[Séminaire] « Quand l’éducation morale devient obligatoire au Japon : la réforme de 2015 », 4 septembre 2026, Paris

Vous êtes cordialement invité-es à ce séminaire qui se déroulera en format hybride :

« QUAND L’ÉDUCATION MORALE DEVIENT OBLIGATOIRE AU JAPON : LA RÉFORME DE 2015 »

LIEN INSCRIPTION : https://www.sciencespo.fr/ceri/fr/evenements/quand-l-education-morale-devient-obligatoire-au-japon-la-reforme-de-2015/

4 septembre 2026 de 10:00 à 12:30
Salle K011 – Sciences Po
1 pl. Saint-Thomas-d’Aquin, 75007, Paris

Modération : 
Pr. Noriko Suzuki (Université Waseda, faculté de sciences sociales, invitée au CERI dans le cadre de l’échange entre l’université Waseda et Sciences Po Paris)

Présentations :
Christian Galan (Université Toulouse – Jean-Jaurès / IFRAE) : « Moraliser l’école, refonder la nation ? Abe Shinzô et la réforme de l’enseignement de la morale »
Sonia Silva (Université Rikkyo) : « Les cours d’éducation morale au Japon : Analyse de trois méthodes pédagogiques »
Xavier Mellet (Université Rikkyo) : « Ecole et participation politique des jeunes : un état des lieux 10 ans après l’abaissement du droit de vote à 18 ans »

Résumé 
En 2015, durant le second mandat du Premier ministre Shinzō Abe, le Japon engage deux réformes modifiant la formation citoyenne des jeunes. D’une part, l’abaissement du droit de vote de 20 à 18 ans, afin de combler un déficit de participation politique. D’autre part, l’imposition de l’éducation morale (dōtoku) comme matière obligatoire dès l’école primaire, pour la première fois depuis l’après-guerre. Dotée de manuels officiels et de consignes précises, cette « matière spéciale » (tokubetsu no kyōka) donne à voir une perspective normative sur la participation civique.
Dix ans plus tard, quel regard porter sur ces deux initiatives concomitantes ? Ce séminaire propose ainsi d’examiner la réforme de l’éducation morale de 2015 en revenant sur ses objectifs, en analysant sa mise en œuvre, et en questionnant son rapport à la participation politique des jeunes.

Hélène LE BAIL
Chargée de recherche CNRS / CNRS Research Fellow

Sciences Po
CENTRE DE RECHERCHES INTERNATIONALES

CNRS – UMR 705027 rue Saint Guillaume, 75007 Paris France

tel: 01 58 71 70 83
helene.lebail@sciencespo.fr
https://www.sciencespo.fr/ceri/en/users/helenelebail

[Parution] « Japonica Extravaganza », Éditions Picquier, Thomas Garcin et Gérald Peloux

Thomas Garcin et Gérald Peloux ont le plaisir de vous annoncer la parution, il y a quelques jours, du recueil de traductions Japonica Extravaganza aux Éditions Picquier.

Ce recueil est le résultat du travail du groupe de recherche du CRCAO, « Japonica Extravaganza », atelier collectif de traduction.

Ce recueil est composé de 10 nouvelles, publiées entre 1931 et 1962. 

En voici la table des tables des matières et le nom des traducteurs :

SAKAGUCHI Ango, Docteur Vent (1931), traduit par Jean-Baptiste Flamin

TANI Jōji, Madame la duchesse et les journalistes (1934), traduit par Gérald Peloux

OKAMOTO Kidō, Les Tortues de mer (1934), traduit par Miyako Slocombe

KAWABATA Yasunari, Chanson italienne (1937), traduit par Cécile Sakai

DAZAI Osamu, Le 8 décembre (1942), traduit par Guillaume Muller

ABE Kōbō, Les Anges (1946), traduit par Benjamin Giroux

TANIZAKI Jun.ichirō, Les Lettres de Madame A. (1950), traduit par Anne Bayard-Sakai

KIM Sok-pom, Et maintenant (1958), traduit par Aki Yoshida, Thomas Garcin et Gérald Peloux.

ŌSHIRO Tatsuhiro, Les Combâtons (1958), traduit par Mayumi Shimosakai et Claude Michel-Lesne

MISHIMA Yukio, Fleurs au chapeau (1962), traduit par Thomas Garcin

* Une autre œuvre, Récits d’un rêve précieux de Fukazawa Shichirō (1960), traduite par Antonin Bechler, devait être incluse dans le recueil mais cela n’a pas été possible pour des questions de droits. Nous espérons pouvoir l’inclure dans une prochaine édition.

Voici le lien sur le site de l’éditeur :

Et le lien pour en savoir plus sur le programme Japonica Extravaganza du CRCAO :

https://www.crcao.fr/recherche/japonica-extravaganza/

[Parution] Kyushu in East Asian History – A Regional Crossroads of People, Trade, Knowledge and Skills, Annick Horiuchi, Pierre-Emmanuel Roux

Annick Horiuchi a le plaisir de vous annoncer la parution d’un ouvrage collectif disponible à la vente sur le site du Comptoir des presses d’universités et sur Amazon.

Kyushu in East Asian History
A Regional Crossroads of People, Trade, Knowledge and Skills

Annick HORIUCHI, Pierre-Emmanuel ROUX (dir.)
446 p., illustrations couleur, tableaux, cartes, index et bibliographies.
ISBN 9782913217508, 25 €.

This collective volume seeks to decentre Japanese history along two complementary axes: by situating it within broader global and transnational frameworks, and by foregrounding local and regional contexts. It focuses on Kyushu, the westernmost region of the Japanese archipelago, which since ancient times has been home to key contact points connecting Japan to other parts of East Asia. Although Kyushu’s role as a “gateway” has often been highlighted in earlier scholarship, its history has rarely been narrated independently of Japan’s central authorities. By contrast, this volume adopts the perspective of “wider Kyushu,” encompassing the frontier zones surrounding the island, and examines its significance as a regional hub in East Asian medieval and early modern history from the tenth to the nineteenth century. It offers insights into the political, social, economic, and cultural landscapes of Kyushu, shaped by centuries of interaction with China, Korea, the Ryukyu Islands, and Southeast Asia. The volume also explores Kyushu’s historical memory, marked by warfare, piracy, and violence, as well as by dense and multifaceted forms of human exchange. In doing so, it sheds light on the important role this region has continuously played in the making of a modern and global Japan. Table of Contents.

[Journée d’étude] 9 septembre 2026 : « Writing Practices in L2 Digital Ecosystems: Japanese as a Field for Translinguistic Reflection », Inalco

À l’occasion de la publication du corpus W-CoLeJa, l’équipe de linguistes de l’Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est (IFRAE / UMR 8043) a le plaisir de vous inviter à la journée d’étude, qui se tiendra en présentiel le mercredi 9 septembre 2026 à l’Auditorium Dumézil de la Maison de la recherche de l’Inalco (2, rue de Lille, 75007 Paris), intitulée Writing Practices in L2 Digital Ecosystems: Japanese as a Field for Translinguistic Reflection

Le corpus W-CoLeJa, développé par le National Institute of Japanese Language and Linguistics, est un corpus longitudinal rassemblant des rédactions d’apprenants de japonais issus de 20 universités à travers le monde, collectées sur une période de quatre ans. Parmi les données recueillies figurent des fichiers log obtenus à partir de keyloggers, qui enregistrent l’historique complet des frappes au clavier, touche par touche. Ces fichiers permettent de reconstituer finement le processus de rédaction et de suivre les erreurs, les corrections, les pauses ainsi que les différentes phases d’écriture, fournissant ainsi des informations précieuses sur la dynamique cognitive de l’écriture en action.

Cette journée d’étude propose ainsi de réfléchir aux possibilités d’exploitation pédagogique des fichiers log, en confrontant expériences et méthodologies d’analyse menées au sein de différentes équipes de recherche et appliquées à différentes langues.

La participation est gratuite, mais l’inscription est obligatoire avant le 6 septembre via le lien ci-dessous : 
https://forms.gle/awG2AcVKb32tk5wh6

Cette journée d’étude se déroulera en anglais, avec certaines interventions en japonais.

Plus d’informations sur cette journée sont disponibles à l’adresse suivante : https://ifrae.cnrs.fr/event/writing-practices-in-l2-digital-ecosystems-japanese-as-a-field-for-translinguistic-reflection/

Les organisateurs : Jean Bazantay et Kaori Oya

[Appel à candidatures] Japan World Exposition 1970 Commemorative Fund – Subventions 2027

Nous souhaitons porter à votre connaissance l’ouverture prochaine de l’appel à candidatures pour les subventions 2027 duJapan World Exposition 1970 Commemorative Fund, programme de soutien géré par la Kansai Osaka 21st Century Association.

Ce dispositif vise à soutenir des projets contribuant à la compréhension et aux échanges internationaux, notamment dans les domaines suivants :

– échanges culturels internationaux et renforcement de l’amitié internationale ;

– coopération internationale ;

– éducation ;

– recherche académique.

Les candidatures seront acceptées du 1er au 30 septembre 2026.

Les dossiers de candidature doivent être transmis à la Kansai Osaka 21st Century Association par voie électronique et par voie postale au Japon.

Afin de tenir compte des délais d’acheminement, il est recommandé aux organismes intéressés de préparer leur candidature suffisamment en amont.

Vous trouverez l’ensemble des informations, les conditions d’éligibilité ainsi que les formulaires de candidature sur le site du Japan World Exposition 1970 Commemorative Fund :

👉 https://www.osaka21.or.jp/jecfund/english/information/

Nous vous invitons également à partager cette information auprès des organismes, institutions ou personnes de votre réseau susceptibles d’être intéressés par cet appel à candidatures.

L’Ambassade du Japon en France a par ailleurs publié cette information sur ses réseaux sociaux.

N’hésitez pas à relayer et partager ces publications auprès de vos réseaux :

X : https://x.com/AmbJaponFR/status/2079929569084055949

Facebook : https://www.facebook.com/reel/2081821762411663

Instagram : https://www.instagram.com/reel/DbGQoqLingO/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==

Pour toute question relative au dispositif ou à la constitution du dossier, vous pouvez contacter directement :

Kansai Osaka 21st Century Association

Japan World Exposition 1970 Commemorative Fund Department

E-mail : jec-fund@osaka21.or.jp

[Accès libre] Volumes 180 à 199 des PEFEO/Monographies disponibles sur la plateforme Persée

Les éditions de l’École française d’Extrême-Orient ont le plaisir de vous informer que les volumes 180 à 199 des PEFEO/Monographies sont désormais accessibles au format numérique sur la plateforme Persée. Toute la collection (plus de 200 titres) sera progressivement disponible pour consultation et téléchargement, de façon libre et gratuite.

Parmi les volumes d’ores et déjà disponibles sur le Japon, vous pouvez déjà consulter les numéros 188(Pèlerinage et société dans le Japon des Tokugawa. Le pèlerinage de Shikoku entre 1598 et 1868, N. Kouamé) et 196 (Aimables ermites de notre temps. Récits composés par Sairo 西鷺軒, alias Kyōsen 橋泉, et préfacés par Ihara Saikaku 井原西鶴, Fr. Girard).

La collection Sequens rejoindra bientôt les premiers volumes disponibles des Monographies. Désormais, les volumes de ces deux collections seront mis en ligne sur Persée trois ans après leur parution au format papier.

[Appel à communications] 9e Atelier Doctoral des Études Japonaises de la SFEJ, propositions à envoyer avant le 18 septembre 2026

Nous avons le plaisir de vous communiquer l’appel à communications en vue du neuvième Atelier Doctoral des Études Japonaises de la SFEJ. Il est ouvert aux doctorant⋅es en études japonaises et aura lieu à Paris (sur un site à confirmer) le 4 décembre 2026.

Les personnes intéressées sont invitées à envoyer les pièces demandées avant le 18 septembre.

Nous vous serions reconnaissant⋅es de bien vouloir transmettre cet appel aux personnes qui pourraient vouloir participer.

Appel à télécharger sur ce lien.

[Appel à propositions] « Les « nouvelles femmes » en Asie de l’Est : (dé)construction des représentations », propositions à envoyer avant fin août 2026

Claire Dodane a le plaisir de vous annoncer la tenue d’un colloque sur les nouvelles femmes en Asie orientale, qui se tiendra les 15 et 16 mars 2027 à l’Université Jean Moulin Lyon 3. Ceci est un appel à propositions, à faire parvenir (voir contacts en bas de cette page) jusqu’à la fin du mois d’août 2026. Le colloque sera suivi de la publication d’un ouvrage collectif éponyme comme pour les colloques « Genre et tradition(s) » (2011) et « Les pionnières oubliées » (2023), déjà organisés par l’IETT à l’initiative de sa collègue sinologue Jacqueline Estran.

Résumé

Ce colloque se propose de réévaluer la notion de « nouvelle femme » en Asie de l’Est (Chine, Corée, Japon, Vietnam), à partir de la déconstruction de ses représentations dans les histoires littéraires et intellectuelles nationales du XXe siècle. Celles-ci ont en effet souvent retenu une vision (masculine) mise au service d’un projet de modernisation national, marginalisant les idées et les discours féminins sur la question. Depuis le début des années 2000, ces histoires littéraires et intellectuelles font l’objet d’une réévaluation tant dans une perspective colonialiste que genrée, réévaluation à laquelle ce colloque souhaite contribuer avec une réflexion portant sur : la construction de la « nouvelle femme » dans les périodiques, la vision de la « nouvelle femme » par les femmes elles-mêmes ainsi que la circulation des femmes et de leurs idées dans le monde asiatique.

Annonce

Université Jean Moulin Lyon 3 – IETT (Institut d’Études Transtextuelles et Transculturelles) Lyon, 15 et 16 mars 2027

Argumentaire

De la fin du XIXe siècle aux années 1930-1940, la notion de « nouvelle femme » a été au cœur des projets de modernisation des nations asiatiques, qu’il s’agisse de la Chine, du Japon, de la Corée ou du Vietnam selon des modalités et des temporalités propres à chacune de ces aires culturelles, tout en se situant dans un contexte transnational. 

Présentées en Chine et en Corée comme s’opposant aux modèles de femmes traditionnelles (les « bonnes épouses », « mères aimantes » ou « filles respectueuses »), les nouvelles femmes apparaissent à la fois comme actrices et comme témoins de l’évolution de la société, des sociétés dans lesquelles les élites progressistes rejettent, du moins, en apparence, les normes de genre de la société confucéenne traditionnelle. Mais les études réalisées à ce jour montrent que si la notion de « nouvelle femme » a été centrale dans le discours sur la modernisation de ces sociétés, elle s’est, en même temps, développée dans un contexte fortement politisé qui a souvent abouti à une instrumentalisation de la notion de « nouvelle femme » mise au service de la reconfiguration d’un espace intellectuel androcentré. Marginalisées ou invisibilisées dans l’histoire de la littérature et l’histoire intellectuelle, les femmes ont pourtant été actrices des changements en cours, en particulier sur la notion de « nouvelle femme ». 

C’est afin d’appréhender dans toute leur complexité les débats autour de la notion de « nouvelle femme » en Asie de l’Est que ce colloque se propose de l’étudier à partir des axes ci-après.

Axes thématiques

  1. La construction de la « nouvelle femme » dans les périodiques
    Les périodiques, qui ont joué un rôle essentiel à la fois dans la modernisation de la société et dans l’émancipation des femmes, sont édités tant par des femmes que par des hommes, qu’il s’agisse de publications « féminines » ou se présentant comme « féministes ». Mais quelles représentations de la « nouvelle femme » proposent-ils ? De quelle façon leurs discours construisent-ils ces représentations ? Et dans quelle mesure les éditeurs dialoguent-ils avec leurs collègues féminines ?
  2. La vision de la « nouvelle femme » par les femmes elles-mêmes
    Face à une situation où elles sont à la fois conscientes de leur potentielle agentivité et dépendantes de la place que leurs congénères masculins leur laissent, comment les femmes négocient-elles leur place dans la société moderne ? Et quelle vision proposent-elles, dans leurs écrits et au travers de leurs actes, de la « nouvelle femme » ? 
  3. La circulation des femmes et de leurs idées dans le monde asiatique
    Dans leur quête d’émancipation, les femmes se sont très tôt référées à des féministes occidentales ou d’autres pays asiatiques, se positionnant de façon transnationale, peut-être plus que leurs congénères masculins. Quels réseaux contribuant à leur mobilité se mettent en place dans les pays asiatiques ? Dans quelle mesure les séjours d’études des femmes à l’étranger ont-ils impacté leur vision de leur émancipation et de la « nouvelle femme » ?

Modalités de soumission

Les propositions (300 à 400 mots, français ou anglais) sont à envoyer, accompagnées d’une brève biobibliographie (10 lignes), pour le 30 août 2026, à :

claire.dodane@univ-lyon3.fr

jacqueline.estran@univ-lyon3.fr

minsook.wang@univ-lyon3.fr

Seront retenues les propositions novatrices par leur approche ou leur objet d’études. Les auteurs seront informés de leur sélection le 30 septembre 2026.

Le colloque aura lieu les 15 et 16 mars 2027 à Lyon.

Une publication fera suite au colloque : les articles, rédigés en français ou en anglais, seront attendus pour le 30 août 2027.

Comité scientifique

Cam-Thi Doan, INALCO

Claire Dodane, Université Jean Moulin – Lyon 3

Jacqueline Estran, Université Jean Moulin – Lyon 3

Marie Laureillard, Université Paris-Nanterre

Christine Lévy, Université de Bordeaux

Sandra Schaal, Université de Strasbourg

Li Shiwei, Aix-Marseille Université

Min-Sook Wang-Le, Université Jean Moulin – Lyon 3

Comité d’organisation

Claire Dodane, Université Jean Moulin – Lyon 3, IETT

Jacqueline Estran, Université Jean Moulin – Lyon 3, IETT

Min Sook Wang-Le, Université Jean Moulin – Lyon 3, IETT

Catégories

Sociétés > Sociologie > Étude des genres

Histoire > Histoire des femmes

Esprit et langage > Représentations > Histoire culturelle

Périodes > Époque contemporaine > XIXe siècle / XXe siècle

Espaces > Asie (Chine, Corée, Japon, Vietnam)

Lieu

Université Jean Moulin – Lyon 3, Lyon (France)

Format de l’événement

Sur site / en présentiel.

Dates

15 et 16 mars 2027

Mots-clés

Histoire des femmes, nouvelle femme, Chine, Corée, Japon, Vietnam, transferts culturels

Contacts

claire.dodane@univ-lyon3.fr

jacqueline.estran@univ-lyon3.fr

minsook.wang@univ-lyon3.fr

[Parution] 5e numéro d’Études japonaises, « Le Japon des médias, le Japon des chercheurs »

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le 5e numéro d’Études japonaises est désormais en ligne sur ce lien.

Editorial :

Christian Galan et Yves Cadot, “Le Japon des médias, le Japon des chercheurs »

Articles :

Eric Seizelet, “Les enjeux démographiques et sécuritaires du vieillissement des forces d’autodéfense japonaises”

Yves Cadot, “Le “corps diplomatique” : les Jeux olympiques et le jūdō, instruments de reconnaissance internationale du Japon (1909-1964)”

Marie Parmentier, “Une nouvelle perspective dans la détermination de la couleur : le défi épistémologique des Irozu (Colors Charts) (1872-1879)”

Recensions :Michael Lucken, “Hosoi Ayame et Pierre-François Souyri, L’Affaire Oden. Une diabolique dans le Japon de Meiji« 

******************

Nous nous permettons de vous rappeler les grandes lignes du fonctionnement de la revue :

La revue Etudes japonaises :

– accepte : articles de recherche; recensions; traduction de textes japonais dont les analyses ou les positions méritent d’être accessibles à un lectorat francophone

– fonctionne sur le principe des varia, avec 2 numéros par an (juin et décembre) ;

– peut recevoir votre proposition tout au long de l’année ;

– peut accepter le texte en français ou en anglais ;

– évalue votre texte en double aveugle.

Les consignes d’écriture à respecter pour soumettre votre proposition sont consultables :

https://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/222

Vos propositions sont à adresser : etudesjaponaises@univ-tlse2.fr

Nous vous souhaitons bonne lecture, dans l’attente de lire vos propositions de contribution !

[Appel à contributions] Revue Ebisu. Études japonaises, « Pauvreté et précarité dans le Japon contemporain : réalités, expériences, représentations » ; envoi des propositions avant le 15 novembre 2026

La rédaction de la revue Ebisu. Études japonaises a le plaisir d’annoncer son nouvel appel à contributions.

La date limite pour proposer une contribution à ce numéro est fixée au 15 novembre 2026.

Nous vous rappelons qu’Ebisu publie aussi des articles varia, ainsi que des comptes rendus sur des ouvrages récents relevant des études japonaises.

No 65 (2028) : Pauvreté et précarité dans le Japon contemporain : réalités, expériences, représentations

Envoi des propositions : 15 novembre 2026

Envoi des articles : 15 juillet 2027

Le Japon est encore largement perçu comme une société prospère, caractérisée par un niveau de vie élevé et une relative homogénéité sociale. Cette représentation, fortement ancrée dans l’imaginaire occidental, tend à reléguer la pauvreté et la précarité au rang de phénomènes marginaux. La pauvreté demeure peu visible au Japon ; la question a longtemps été occultée avant de réémerger à la fin des années 2000, puis de faire l’objet de nouvelles formes de minimisation. Pourtant, parmi les pays avancés, le Japon présente l’un des taux de pauvreté relative les plus élevés, juste après les États-Unis.

La pauvreté monétaire touche une part significative de la population (15,4 % en 2021), plus particulièrement les foyers monoparentaux et les personnes âgées de plus de 65 ans. Néanmoins, seulement 1,6 % de la population bénéficie du système de protection contre la pauvreté (seikatsu hogo 生活保護), révélant un décalage entre l’ampleur de celle-ci et l’accès effectif à la protection sociale. La précarité – entendue, selon la définition de Joseph Wresinski, comme l’absence d’une ou plusieurs sécurités essentielles, telles que le logement ou l’emploi – reste elle aussi largement invisibilisée et peu interrogée.

Depuis le milieu des années 2000, plus d’un tiers de la population salariée occupe un emploi non régulier (36,5 % en 2025), ce qui signale une diffusion durable de l’emploi précaire. Pour une partie de ces salarié·e·s, l’instabilité de l’emploi se combine à une précarité résidentielle, renvoyant à l’entrelacement des différentes formes de précarité.

Ce décalage entre représentations et réalités invite à interroger la place qu’occupent la pauvreté et la précarité dans l’analyse du Japon contemporain. Si la question apparaît ponctuellement dans certaines publications en langues occidentales, elle demeure le plus souvent périphérique, et ne constitue pas un objet central d’analyse ni un point de vue structurant. Ce numéro propose d’adopter la pauvreté et la précarité comme prisme principal d’observation du Japon contemporain, en réunissant des contributions qui en font un point d’entrée pour appréhender la société japonaise. Ces phénomènes seront envisagés à la fois comme condition sociale, expérience vécue, objet de l’action publique, mais aussi comme construction sociale et objet de représentation.

Parce qu’elle comporte de multiples dimensions, la pauvreté constitue un révélateur du fonctionnement global d’une société. Elle engage des questions  fondamentales relatives aux droits des individus, aux systèmes de protection, aux formes de solidarité et aux transformations des liens sociaux. À ce titre, elle se prête à une grande diversité d’approches disciplinaires et méthodologiques.

Les contributions pourront ainsi s’inscrire dans des champs variés, tels que le droit, les sciences politiques, la sociologie, l’anthropologie, l’économie, la géographie, les études culturelles, ou encore les études littéraires et artistiques. Si ce numéro porte principalement sur le Japon contemporain, des éclairages historiques, en particulier sur la période récente, seront également bienvenus dans la mesure où ils permettent de mieux saisir les origines et les évolutions des pratiques, des représentations et des modes de prise en charge de la pauvreté. Les propositions s’appuieront sur des sources en japonais et pourront notamment porter sur :

  • les formes d’adaptation, de résistance et de mobilisation face à la relégation sociale et aux discriminations ;
  • les dynamiques territoriales et résidentielles (quartiers populaires, espaces ruraux en déclin, mal-logement, etc.) ;
  • le rôle de l’école, les inégalités scolaires et leurs effets sur le vécu des élèves, ainsi que les trajectoires sociales ;
  • les enjeux de santé, qu’il s’agisse de l’accès aux soins, de la santé mentale ou de vulnérabilités spécifiques ;
  • les transformations du monde du travail, la précarité de l’emploi et les conditions de retraite ;
  • les effets des catastrophes naturelles, industrielles ou sanitaires sur les situations de vulnérabilité sociale ;
  • les représentations de la pauvreté dans la littérature, le cinéma ou la culture populaire (comment les œuvres s’en saisissent-elles ? quelles visions de la précarité en émergent ?) ;
  • les réponses apportées à la pauvreté : dispositifs institutionnels (juridiques et administratifs) et initiatives locales, associatives ou individuelles.

Une attention particulière sera portée aux populations exposées à la pauvreté (personnes âgées, jeunes, femmes, familles monoparentales, sans-abri, personnes en situation de handicap, minorités, réfugiés, etc.), ainsi qu’aux problématiques transversales, telles que le vieillissement de la population, et aux effets socioéconomiques de la précarité (isolement, stigmatisation, surendettement, exploitation de la pauvreté, etc.). Les propositions de traduction d’article ou de recension d’ouvrage en langues japonaise et anglaise se rattachant à la thématique du dossier sont également bienvenues.

Responsables du dossier : Mélanie Hours et Inaba Nanako, avec le comité de rédaction de la revue EbisuÉtudes japonaises

Instructions aux auteurs

Les propositions d’article seront envoyées par e-mail, sous forme de fichier attaché (.doc ou .docx), à l’adresse ebisu@mfj.gr.jp.

Elles ne devront pas excéder 2 000 signes et seront obligatoirement composées des éléments suivants : 

–      nom, rattachement institutionnel et adresse électronique, 

–      titre provisoire ; 

–      problématique ; 

–      annonce de plan ; 

–      résumé (2 000 signes max.) ; 

–      bibliographie indicative.

Les articles définitifs seront d’une longueur maximale de 50 000 signes. 

Consignes de rédaction détaillées : https://journals.openedition.org/ebisu/1057.