[Parution] 5e numéro d’Études japonaises, « Le Japon des médias, le Japon des chercheurs »

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le 5e numéro d’Études japonaises est désormais en ligne sur ce lien.

Editorial :

Christian Galan et Yves Cadot, “Le Japon des médias, le Japon des chercheurs »

Articles :

Eric Seizelet, “Les enjeux démographiques et sécuritaires du vieillissement des forces d’autodéfense japonaises”

Yves Cadot, “Le “corps diplomatique” : les Jeux olympiques et le jūdō, instruments de reconnaissance internationale du Japon (1909-1964)”

Marie Parmentier, “Une nouvelle perspective dans la détermination de la couleur : le défi épistémologique des Irozu (Colors Charts) (1872-1879)”

Recensions :Michael Lucken, “Hosoi Ayame et Pierre-François Souyri, L’Affaire Oden. Une diabolique dans le Japon de Meiji« 

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Nous nous permettons de vous rappeler les grandes lignes du fonctionnement de la revue :

La revue Etudes japonaises :

– accepte : articles de recherche; recensions; traduction de textes japonais dont les analyses ou les positions méritent d’être accessibles à un lectorat francophone

– fonctionne sur le principe des varia, avec 2 numéros par an (juin et décembre) ;

– peut recevoir votre proposition tout au long de l’année ;

– peut accepter le texte en français ou en anglais ;

– évalue votre texte en double aveugle.

Les consignes d’écriture à respecter pour soumettre votre proposition sont consultables :

https://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/222

Vos propositions sont à adresser : etudesjaponaises@univ-tlse2.fr

Nous vous souhaitons bonne lecture, dans l’attente de lire vos propositions de contribution !

[Appel à contributions] Revue Ebisu. Études japonaises, « Pauvreté et précarité dans le Japon contemporain : réalités, expériences, représentations » ; envoi des propositions avant le 15 novembre 2026

La rédaction de la revue Ebisu. Études japonaises a le plaisir d’annoncer son nouvel appel à contributions.

La date limite pour proposer une contribution à ce numéro est fixée au 15 novembre 2026.

Nous vous rappelons qu’Ebisu publie aussi des articles varia, ainsi que des comptes rendus sur des ouvrages récents relevant des études japonaises.

No 65 (2028) : Pauvreté et précarité dans le Japon contemporain : réalités, expériences, représentations

Envoi des propositions : 15 novembre 2026

Envoi des articles : 15 juillet 2027

Le Japon est encore largement perçu comme une société prospère, caractérisée par un niveau de vie élevé et une relative homogénéité sociale. Cette représentation, fortement ancrée dans l’imaginaire occidental, tend à reléguer la pauvreté et la précarité au rang de phénomènes marginaux. La pauvreté demeure peu visible au Japon ; la question a longtemps été occultée avant de réémerger à la fin des années 2000, puis de faire l’objet de nouvelles formes de minimisation. Pourtant, parmi les pays avancés, le Japon présente l’un des taux de pauvreté relative les plus élevés, juste après les États-Unis.

La pauvreté monétaire touche une part significative de la population (15,4 % en 2021), plus particulièrement les foyers monoparentaux et les personnes âgées de plus de 65 ans. Néanmoins, seulement 1,6 % de la population bénéficie du système de protection contre la pauvreté (seikatsu hogo 生活保護), révélant un décalage entre l’ampleur de celle-ci et l’accès effectif à la protection sociale. La précarité – entendue, selon la définition de Joseph Wresinski, comme l’absence d’une ou plusieurs sécurités essentielles, telles que le logement ou l’emploi – reste elle aussi largement invisibilisée et peu interrogée.

Depuis le milieu des années 2000, plus d’un tiers de la population salariée occupe un emploi non régulier (36,5 % en 2025), ce qui signale une diffusion durable de l’emploi précaire. Pour une partie de ces salarié·e·s, l’instabilité de l’emploi se combine à une précarité résidentielle, renvoyant à l’entrelacement des différentes formes de précarité.

Ce décalage entre représentations et réalités invite à interroger la place qu’occupent la pauvreté et la précarité dans l’analyse du Japon contemporain. Si la question apparaît ponctuellement dans certaines publications en langues occidentales, elle demeure le plus souvent périphérique, et ne constitue pas un objet central d’analyse ni un point de vue structurant. Ce numéro propose d’adopter la pauvreté et la précarité comme prisme principal d’observation du Japon contemporain, en réunissant des contributions qui en font un point d’entrée pour appréhender la société japonaise. Ces phénomènes seront envisagés à la fois comme condition sociale, expérience vécue, objet de l’action publique, mais aussi comme construction sociale et objet de représentation.

Parce qu’elle comporte de multiples dimensions, la pauvreté constitue un révélateur du fonctionnement global d’une société. Elle engage des questions  fondamentales relatives aux droits des individus, aux systèmes de protection, aux formes de solidarité et aux transformations des liens sociaux. À ce titre, elle se prête à une grande diversité d’approches disciplinaires et méthodologiques.

Les contributions pourront ainsi s’inscrire dans des champs variés, tels que le droit, les sciences politiques, la sociologie, l’anthropologie, l’économie, la géographie, les études culturelles, ou encore les études littéraires et artistiques. Si ce numéro porte principalement sur le Japon contemporain, des éclairages historiques, en particulier sur la période récente, seront également bienvenus dans la mesure où ils permettent de mieux saisir les origines et les évolutions des pratiques, des représentations et des modes de prise en charge de la pauvreté. Les propositions s’appuieront sur des sources en japonais et pourront notamment porter sur :

  • les formes d’adaptation, de résistance et de mobilisation face à la relégation sociale et aux discriminations ;
  • les dynamiques territoriales et résidentielles (quartiers populaires, espaces ruraux en déclin, mal-logement, etc.) ;
  • le rôle de l’école, les inégalités scolaires et leurs effets sur le vécu des élèves, ainsi que les trajectoires sociales ;
  • les enjeux de santé, qu’il s’agisse de l’accès aux soins, de la santé mentale ou de vulnérabilités spécifiques ;
  • les transformations du monde du travail, la précarité de l’emploi et les conditions de retraite ;
  • les effets des catastrophes naturelles, industrielles ou sanitaires sur les situations de vulnérabilité sociale ;
  • les représentations de la pauvreté dans la littérature, le cinéma ou la culture populaire (comment les œuvres s’en saisissent-elles ? quelles visions de la précarité en émergent ?) ;
  • les réponses apportées à la pauvreté : dispositifs institutionnels (juridiques et administratifs) et initiatives locales, associatives ou individuelles.

Une attention particulière sera portée aux populations exposées à la pauvreté (personnes âgées, jeunes, femmes, familles monoparentales, sans-abri, personnes en situation de handicap, minorités, réfugiés, etc.), ainsi qu’aux problématiques transversales, telles que le vieillissement de la population, et aux effets socioéconomiques de la précarité (isolement, stigmatisation, surendettement, exploitation de la pauvreté, etc.). Les propositions de traduction d’article ou de recension d’ouvrage en langues japonaise et anglaise se rattachant à la thématique du dossier sont également bienvenues.

Responsables du dossier : Mélanie Hours et Inaba Nanako, avec le comité de rédaction de la revue EbisuÉtudes japonaises

Instructions aux auteurs

Les propositions d’article seront envoyées par e-mail, sous forme de fichier attaché (.doc ou .docx), à l’adresse ebisu@mfj.gr.jp.

Elles ne devront pas excéder 2 000 signes et seront obligatoirement composées des éléments suivants : 

–      nom, rattachement institutionnel et adresse électronique, 

–      titre provisoire ; 

–      problématique ; 

–      annonce de plan ; 

–      résumé (2 000 signes max.) ; 

–      bibliographie indicative.

Les articles définitifs seront d’une longueur maximale de 50 000 signes. 

Consignes de rédaction détaillées : https://journals.openedition.org/ebisu/1057.

[RCFK 2026] 11es Rencontres des chercheurs francophones du Kansai, 18 juillet 2026, format hybride

Nous sommes ravis de vous annoncer que les 11es Rencontres des chercheurs francophones du Kansai (RCFK 2026) auront lieu le samedi 18 juillet 2026 et nous aurons cette année le plaisir d’être accueillis par l’université des études étrangères de Kyoto (Kyoto Gaidai). Toutefois, nous proposons un format hybride afin de bénéficier des avantages tant du présentiel que du numérique.

Organisées avec le soutien de l’Ambassade de France au Japon, les Rencontres des chercheurs francophones du Kansai (RCFK 2026) visent à promouvoir les échanges entre chercheurs, étudiants, ingénieurs et institutionnels du Kansai sur leurs activités de recherche au Japontoutes disciplines et nationalités confondues.

La participation à cet évènement est gratuite et ouverte à tous, mais l’inscription est obligatoire via le formulaire en ligne.

PROGRAMME

9h30. Accueil des participants

10h00. Mots d’ouverture
Cecile LALY (Université pour femmes de Fukuoka), présidente de Sciencescope.

10h30 – 12h10. Session 1

Modération : Fiona LOUIS (Université d’Osaka)

  • 10h30 – 11h00. Lucas DEREGNAUCOURT (Université d’Osaka)
    Application de la théorie de Dempster-Shafer à la classification temporelle de statues du Sanjūsangen-dō
  • 11h00 – 11h30. Manon RAMOS (Université de Kyoto)
    Senkanki : quelle place pour l’entre-deux-guerres dans l’histoire du Japon ?
  • 11h30 – 11h40. Isabelle WALLACH (Université du Québec à Montréal)
    La recherche de partenaire intime chez les femmes âgées dans les pays occidentaux et au Japon : un état des connaissances
  • 11h40 – 12h10. Justine LE FLOC’H (Université de Kyoto)
    Nommer les violences sexuelles avant #MeToo : ce que disent les sommes de confession des XVIe et XVIIe siècles

12h10 – 13h30. Pause déjeuner

13h30 – 15h10. Session 2

Modération : Quentin MULLER (Université d’Osaka)

  • 13h30 – 14h00. Ayumi UEDA (Université Hitotsubashi)
    Recomposer l’image du Japon : les premières eaux-fortes de Georges Bigot entre fantastique, archaïsme et nostalgie
  • 14h00 – 14h30. Nathan DIOT (Université de Kyoto)
    Évaluation des stratégies de décarbonation dans le secteur automobile : comparaison des principaux constructeurs automobiles internationaux
  • 14h30 – 14h40. Ayaka GIBO (Université des Ryūkyū)
    Perspectives de recherche : Vers une articulation entre l’enseignement des langues régionales d’Okinawa et l’éveil aux langues
  • 14h40 – 15h10. Laura ARIES (Université des études étrangères de Kyoto)
    Le rouge contre la maladie : croyances et culture matérielle dans le Japon d’Edo

15h10 – 15h40. Pause-café

15h40 – 16h30. Session 3

Modération : Harifara RABEMANOLONTSOA (Université de Kyoto)

  • 15h40 – 15h50. Maya KITAMURA (Université de Kyoto)
    La migration du Nord vers le Sud comme choix d’un mode de vie meilleur : le cas des femmes japonaises en Nouvelle-Calédonie
  • 15h50 – 16h00. Motoki TOMOYOSE (Université de Doshisha)
    Les enjeux de l’émigration japonaise vers le sud : l’évolution des motivations migratoires vers la Nouvelle-Calédonie durant la première moitié du 20e siècle
  • 16h00 – 16h30. Sumathi DE MEDTS (UCLouvain) en ligne
    Mourir, renaître, recommencer : l’essor du récit isekai japonais

16h30 – 17h00. Pause-café

17h00 – 18h00. Conférence invitée

Modération : Lucile DRUET (Université des études étrangères du Kansai)

  • Gwen-Jiro CLOCHARD (Université d’Osaka)
    Contact et le Prix de la Discrimination

18h00. Mots de clôture

Pot convivial


Posters
  • Yu TERADA (WellnessArc)
    Ouvrir les portes des sanctuaires, préserver le silence : Le « Modèle de Nanjo », vers un laboratoire vivant
  • Marina GARCIA (Université d’Osaka)
    Modélisation 3D de la barrière hémato-encéphalique : impact de la rigidité de l’hydrogel sur le réseau vasculaire pour le criblage de médicaments

Au plaisir de vous voir nombreux,

Cordialement,

Dr. Cecile LALY ラリ・セシル

[Appel à contributions] Nouvelle revue Misaki – Études et documents sur les religions et croyances au Japon

   Le Réseau de recherche interdisciplinaire sur les religions et croyances au Japon est heureux de vous annoncer, à l’issue de ses secondes Assises (Aix-en-Provence, 23-24 juin 2026), la création d’une nouvelle revue : MISAKI みさき– Études et documents sur les religions et croyances au Japon.

            Cette revue, à la publication numérique annuelle, veut poursuivre le travail engagé autour des Cahiers d’études et de documents sur les religions au Japon, autrefois édités par Hartmut O. Rotermund et l’équipe du Centre d’études sur les religions et traditions populaires au Japon de l’EPHE. Outre des articles et des notes de recherche inédits, elle accueillera des traductions annotées de sources, d’archives et de textes scientifiques japonais importants pour les sciences des religions. 
            Toute personne travaillant à partir de sources japonaises est invitée à soumettre un texte (article, note de recherche, lecture critique, compte rendu, état de l’art, traduction, entretien), à l’adresse suivante : religions-croyances-japon@protonmail.com.
Textes uniquement en français, n’excédant pas 50.000 signes pour les articles/traductions, 30 000 signes pour les autres types.

Calendrier pour le numéro 2027 : 
–     Avant le 10 janvier 2027 : envoi des propositions
–     30 mars 2027 : Retour des évaluations aux auteurs
–     10 juin 2027 : Remise de la version finale des articles
–     Novembre 2027 : Publication du premier numéro

Pour plus d’informations sur la revue :  https://religionsjap.hypotheses.org/category/revue-misaki
Information de Jean-Michel Butel.

[Parution] Le Clavier et les larmes. Comprendre les cultures japonaises à partir de Clannad, Julien Bouvard, Mathieu Triclot

Julien Bouvard a le plaisir de vous annoncer la parution d’un ouvrage qu’il a coécrit avec Mathieu Triclot (Philosophie des jeux vidéo). Il s’agit d’une monographie intitulée Le Clavier et les larmes. Comprendre les cultures populaires japonaises à partir de Clannad.

L’ouvrage est publié aux Presses Universitaires de Liège : https://presses.uliege.be/produit/le-clavier-et-les-larmes/. Il est également disponible dans la plupart des librairies françaises. Téléchargement de la présentation sur ce lien.

[Invitation de chercheurs] National Museum of Japanese History (Rekihaku), Sakura, Chiba

Le Musée national d’histoire et de folklore du Japon propose un programme d’invitation de chercheurs pour des séjours rémunérés entre 3 et 6 mois.

Le programme est ouvert à tous les titulaires d’un doctorat, dont les travaux touchent à un des domaines couverts par les chercheurs/conservateurs du musée (histoire ancienne et moderne, folklore, muséologie…).

Toutes les informations sur ce lien.

[Rappel] Programme de subvention, MCJP, candidatures avant le 6 juillet 2026

Nous nous permettons de vous adresser un rappel concernant l’appel à candidatures pour le programme de subvention de la Maison de la culture du Japon à Paris (MCJP), édition 2026, qui sont disponibles. Les candidatures doivent être envoyées au plus tard le lundi 6 juillet 2026 à la MCJP par courrier électronique.

Programme de subventions de la MCJP : études japonaises – Maison de la culture du Japon à Paris

Vous trouverez ci-dessous une présentation synthétique de ce dispositif. Si vous souhaitez déposer une candidature, nous vous invitons à nous contacter à l’adresse suivante : subvention_ej@mcjp.fr

Les documents nécessaires, notamment les formulaires de demande, seront ensuite transmis par mail aux candidats intéressés.

Objectif

Ce programme de subvention vise à soutenir des projets contribuant à la promotion des études japonaises en France, tels que des colloques, journées d’étude, projets de recherche, publications et d’autres événements académiques.

Vous pouvez déposer votre candidature en même temps que celle pour les bourses de la Fondation du Japon (« Grant Program for Japanese Studies Projects », « Support Program for Translation and Publication »).

Toutefois, les candidats ayant déjà bénéficié d’un soutien de la Fondation du Japon au cours de la même année fiscale seront considérés comme moins prioritaires dans le cadre de ce programme de la MCJP.

Période du projet

Les demandes peuvent concerner des projets éligibles menés entre le 1er septembre 2026 et le 28 février 2027.

Conditions d’éligibilité

Être une organisation à but non lucratif, telle qu’un institut de recherche, etc. En outre, les organismes doivent mener des activités de recherche structurées et être engagés dans les études japonaises en France.

Les particuliers ne sont pas éligibles.

Projets éligibles

  1. Projets contribuant à la promotion des études japonaises en France.

    a.  Recherches ou conférences sur le thème du Japon, études ou exercices au Japon, publications qui promeut et contribue au développement des études japonaises ;

    b.  Projets encourageant les scolaires ou les chercheurs japonais ou d’autres pays de donner des conférences sur les études japonaises ;

    c.  Projets contribuant au développement d’ouvrages et de documents sur les études japonaises ;

    d.  Tout autre projet promouvant et stimulant les études japonaises et l’intérêt pour le Japon

  1. Projets disposant d’un plan et d’une méthode de mise en œuvre appropriés, avec des attentes raisonnables et bien étayées ainsi qu’une promesse de résultat atteignable et satisfaisant

        3. Projets à but non lucratif                                                

Pour tout détail ou renseignement complémentaire, reportez-vous aux instructions du programme en téléchargement sur notre site internet (Programme de subventions de la MCJP : études japonaises – Maison de la culture du Japon à Paris).

[Séminaire doctoral] « La géographie du thé : objets, assemblages et réseaux matériels dans le chanoyu du XVIIe siècle », 7 juillet 2026, Tokyo (format hybride)

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance de son séminaire doctoral. Cliquez sur le bouton situé en bas de ce message pour obtenir plus d’informations et pour vous inscrire.

Notez que la séance de ce mois-ci se tiendra exceptionnellement au début du mois.

Mardi 7 juillet 2026 de 18h à 20h, heure japonaise
Séminaire doctoral / salle 601 & en ligne / en français sans traduction
Conférencière : Maria SLAUTINA (université de Princeton)

Kobori Enshū (1579-1647) est l’une des figures majeures de la culture japonaise du début de l’époque d’Edo. Haut fonctionnaire du shogunat Tokugawa, architecte, créateur de jardins, mais aussi poète et maître de thé officiel, il se trouvait au cœur des réseaux artistiques et lettrés de son temps.

Cette présentation s’inscrit dans un projet de thèse qui envisage le chanoyu – souvent désigné en Occident par l’expression « cérémonie du thé » – du XVIIesiècle comme une forme d’art multimédia et transculturelle. À travers l’étude des assemblages d’objets, ou toriawase, réalisés par Kobori Enshū, elle examinera comment leurs différents éléments ont contribué à la construction de nouveaux imaginaires géographiques dans le Japon du début de l’époque d’Edo. 

Alors que les ustensiles chinois et les bols coréens occupaient depuis longtemps une place privilégiée dans les assemblages de thé, les praticiens intégrèrent, dès le début de l’époque Tokugawa, un nombre croissant d’objets venus d’autres régions d’Asie, notamment d’Asie du Sud-Est, ainsi que des productions japonaises, voire des pièces européennes. En faisant dialoguer, au sein d’un même espace, des objets d’origines diverses, ils élaborèrent de véritables cartographies matérielles du monde, reflets des profondes transformations politiques, culturelles et commerciales de leur temps. Cette conférence propose ainsi de repenser les assemblages du chanoyu non seulement comme des ensembles conçus selon des principes esthétiques, mais aussi comme des dispositifs permettant d’imaginer et d’ordonner l’espace dans le Japon de la première moitié du XVIIe siècle.

https://www.mfj.gr.jp/evenement/la-geographie-du-the-objets-assemblages-et-reseaux-materiels-dans-le-chanoyu-du-xviie-siecle

[Rappel] Conférence « Exposer le sumo », 26 juin 2026, MCJP

Pour rappel, la conférence intitulée « Exposer le sumo » avec Adrien Bossard, directeur du musée départemental des arts asiatiques à Nice, se tiendra demain, le 26 juin 2026, à la Maison de la culture du Japon à Paris. 

Vendredi 26 juin 2026 à 18h30

Exposer le sumo

相撲~ニースアジア美術館の展示を通じて

Dans le cadre de notre focus sur « Le sumo » 

Exposer le sumo – Maison de la culture du Japon à Paris

Bien plus qu’un sport, le sumo est un rituel millénaire profondément ancré dans la culture japonaise. Immersion dans cet univers fascinant avec une exposition de photographies, des projections de documentaires et de fictions, ainsi qu’une conférence. 

L’équilibre absolu au musée départemental des arts asiatiques, Nice
Suite à la présentation en 2025 d’une exposition inédite à Nice, cette conférence explore la manière de construire un propos autour du sumo au Japon : de ses origines rituelles shintô à son évolution historique, jusqu’à sa place dans la culture populaire contemporaine. Elle interroge ses codes, ses figures, ses traditions et les enjeux muséographiques liés à sa mise en exposition. 
Une conférence d’Adrien Bossard, directeur du musée départemental des arts asiatiques à Nice. 

Entrée libre sur réservation Choix des places [Maison de la culture du Japon à Paris | 26.06.2026 – 18:30 | Exposer le sumo] – Maison de la culture du Japon à Paris