[Rencontres de l’IFRAE] Recenser la nature dans le Japon d’Edo, 7 avril 2026, Paris

Dans le cadre des rencontres de l’Ifrae organisées par Juliette Genevaz, Matthias Hayek et Nicolas Mollard auront le plaisir de présenter l’édition critique d’une flore illustrée d’Edo qu’ils ont dirigée aux éditions Citadelles & Mazenod :

Recenser la nature dans le Japon d’Edo :
L’Album illustré de la materia medica (1828) d’Iwasaki Kan’en

Mardi 7 avril 2026
17h-18h15
Maison de la Recherche, IFRAE – Inalco, 2, rue de Lille, 75007 Paris

Accès libre sans réservation

Détail :

https://ifrae.cnrs.fr/event/recenser-la-nature-dans-le-japon-dedo-lalbum-illustre-de-la-materia-medica-1828-diwasaki-kanen

[Conférence] « The Shunpōan Incident: Forgery and Ukiyo-e Painting, Julie Nelson Davis, 9 avril 2026, UPC

La conférence de Julie Nelson Davis (University of Pennsylvania) sera consacrée à l’incident du Shunpōan, un scandale survenu en 1934 et qui marqua durablement l’étude de la peinture ukiyo-e. Faussaires, experts douteux, emballement médiatique, enjeux financiers, l’affaire réunissait tous les ingrédients d’un roman policier haletant. La conférence sera donnée en anglais.

Julie Nelson Davis (University of Pennsylvania)
The Shunpōan Incident: Forgery and Ukiyo-e Painting
Jeudi 9 avril 2026, 17h-18h30
Université Paris Cité, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris, Bâtiment C, 4e étage, salle 479C

Presentation

The “greatest discovery” cried the headline in the Asahi Shinbun on April 26, 1934: two Sharaku paintings found in the Shunpōan collection. This private collection held seventeen rare ukiyo-e paintings—all masterpieces—and would be going to auction in May. Professor Sasakawa Rinpū verified their quality and the organizers produced a deluxe, full-color catalogue. Rumor had it that these paintings would be brought to the committee on Important Cultural Properties. During the auction preview, more rumors began—that these were not masterpieces, but forgeries. This talk examines the Shunpōan Incident, presents new evidence for the case, and considers the impact on the field ever since.  

Profile

Julie Nelson Davis is the Paul F. Miller, Jr. and E. Warren Shafer Miller Professor of History of Art and Chair of the Department of the History of Art at the University of Pennsylvania. Her research engages Japanese prints, illustrated books, and paintings from the eighteenth through the twentieth century. Davis is author of Utamaro and the Spectacle of Beauty (2007, 2021), Partners in Print: Artistic Collaboration and the Ukiyo-e Market (2014), and Picturing the Floating World: Ukiyo-e in Context (2021), along with numerous articles and essays. Davis has received fellowships from the Sainsbury Institute for the Study of Japanese Arts and Cultures, the Clark Art Institute, and the Guggenheim Foundation, among others. Currently, she is completing a book about imitation, homage, and fabrication in ukiyo-e and conducting research for a second project on the history of the illustrated book in Japan. 

Contact : marianne.simon-oikawa@u-paris.fr

[Séminaire] MigrAsie, 8 avril 2026, Paris

La prochaine séance du séminaire MigrAsie (IFRAE / CERI / Héritages) aura lieu le 8 avril 2026, 15h-17h, au Salon de Sacy de la Maison de la recherche (2 rue de Lille, 75007). Séance hybride. 

Migration et patrimoine : 

  • Pauline CHERRIER (MCF, IrAsia, Aix-Marseille Université)

Une tentative de mise en valeur de l’immigration brésilienne au Japon ? Le cas du musée d’Oizumi

Dans un Japon toujours réticent à ouvrir officiellement ses portes à l’immigration, la présence étrangère est majoritairement médiatisée en des termes négatifs. Certains acteurs et espaces tentent néanmoins de produire des contre-discours plus valorisants permettant de mieux saisir la complexité de l’expérience des immigrés. Nous proposons dans cette communication de nous pencher sur les discours produits au sein du musée de l’immigration brésilienne ouvert en 2018 dans la petite ville d’Oizumi. Nous analyserons les enjeux, les défis et les contradictions que révèle ce petit musée aux fonctions multiples à la fois communautaires et touristiques.

  • Juan DU (MCF, Héritages – Cergy Paris Université)

Les travailleurs chinois de la Première Guerre mondiale en France : pratiques patrimoniales et enjeux mémoriels d’une reconnaissance dans l’histoire nationale

En 1916, afin de pallier le manque de main-d’œuvre causé par la guerre, les gouvernements britannique et français ont décidé de recruter, sous contrat, plus de 140 000 travailleurs chinois. Cette histoire, bien que documentée par certains historiens, reste largement méconnue dans le récit national français. Cependant, depuis les années 1980, des immigrants chinois vivant en France se rendent en Picardie à l’occasion de la fête de Qingming pour rendre hommage aux travailleurs chinois morts pour la France. S’appuyant sur des observations participantes et des entretiens, ainsi que sur des analyses de discours prononcés lors des cérémonies commémoratives, cette communication vise à reconstituer l’histoire des pratiques de commémoration. Elle examine la diversité des acteurs impliqués et interroge les ressorts contemporains de la réactivation de cette mémoire marginalisée.

  • Discutante : Évelyne RIBERT (chargée de recherche, IIAC, CNRS-EHESS)

* Lien zoom pour se connecter : 

Sujet: Séminaire MigrAsie

Participer à la réunion Zoom

https://cnrs.zoom.us/j/92120405918?pwd=ocgQcY1cYvvodHqBS8x95Pgv6sIcV3.1

ID de réunion: 921 2040 5918

Code secret: 2U2USi

[Prix Shibusawa-Claudel] Annonce du lauréat 2025 et prolongation de l’appel à candidatures

Nous sommes ravis de profiter de l’appel à candidatures 2026 pour présenter le lauréat 2025 du Prix Shibusawa-Claudel côté français : Nathan Béridot pour son ouvrage explorant l’histoire et le fonctionnement du système judiciaire japonais. Son travail, salué pour sa rigueur et son originalité, y analyse notamment l’influence de l’Allemagne avant-guerre et celle des États-Unis après-guerre, tout en mettant en lumière le rôle des juges dans la protection des droits fondamentaux.

Passionné par la culture japonaise depuis l’âge de 12 ans et ayant étudié le droit à la Sorbonne, Nathan Béridot incarne parfaitement l’esprit du Prix Shibusawa-Claudel, qui récompense des recherches innovantes et favorise le dialogue franco-japonais. Félicitations à lui pour cette belle reconnaissance !

La cérémonie de remise du prix a eu lieu en janvier 2026. Nous remercions chaleureusement toutes celles et ceux qui soutiennent le Prix et œuvrent au renforcement des échanges intellectuels entre nos ces deux pays.

Il reste peu de temps pour candidater au Prix Shibusawa-Claudel 2026 : prolongation jusqu’au 4 mai 2026.

Le Prix Shibusawa-Claudel, créé en 1984 par la Maison franco-japonaise et le journal Mainichi en hommage à M. Eiichi Shibusawa et à M. Paul Claudel (co-fondateurs de la Maison franco-japonaise), récompense chaque année un ouvrage sur le Japon publié en français et un ouvrage sur la France publié au Japon, pour leur qualité scientifique ou littéraire. De 2008 à 2020, c’est le journal Yomiuri qui a relayé le journal Mainichi pour la co-organisation du Prix. À partir de 2021, la Fondation France-Japon de l’École des hautes études en sciences sociales (FFJ) rejoint l’organisation du volet français de ce Prix.

Le ou la lauréat·e se voit offrir un séjour d’un mois au Japon et présentera son travail lors de deux conférences, l’une organisée à Paris et l’autre organisée à Tokyo à la Maison franco-japonaise.

EN SAVOIR PLUS

[Conférence] « Madness at Home in Tokyo: The Psychiatrist, the Patient, and the Family in Tokyo, 1920-1945 », 10 avril 2026, Collège de France

Monsieur Baba (Bibliothèque d’études japonaises, Collège de France) a le grand plaisir de vous annoncer une conférence d’Akihito SUZUKI (Université de Tokyo), invité par le professeur Patrick BOUCHERON, conférence intitulée :

« Madness at Home in Tokyo: The Psychiatrist, the Patient, and the Family in Tokyo, 1920-1945 »

Vous en trouverez plus des informations et l’affiche sur le lien suivant :

https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/conferencier-invite/madness-at-home-in-tokyo-the-psychiatrist-the-patient-and-the-family-in-tokyo-1920-1945/madness-at-home-in-tokyo-the-psychiatrist-the-patient-and-the-family-in-tokyo-1920-1945

Collège de France, Amphithéâtre Maurice Halbwachs, Site Marcelin Berthelot, Paris – 17h à 18h.
En libre accès, dans la limite des places disponibles

[Conférence] « The Shunpōan Incident: Forgery and Ukiyo-e Painting », Julie Nelson Davis, 9 avril 2026, Paris

Marianne Simon-Oikawa a le plaisir de vous annoncer une conférence de Julie Nelson Davis (University of Pennsylvania) jeudi 9 avril 2026, de 17h à 18h, consacrée à l’incident du Shunpōan, un scandale survenu en 1934 et qui marqua durablement l’étude de la peinture ukiyo-e. Faussaires, experts douteux, emballement médiatique, enjeux financiers, l’affaire réunissait tous les ingrédients d’un roman policier haletant. La conférence sera donnée en anglais.

Julie Nelson Davis (University of Pennsylvania)
The Shunpōan Incident: Forgery and Ukiyo-e Painting

Presentation

The “greatest discovery” cried the headline in the Asahi Shinbun on April 26, 1934: two Sharaku paintings found in the Shunpōan collection. This private collection held seventeen rare ukiyo-e paintings—all masterpieces—and would be going to auction in May. Professor Sasakawa Rinpū verified their quality and the organizers produced a deluxe, full-color catalogue. Rumor had it that these paintings would be brought to the committee on Important Cultural Properties. During the auction preview, more rumors began—that these were not masterpieces, but forgeries. This talk examines the Shunpōan Incident, presents new evidence for the case, and considers the impact on the field ever since. 

Profile

Julie Nelson Davis is the Paul F. Miller, Jr. and E. Warren Shafer Miller Professor of History of Art and Chair of the Department of the History of Art at the University of Pennsylvania. Her research engages Japanese prints, illustrated books, and paintings from the eighteenth through the twentieth century. Davis is author of Utamaro and the Spectacle of Beauty (2007, 2021), Partners in Print: Artistic Collaboration and the Ukiyo-e Market (2014), and Picturing the Floating World: Ukiyo-e in Context (2021), along with numerous articles and essays. Davis has received fellowships from the Sainsbury Institute for the Study of Japanese Arts and Cultures, the Clark Art Institute, and the Guggenheim Foundation, among others. Currently, she is completing a book about imitation, homage, and fabrication in ukiyo-e and conducting research for a second project on the history of the illustrated book in Japan.

Contact : marianne.simon-oikawa@u-paris.fr

[Conférence] « La culture transgenre au Japon – L’exemple des onnagata », 18 avril 2026, MCJP, Paris

L’équipe des études japonaises de la Maison de la culture du Japon à Paris a le plaisir de vous inviter à notre prochaine conférence.

Samedi 18 avril 2026 à 14h00

« La culture transgenre au Japon – L’exemple des onnagata « 

日本の性別越境文化 ―女方とその周辺―

La culture transgenre au Japon – L’exemple des onnagata – Maison de la culture du Japon à Paris

Spécialiste de l’histoire du genre et de la sexualité et elle-même femme trans, Junko Mitsuhashi nous parlera de la culture transgenre au Japon, de son histoire et de son actualité, en se concentrant sur le kabuki et les acteurs interprétant les rôles féminins : les onnagata. Dans les temps anciens, des personnes en dehors des normes de genre avaient un rôle social en tant que chamans, intermédiaires entre les dieux et les humains. Leurs fonctions s’étendent ensuite aux arts du spectacle, à l’accueil des clients en restauration, à la prostitution… Le Japon, caractérisé par une grande liberté religieuse, a ainsi connu un développement important de la culture transgenre, toujours bien présente aujourd’hui. Cette conférence sera modérée par Camille Lenoble (docteur en études japonaises de l’université de Strasbourg).

■ Intervenante : 

Junko Mitsuhashi, née en 1955 à Chichibu dans la préfecture de Saitama.

À partir d’environ 1995, elle a commencé à donner des conférences et à écrire en tant que femme trans. En 2000, elle est nommée chargée de cours à la faculté des lettres de l’Université Chûo (recherche sur la société contemporaine), devenant la première enseignante universitaire transgenre au Japon. En 2005, elle assure en tant que chargée de cours le premier cours universitaire spécialisé en études sur le transgenre à l’Université Ochanomizu. Chargée de cours à l’université de Meiji jusqu’en mars 2026.

Spécialité : histoire du genre et de la sexualité, en particulier l’histoire sociale et culturelle des cultures de transgression des genres au Japon

■ Modérateur : 

Camille Lenoble, docteur en études japonaises de l’Université de Strasbourg. Il est spécialiste de l’histoire du genre et des sexualités. Ses recherches portent plus précisément sur les pratiques et les représentations du travestissement, ainsi que sur les mobilités sociales de sexe dans la société du Japon moderne (1868-1945).

Réservations en ligne (gratuit) : Choix des places [Maison de la culture du Japon à Paris | 18.04.2026 – 14:00 | La culture transgenre au Japon] – Maison de la culture du Japon à Paris

*Cette conférence est organisée dans le cadre de l’événement : MEET KABUKI – The Art of « Onnagata » Europe Tour 2026

[Journée d’étude] « Jeju, 3 avril 1948 : mémoire d’un massacre à travers la littérature et le cinéma », 3 avril 2026, Inalco

Journée d’étude : « Jeju, 3 avril 1948 : mémoire d’un massacre à travers la littérature et le cinéma » 

Le 3 avril 2026, à partir de 9h45, Auditorium du Pôle des langues et civilisations, Inalco, 65, rue des Grandes Moulins, 75013 Paris, entrée libre. Programme sur ce lien.

L’île de Jeju, située à l’extrémité sud de la péninsule coréenne, a été le théâtre de massacres de civils dans le contexte de la division de la Corée. Cette tragédie, connue en Corée sous le nom de « Jeju sasam » (« sasam » désignant « le 3 avril », en l’occurrence de l’année 1948) et longtemps passée sous silence par les autorités sud-coréennes, a laissé un traumatisme durable dans la mémoire des survivants et, plus largement, des ressortissants de Jeju dont certains se sont réfugiés au Japon.

Nous nous intéresserons au cours de cette journée d’étude, dans une approche pluridisciplinaire et multilingue, aux différentes modalités du travail d’investigation et de transmission de la mémoire à propos de ce drame. Elle sera divisée en deux parties : la première sera consacrée à l’étude d’œuvres littéraires d’auteurs coréens et coréens du Japon (Kim Sok Bom, Kim Si Jong, Hyun Ki-young, Han Kang…), la seconde à la projection de Jiseul (2012), film de fiction du cinéaste sud-coréen O Muel, qui illustre ces événements et qui a été récompensé au Festival des cinémas d’Asie de Vesoul. Cette séance de cinéma sera suivie d’une table ronde réunissant des spécialistes de plusieurs disciplines. 

Intervenants :

  • Makiko Andro-Ueda
  • Ken Daimaru
  • Alain Delissen
  • Florence Galmiche
  • Jeong Eun Jin
  • Stéphane Thévenet
  • Aki Yoshida

(Les interventions se feront en français.)

Comité d’organisation : Makiko Andro-Ueda, Aki Yoshida (Inalco/IFRAE), Jeong Eun Jin (Inalco/CERLOM)

makiko.andro-ueda@inalco.fr, aki.yoshida@inalco.fr, eunjin.jeong@inalco.fr 

Le programme est accessible sur ce lien : https://www.inalco.fr/evenements/jeju-3-avril-1948-memoire-dun-massacre-travers-la-litterature-et-le-cinema

[Conférence] « The Power of Touch: Movable Books in Nineteeth-Century Japan », 2 avril 2026, Paris

Dans le cadre du cycle de conférences de la Graduate School East Asian Studies, nous accueillerons le jeudi 2 avril prochain Laura Moretti, Professeure à l’Université de Cambridge.

Cette conférence a lieu en salle Léon Vandermeersch de l’UFR LCAO (481 C), bâtiment des Grands Moulins, 5 rue Thomas Mann, 75205 Paris cedex 13, de 17h00 à 18h30. 

Vous pouvez également la suivre sur le lien zoom suivant : 

https://u-paris.zoom.us/j/82935801024?pwd=cDJubHVoWmEwb1ZmclIxVUhlZUVHQT09

ID de réunion: 829 3580 1024

Code secret: 068941

The Power of Touch: Movable Books in Nineteenth-Century Japan

Conférencière : Laura Moretti (University of Cambridge, Faculty of Asian and Middle Eastern Studies)

Résumé : In 1809 cultural lion Santō Kyōden and prominent illustrator Utagawa Toyokuni spiced up the world of the Japanese commercial book with what would have most likely appeared as a curious gimmick: a flap. This flimsy sheet of paper pasted on the printed page acted as an invitation for the reader to become an agent of visual and narrative change. We might be tempted to discard it as a vapid variation of turning the page. Yet, the nineteenth-century Japanese print industry was enthralled by the allure of interactivity untethered by this peculiar design and experimented with a variety of movable components in both books and single-sheet prints. This talk interrogates the material qualities of this rich textual tradition to explore the meanings unleashed by their interactive nature. How was the craze for quick changes on the kabuki stage remediated in print? How could revenge be taken in one’s hand, literally? How could space be expanded in one’s hand and to what effects? What did it mean to uncover naked bodies and unfold sensuous pleasures by operating the printed surface? How can these materials be placed in the wider ecology of playthings? By exploring these questions, I hope to provoke wider reflections on the act of reading and on the power of touch in the age of the digital image, while challenging the too-oft invoked association of movable books with children’s literature.  

Bio : Laura Moretti is Professor of Early Modern Japanese Literature and Culture at University of Cambridge. Her research projects are inherently interdisciplinary, placed at the intersection of literature, art history, book history, textual scholarship, and palaeography. Working with both books and visual media, including woodblock prints and board games, and combining rigorous close reading of a wide range of archival materials with bold intellectual arguments, Professor Moretti’s research challenges our understanding of literature and wishes to retrieve textual traditions that have been silenced after the encounter of Japanese literature with « modernity”. 

Professor Moretti’s first book in English, Recasting the Past: An Early Modern Tales of Ise for Children (Brill, 2016) focusses on how a canonical text of Japanese court literature has been infused with new life in the second half of the eighteenth century when it was remediated as a piece of graphic narrative. Her second book, Pleasure in Profit. Popular Prose in Seventeenth-Century Japan (Columbia University Press, 2020), the first comprehensive study of the birth of Japanese commercial publishing, recasts books as tools for knowledge making, arguing that popular prose engaged its audience cognitively as well as aesthetically and emotionally to satisfy a burgeoning curiosity about the world.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux.

Marianne Simon-Oikawa, Ken Daimaru et Gilles Guiheux

[Séminaire] « Exister dans la société japonaise (partie 2) : l’inclusion des plus jeunes », 3 avril 2026, Inalco

La prochaine séance du séminaire du groupe Éducation, enfance-s et société en Asie orientale (EESAO) de l’IFRAE se tiendra vendredi 3 avril 2026 à l’Inalco (Maison de la Recherche, salle de Sacy), de 14h à 17h. La participation est également possible en distanciel (lien Zoom sur demande). 

Nous accueillerons deux intervenantes autour de la thématique « Exister dans la société japonaise (partie 2) : l’inclusion des plus jeunes ».

Anne-Lise Mithout, maîtresse de conférences, université Paris-Cité
« Grandir sans soutien familial : les jeunes pris en charge par l’aide sociale à l’enfance au Japon »

L’aide sociale à l’enfance prend en charge les enfants qui ne peuvent pas vivre avec leur famille. Aujourd’hui, la plupart de ces enfants ne sont pas orphelins, mais ils font l’objet de mesures de placement en raison de difficultés liées à leur foyer familial (difficultés économiques ou problèmes de santé des parents, situations de maltraitance, etc.). Ils sont alors accueillis soit en famille d’accueil (satooya), soit en institution (jidô yôgo shisetsu). Mais comment les dispositifs de protection sociale accompagnent-ils ces jeunes ? Dans quelle mesure pallient-ils le désavantage social lié à l’absence de soutien familial ou, à l’inverse, génèrent-ils de nouvelles formes de désavantage ? 

Cette présentation s’appuie sur une enquête de terrain menée en 2025. Elle montrera que le secteur de l’aide sociale à l’enfance connaît des transformations majeures ces dernières années, visant à rapprocher les dispositifs de prise en charge d’un cadre « familial » idéalisé, mais que les inégalités demeurent nombreuses entre les enfants placés et les autres enfants.

Natsuki Kawasaki, doctorante (Inalco-IFRAE), université Toulouse-Jean Jaurès
« Entre autonomie locale et garanties nationales : prise en charge des élèves en difficulté linguistique et culturelle dans l’arrondissement de Meguro dans le contexte de la décentralisation éducative »

L’objectif de cette présentation est d’analyser la manière dont, dans le cadre de la décentralisation éducative au Japon, les élèves en « Difficulté Linguistique et Culturelle » (DLC), identifiés comme « ayant besoin d’un enseignement de japonais », sont pris en charge au niveau local. Depuis les années 1990, les réformes de décentralisation et de réorganisation des finances publiques ont accru la marge de manœuvre des collectivités territoriales pour l’organisation concrète de l’action éducative, tout en rendant cette action dépendante de leur capacité financière et de leurs priorités politiques. 

Dans une telle situation, l’enseignement du japonais ne peut plus être considéré comme un simple soutien supplémentaire « souhaitable s’il existe », mais comme un service éducatif de base, indispensable pour permettre aux élèves DLC de participer aux cours et d’accéder aux opportunités d’apprentissage de base. Dans cet exposé, il s’agira de montrer dans quelle mesure la possibilité de bénéficier de cet enseignement du japonais est influencée par les différences de dispositifs institutionnels et organisationnels entre collectivités locales.

Plus d’informations dans le programme en pièce jointe ainsi que sur le site du groupe : https://eesao.hypotheses.org/5451.

N’hésitez pas à communiquer l’information aux étudiants de vos départements pouvant être intéressés.

Au plaisir de vous y accueillir, bien cordialement,

Christian Galan et Marine Depléchin