[Rencontre] Linguistique japonaise, IFRAE, 14 septembre 2026, Paris

Nous avons le plaisir de vous transmettre le programme de la première rencontre de linguistique japonaise de l’IFRAE de l’année universitaire 2026-2027, intitulée :

Construction et interprétation des textes et discours

Cette rencontre se tiendra :

le lundi 14 septembre 2026, de 14 h à 17 h
à la BULAC (65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris), salle RJ 20.

Programme

14 h 00 – 14 h 35
« Polyphonie du “je” dans les diffusions de Virtual YouTubers au Japon » (en japonais)
日本のバーチャルユーチューバーの生配信における「私」の多声性
Noah HINSCHBERGER, Jeune docteur, Université de Strasbourg

14 h 40 – 15 h 15
« Diversité des interprétations lors de la lecture d’œuvres littéraires et ses facteurs : le cas du tanka moderne et contemporain » (en japonais)
文学作品の読解時に生じる解釈の多様性とその要因―近現代短歌を対象に―
Yūri NAKAMURA, doctorante, Hitotsubashi University, Graduate School of Language and Society

15 h 15 – 15 h 30
Pause

15 h 30 – 16 h 05
« Réflexions sur l’évidentialité et la subjectivité en japonais » (en japonais)
日本語におけるエビデンシャリティと主観性をめぐって
Rie TAKEUCHI-CLÉMENT, MCF, Université de Lille

16 h 10 – 16 h 45
« Processus de rédaction des résumés d’articles de recherche par les doctorants : analyse de cas de deux étudiants chinois en master de linguistique appliquée » (en japonais)
大学院生はどのように学術論文の要旨を作成しているのか―応用言語学を専攻する中国人大学院生2名の事例分析―
Yalan ZHU, doctorante Hitotsubashi University, Graduate School of Language and Society

Toutes les communications seront données en japonais.

Les résumés des communications sont téléchargeables sur la page suivante :
https://www.inalco.fr/evenements/construction-et-interpretation-des-textes-et-discours

Nous espérons vous y retrouver nombreuses et nombreux,

Bien cordialement,

Jean Bazantay et Yayoi Nakamura-Delloye

[Conférence] « Les nouvelles dimensions de la sécurité : quel rôle pour le Japon ? », 19 septembre 2026, format hybride Paris (MCJP)

Cette conférence vise à explorer, à travers un dialogue entre nos deux intervenants, le rôle que le Japon est appelé à jouer dans un contexte international de plus en plus incertain et complexe. Elle permettra également de réfléchir à la manière dont le Japon et la France peuvent, et doivent, renforcer leur coopération.

Les nouvelles dimensions de la sécurité : quel rôle pour le Japon ? – Maison de la culture du Japon à Paris

Date : samedi 19 septembre 2026
Horaire : 14h (heure française)
Format : en présentiel et en ligne sur notre chaîne YouTube

Intervenants :

Kazuto Suzuki

Professeur à la Graduate School of Public Policy de l’Université de Tokyo et directeur de l’Institute of Geoeconomics.

Né en 1970, il obtient en 2000 un doctorat en études européennes contemporaines à l’Université de Sussex. De 2008 à 2020, il enseigne à la Graduate School of Public Policy de l’Université de Hokkaido. Entre 2013 et 2015, il était membre du panel d’experts des sanctions contre l’Iran auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Depuis 2020, il est professeur à la Graduate School of Public Policy de l’Université de Tokyo, et depuis 2022 il dirige l’Institute of Geoeconomics. Il est également membre du conseil d’experts sur la stratégie de croissance du Japon, membre du comité de politique spatiale du Cabinet Office japonais, ainsi que président de la Japan Society of Security Trade Studies.

Spécialiste de la politique internationale et d’économie politique internationale.

Publications principales :  « 地経学とは何か ―経済が武器化する時代の戦略思考― »(Shincho Sensho, 2025), « 宇宙開発と国際政治 »(Iwanami Shoten, 2011, lauréat du Prix Suntory des sciences humaines)

Valérie Niquet

Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) à Paris, où elle conduit des travaux sur les affaires stratégiques en Asie et dirige le programme Japon.

De 2005 à 2010, elle a été responsable du Centre Asie de l’Institut français des relations internationales (Ifri), après avoir dirigé le programme Asie à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), où elle a fondé l’Observatoire des stratégies chinoises et asiatiques.

Ses recherches portent sur la politique étrangère et de sécurité de la Chine, la posture stratégique du Japon, les relations à travers le détroit de Taïwan et l’évolution de l’architecture de sécurité dans l’Indo-Pacifique. Elle a publié de nombreux travaux sur ces questions, dont plusieurs ouvrages de référence tels que « La puissance chinoise en 100 questions » (2017), « Le Japon en 100 questions » (2025), « Taïwan face à la Chine » (2021) et « L’Indo-Pacifique, nouveau centre du monde » (2025).

Elle est membre de l’Académie des sciences d’outre-mer, du conseil académique du Wilfried Martens Centre for European Studies, et participe régulièrement à des conférences et dialogues internationaux. Elle apporte fréquemment son expertise auprès de forums académiques et gouvernementaux.

Entrée libre sur réservation : Choix des places [Maison de la culture du Japon à Paris | 19.09.2026 – 14:00 | Les nouvelles dimensions de la sécurité] – Maison de la culture du Japon à Paris

[Conférence] « La fabrique européenne des saints japonais. La canonisation des martyrs de Nagasaki et sa médiatisation au milieu du XIXe siècle », 31 juillet 2026, format hybride

Le 31 juillet 2026, à 11h, Madame Hitomi Omata Rappo (MCF, université préfectorale de Nara) donnera une conférence intitulée : « La fabrique européenne des saints japonais La canonisation des martyrs de Nagasaki et sa médiatisation au milieu du XIXe siècle »La présentation, organisée dans le cadre du programme CRCAO « l’Asie orientale au regard des sources des Missions étrangères de Paris (XVIIe-XXIe s.) », se tiendra à la Maison de l’Asie (EFEO), mais pourra être suivie en ligne via Zoom sur inscription.

Bien cordialement,

Martin Nogueira Ramos 

Résumé

En 1862, les vingt-six martyrs de Nagasaki (1597) sont canonisés à Rome sans aucune participation japonaise. Cette communication analyse les images produites à cette occasion, en France en particulier, en interrogeant la manière dont le concept de martyre a été mobilisé et transformé.

Au XIXe siècle, la notion de martyre connaît une profonde sécularisation. Dans l’Italie du Risorgimento, les victimes de la répression politique sont célébrées comme des « martyrs de la patrie » ; le sacrifice pour la nation se substitue à celui pour la foi. Face à cette désacralisation, le Saint-Siège, affaibli par la perte de ses territoires, cherche à réaffirmer son autorité exclusive sur la définition du « vrai martyre ». La canonisation des martyrs japonais vise, entre autres, cet objectif.

À la fois protectrice militaire du pape et puissance missionnaire en Asie, la France, à travers les médias populaires, tels que l’imagerie d’Épinal et les publications illustrées, véhicule une image sensiblement différente de celle des sources pontificales. On y observe la présence de soldats français et une confusion des représentations est-asiatiques révélant les projections françaises sur un Orient fantasmé.

L’image ancienne du Japon, « pays des martyrs », se recompose au croisement de la réaffirmation de l’autorité pontificale et de sa diffusion dans les médias français.

[Séminaire doctoral] « La géographie du thé : objets, assemblages et réseaux matériels dans le chanoyu du XVIIe siècle », 7 juillet 2026, Tokyo (format hybride)

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance de son séminaire doctoral. Cliquez sur le bouton situé en bas de ce message pour obtenir plus d’informations et pour vous inscrire.

Notez que la séance de ce mois-ci se tiendra exceptionnellement au début du mois.

Mardi 7 juillet 2026 de 18h à 20h, heure japonaise
Séminaire doctoral / salle 601 & en ligne / en français sans traduction
Conférencière : Maria SLAUTINA (université de Princeton)

Kobori Enshū (1579-1647) est l’une des figures majeures de la culture japonaise du début de l’époque d’Edo. Haut fonctionnaire du shogunat Tokugawa, architecte, créateur de jardins, mais aussi poète et maître de thé officiel, il se trouvait au cœur des réseaux artistiques et lettrés de son temps.

Cette présentation s’inscrit dans un projet de thèse qui envisage le chanoyu – souvent désigné en Occident par l’expression « cérémonie du thé » – du XVIIesiècle comme une forme d’art multimédia et transculturelle. À travers l’étude des assemblages d’objets, ou toriawase, réalisés par Kobori Enshū, elle examinera comment leurs différents éléments ont contribué à la construction de nouveaux imaginaires géographiques dans le Japon du début de l’époque d’Edo. 

Alors que les ustensiles chinois et les bols coréens occupaient depuis longtemps une place privilégiée dans les assemblages de thé, les praticiens intégrèrent, dès le début de l’époque Tokugawa, un nombre croissant d’objets venus d’autres régions d’Asie, notamment d’Asie du Sud-Est, ainsi que des productions japonaises, voire des pièces européennes. En faisant dialoguer, au sein d’un même espace, des objets d’origines diverses, ils élaborèrent de véritables cartographies matérielles du monde, reflets des profondes transformations politiques, culturelles et commerciales de leur temps. Cette conférence propose ainsi de repenser les assemblages du chanoyu non seulement comme des ensembles conçus selon des principes esthétiques, mais aussi comme des dispositifs permettant d’imaginer et d’ordonner l’espace dans le Japon de la première moitié du XVIIe siècle.

https://www.mfj.gr.jp/evenement/la-geographie-du-the-objets-assemblages-et-reseaux-materiels-dans-le-chanoyu-du-xviie-siecle

[Rappel] Conférence « Exposer le sumo », 26 juin 2026, MCJP

Pour rappel, la conférence intitulée « Exposer le sumo » avec Adrien Bossard, directeur du musée départemental des arts asiatiques à Nice, se tiendra demain, le 26 juin 2026, à la Maison de la culture du Japon à Paris. 

Vendredi 26 juin 2026 à 18h30

Exposer le sumo

相撲~ニースアジア美術館の展示を通じて

Dans le cadre de notre focus sur « Le sumo » 

Exposer le sumo – Maison de la culture du Japon à Paris

Bien plus qu’un sport, le sumo est un rituel millénaire profondément ancré dans la culture japonaise. Immersion dans cet univers fascinant avec une exposition de photographies, des projections de documentaires et de fictions, ainsi qu’une conférence. 

L’équilibre absolu au musée départemental des arts asiatiques, Nice
Suite à la présentation en 2025 d’une exposition inédite à Nice, cette conférence explore la manière de construire un propos autour du sumo au Japon : de ses origines rituelles shintô à son évolution historique, jusqu’à sa place dans la culture populaire contemporaine. Elle interroge ses codes, ses figures, ses traditions et les enjeux muséographiques liés à sa mise en exposition. 
Une conférence d’Adrien Bossard, directeur du musée départemental des arts asiatiques à Nice. 

Entrée libre sur réservation Choix des places [Maison de la culture du Japon à Paris | 26.06.2026 – 18:30 | Exposer le sumo] – Maison de la culture du Japon à Paris

[Workshop] « La construction d’une doctrine juridique au Japon à la fin du 19e siècle et sa diffusion en Asie orientale », 18 juin 2026, Inalco

Voici le programme du workshop de l’équipe Cultures juridiques d’Asie (IFRAE / CCJ / ERMES).

Workshop de l’équipe Cultures juridiques d’Asie

Jeudi 18 juin 2026, 9h-13h, salle 5.25 Inalco, 65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris

La construction d’une doctrine juridique au Japon à la fin du 19siècle et sa diffusion en Asie orientale

Programme :

9h
Isabelle Konuma (Inalco / IFRAE)
« La construction de l’histoire du droit avec Miyazaki Michisaburô »

9h40
Camille Gambier (Université Côte d’Azur / ERMES)
« La mutation de la doctrine pénale japonaise à l’ère Meiji : Gustave Boissonade et l’apport du modèle français »

10h20
Frédéric Constant (Université Côte d’Azur / ERMES, CRCAO)
« La doctrine japonaise sur la codification du droit et sa réception en Chine »

Pause

11h10
Héloïse Deroo (Inalco / IFRAE)
« L’activité scientifique japonaise dans les revues juridiques au tournant du XXe siècle »

11h50
Justine Guichard (Université Paris Cité / CCJ) et Pierre-Emmanuel Roux (Université Paris Cité / CCJ)
« À l’ombre de Meiji ? Les réformes du droit coréen avant la colonisation japonaise »

[Cycle de conférences] « Approches to the study of Japanese traditional festivals », Mark Teeuwen, mai 2026

Matthias Hayek a le plaisir de vous annoncer la tenue d’un cycle de conférences par Mark Teeuwen, professeur à l’Université d’Oslo et spécialiste du shintô. Mark Teeuwen est directeur d’études invité à l’EPHE-PSL pour tout le mois de mai 2026.
Il interviendra à quatre reprises, à la Fondation Maison des sciences de l’homme, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris, à partir du lundi 4 mai.

Toutes les personnes intéressées sont les bienvenues. Un lien de connexion pour assister en ligne pourra être fourni sur demande. 
Le programme est le suivant : Approches to the study of Japanese traditional festivals

  1. Festivals and meaning – through the lens of the Hanamatsuri in Oku Mikawa

Festivals are often explained as public expressions of symbolic meanings and values. This lectures zooms in on four discourses that have attributed specific meanings to the rural Hanamatsuri festivals between the seventeenth century and today. How can we understand these frequent shifts in signification, and to what degree do they explain changes in the festival performance?

  1. Festivals as heritage

Since 1975, traditional festivals have been designated as Intangible Folk Cultural Properties and served as emblems of Japanese culture. At the same time, the social structures that have supported festivals have eroded, both in urban and in rural areas. Rural depopulation, in particular, has forced communities to rethink and redesign, or even abandon their local festivals. This lecture addresses the effects of heritage-making and reflects on its impact.

[Débat] Autour de l’ouvrage de Marc Bloch, La Société féodale, jeudi 21 mai 2026, EHESS

Nous avons le plaisir de vous informer que le débat autour de l’ouvrage de Marc Bloch, La Société féodale, aura lieu le jeudi 21 mai 2026 à 17h30 à EHESS ( hall du 54 boulevard Raspail, 75006 Paris )Guillaume Carré, directeur d’études à l’EHESS (CRJ-CCJ), participera également à cette séance spéciale en tant que discutant.

Dans le cadre de l’entrée au Panthéon de Marc Bloch, père spirituel de l’EHESS et cofondateur de la revue Annales, le 23 juin 2026, l’EHESS organise un cycle inédit de rencontres littéraires, Voix aux chapitres, consacré à ses œuvres. 

La prochaine séance sera consacrée à La Société féodale (1939), septième et avant-dernière séance du cycle, en présence de Mathieu Arnoux, directeur d’études à l’EHESS au Centre de recherches historiques (CRH – EHESS/CNRS) et auteur de la préface de la nouvelle édition à paraître en avril 2026 chez Albin Michel.

Cette séance réunit Guillaume Carré, directeur d’études de l’EHESS (CRJ-CCJ) et Sabrina Loriga, directrice d’études de l’EHESS (CRH)

Ouverture : Romain Huret, président de l’EHESS
Modération : Rainer Maria Kiesow, vice-président Recherche

Veuillez trouver plus d’informations dans le carnet du Centre Japon :
https://carnetsjapon.hypotheses.org/43916