thèse aborde un sujet qui soulève des questions fondamentales pour la phonologie accentuelle du japonais (de Tōkyō moderne) ainsi que pour la théorie phonologique générale. Il s’agit de l’existence de mots atones (inaccentués) et de la désaccentuation (changement du patron accentuel en vertu duquel une forme tonique devient atone), deux phénomènes typologiquement rares suscitant également des interrogations théoriques plus générales. L’objectif de notre recherche est d’examiner les facteurs morphophonologiques qui favorisent ou entravent la désaccentuation. La méthodologie consiste à étudier les caractéristiques communes des noms ayant subi une désaccentuation entre deux éditions d’un dictionnaire de prononciation et d’accent (1998 et 2016, édition de la NHK) en prenant en compte cinq paramètres : la longueur des noms, la position originelle du noyau accentuel, la structure morique, la structure morphologique et la fréquence. Un des résultats les plus importants concerne les deux premiers paramètres. Ce résultat amène à classer les noms japonais en trois catégories de taille (petite, moyenne et grande) et à diviser les patrons accentuels en deux natures (fort et faible) en fonction de leur réceptibilité à la désaccentuation. L’importance que nous accordons à cette catégorisation doit être comprise à la lumière de l’influence de ces facteurs sur le processus de désaccentuation, indépendamment d’un facteur non négligeable et connu comme ayant une influence importante sur la désaccentuation, à savoir la strate lexicale. En effet, les trois strates lexicales ont des caractéristiques morphophonologiques très différentes, mais la taille de mots et les patrons forts jouent un rôle similaire dans la désaccentuation quelle que soit la strate. Cette thèse propose également une analyse tonale de la désaccentuation dans le cadre de la phonologie autosegmentale (Goldsmith 1976). Nous partons de l’hypothèse selon laquelle la désaccentuation du japonais peut s’analyser comme mettant en jeu deux assimilations tonales (horizontale et verticale), processus considérés comme naturels et basiques et fréquemment observés dans des langues à tons (Hyman 1975 ; Hyman & Schuh 1974). Cette approche purement tonale permet non seulement de saisir le mécanisme de la désaccentuation de manière simple et élégante, mais aussi de fournir des explications cohérentes avec les principaux résultats de notre étude : la sensibilité à la désaccentuation de la taille moyenne (3µ et 4µ) et celle des patrons faibles (final et pénultième) ainsi que la résistance à la désaccentuation des autres tailles (petites : 1µ et 2µ, grandes : 5µ ou plus) et celle des patrons forts (antépénultième et initial).

[Soutenance de thèse]”Du jukebox à Sonic : Sega, une entreprise japonaise de jeux vidéo au coeur des échanges culturels globaux (1973-2001), Romain Lebailly, lundi 13 novembre 2023 à 9h

Veuillez trouver ci-dessous des informations concernant la de soutenance de Romain Lebailly :

“Du jukebox à Sonic : Sega, une entreprise japonaise de jeux vidéo au cœur des échanges culturels globaux (1973-2001)”
Lundi 13 novembre 2023 à 9h

Salle Jean-Baptiste Duroselle, Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne
17 rue de la Sorbonne 75005 Paris

Le jury est composé de :

Julien Bouvard, maître de conférences, Université Jean Moulin Lyon 3
Isabelle Gaillard, maîtresse de conférences, Université Grenoble-Alpes
Michael Lucken, professeur des universités, Inalco (rapporteur)
Emmanuelle Loyer, professeure des universités, Sciences Po (rapporteure)
Pierre Singaravélou, professeur des universités, Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne (directeur de thèse)
Sylvain Venayre, professeur des universités, Université Grenoble-Alpes (directeur de thèse)

Résumé
Cette monographie se propose de retracer le parcours d’un acteur particulier de l’industrie vidéoludique japonaise, Sega, sous un angle d’histoire culturelle et d’histoire des circulations. Pionnière du jeu vidéo japonais dès 1973, cette entreprise a en effet pour originalité de connaître, à partir du milieu des années 1980, un succès plus important en dehors des frontières du Japon que dans le pays même. Pourtant, au milieu des années 1990, Sega connaît un retournement de situation et voit ses activités à l’étranger péricliter, tandis qu’elle se concentre sur le marché japonais, au prix d’un déclassement marqué par l’arrêt de sa production de consoles en 2001. Cette trajectoire originale, qui appelle une analyse donnant leur place tant aux réussites qu’aux échecs, reste peu explorée par une historiographie extra-universitaire inégale, mais aussi par des travaux académiques forgés autour d’un paradigme centré sur la technique ou les aspects ludiques. Par ailleurs, les historiens eux-mêmes se sont très peu penchés sur l’objet jeu vidéo. Cette thèse se veut donc être une porte vers une histoire sociale des représentations vidéoludiques centrée autour de l’acteur Sega, à même d’éclairer plus largement l’histoire du jeu vidéo japonais sous un angle culturel. L’abondance de sources, notamment rassemblées par des amateurs, permet en effet d’ambitionner l’élaboration d’un tableau complet de Sega partout dans le monde, tant en tant qu’entreprise dotée d’une organisation et d’un fonctionnement particuliers, qu’en tant que productrice de biens culturels. Ces derniers, traités de manière tant quantitative que qualitative, éclairent les modalités mais aussi les significations des circulations vidéoludiques, à une période d’intensification de l’exportation des jeux vidéo japonais à l’échelle globale.

    Entreprise japonaise de machines de divertissement avant 1973, Sega, actrice de l’américanisation du pays, se tourne logiquement vers le jeu vidéo lorsque les premières bornes d’arcade sont commercialisées aux États-Unis en 1972. Copiant dans un premier temps les productions américaines, Sega, à mesure que l’intérêt pour le médium grandit, tourne entièrement son fonctionnement interne vers l’innovation vidéoludique. Cela lui permet de devenir leader du marché japonais de l’arcade dans les années 1980, mais aussi d’exporter sa production. L’entreprise, qui cherche un équilibre avec les États-Unis où elle installe une partie de ses activités, entretient un réseau de distribution large. Toutefois, sur le marché des consoles où elle se lance en 1983, Sega est distancée par sa concurrente Nintendo. C’est pour parvenir