[Rencontres] Journées AURASIE, 4 et 5 mai 2026 à Lyon

Journées AURASIE
Rencontres régionales des études asiatiques en Auvergne-Rhône-Alpes
Lundi 4 mai à la MILC (Lyon 7) et Mardi 5 mai à l’ENS Lyon

Inscription obligatoire
(ouverte jusqu’au jeudi 30 avril)
Pour s’inscrire, cliquez ici
Les journées se dérouleront exclusivement en présentiel.
Vous trouverez le programme sur ce lien.

Ces rencontres visent à initier une dynamique autour de l’actualité des recherches en études asiatiques menées sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes. Partant du constat que nous manquons parfois d’opportunités pour échanger régulièrement, nous envisageons ces journées comme un moment privilégié pour mettre en dialogue nos recherches, amorcer et renforcer nos collaborations, penser des projets communs, et également identifier les besoins spécifiques des institutions de la région AURA.N’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous,
Au plaisir de vous y voir nombreuses et nombreux,

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Adresse de contact : aurasie@zaclys.net

Organisées par : Alice Berthon (Univ. Grenoble Alpes, ILCEA4), Nolwenn Salmon (Univ. Lyon 3, IETT), Claire Vidal (Univ. Lyon 2, IAO).

Comité scientifique : Alice Berthon (Univ. Grenoble Alpes, ILCEA4), Julien Bouvard (Univ. Lyon 3, IETT), Claude Chevaleyre (CNRS IAO), Gwennael Gaffric (Univ. Lyon 3, IETT), Béatrice Jaluzot (Sciences-po Lyon, IAO), Arnaud Nanta (CNRS IAO), Rémy Madinier (CNRS IAO), Nolwenn Salmon (Univ. Lyon 3, IETT), Claire Vidal (Univ. Lyon 2, IAO).

Avec le soutien de : GIS ASIE, Institut d’Asie orientale (IAO, CNRS-UMR 5062), Institut d’Études transtextuelles et transculturelles (IETT, UR 4186), l’Institut des langues et cultures d’Europe, Amérique, Afrique, Asie et Australie (ILCEA4, UR 7356). 

[Appel à communications] « Former, informer, performer », laboratoire Rémélice (Université d’Orléans), propositions à envoyer avant le 24 avril 2026

Le 22 mai 2026 auront lieu les doctoriales du laboratoire Rémélice à l’Université d’Orléans sur le thème “Former, informer, performer”

Les propositions de communication (300 à 500 mots) devront être envoyées avant le 24 Avril à l’adresse mail doctorialesremelice2026@univ-orleans.fr

La journée aura lieu en français, mais les propositions portant sur d’autres aires linguistiques et culturelles sont les bienvenues.

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Appel à communications pour la Journée doctorale du laboratoire REMELICE,  

ouverte aux doctorant(e)s et jeunes chercheur(se)s  

“Former, informer, performer”  

Orléans, le 22 mai 2026 

Au regard des mutations contemporaines (technologiques, sociales, culturelles, politiques et environnementales), les pratiques de formation, les processus d’information et les exigences de performance articulent sans cesse l’existence humaine (Renaud et al., 2023). Dans ce contexte mouvant, la journée d’études doctorale du laboratoire REMELICE se propose donc d’analyser les interrelations entre formation, information et performance. Ces trois notions, polysémiques et souvent mobilisées séparément, gagnent à être interrogées conjointement pour comprendre comment les individus, les institutions et les sociétés dialoguent, innovent et s’adaptent dans un monde qui se (trans)forme. L’approche interdisciplinaire permettra donc de mettre en perspective les sciences de l’information (Fondin, 2005), les Performance Studies (Pradier, 2017) et la didactique (Reuter, 2026), mais également les apports des sciences sociales et des études civilisationnelles, ainsi que leurs représentations littéraires et artistiques.

Si le terme former n’est pas directement rattaché aux techniques de « production » ou de « mise en forme » (Bablet, 2017), il renvoie néanmoins à « l’instruction » et aux processus d’apprentissage, de transmission et de construction des savoirs. Aussi la notion de formation fait-elle appel à des compétences et expériences académiques et pédagogiques, notamment dans l’enseignement, mais aussi dans la médiation culturelle. Dans cette logique, l’information est formalisée à travers différents mécanismes pour la production de savoirs au service de la vie active. Ainsi, c’est en « s’inscrivant dans un espace plus large de développement des compétences » que la formation (continue ou andragogique, par exemple) « participe de façon majeure aux recompositions contemporaines des cultures d’action économique et sociale, des cultures d’action éducative et des cultures d’action de recherche, [jusqu’aux] cultures de l’efficience et de la performance » (Barbier, 2013:10).

Renvoyant initialement à une prouesse ou à un exploit, le terme de performance a fait l’objet d’une double réappropriation : dans le domaine sportif, commercial ou managérial, tout d’abord ; ensuite, dans la sphère artistique, scénique et/ou critique. Dans cette dernière acception, le concept de de performance est apparu dans les années 1970 et fait l’objet d’un renouveau critique depuis le début des années 2010 ; toutefois, elle constitue une notion dont l’appréhension est ardue et non dépourvue d’ambiguïté (Schechner, 2002). L’un des fondateurs de son étude distingue ainsi huit catégories de performance : « 1) les situations quotidiennes « ordinaires » (cuisiner, socialiser, etc.), 2) la création ou les performances artistiques, 3) les occupations sportives et récréatives, 4) les situations de travail, 5) les contextes technologiques, 6) les relations sexuelles, 7) les rituels sacrés et profanes, et 8) le jeu » (Féral, 2013). Face à une telle richesse sémantique, l’on peut donc s’interroger sur la dimension performative de l’enseignement/apprentissage et de l’information.

L’émergence des fake news (ou infox), l’informatisation à travers les Digital Humanities, la pandémie de Covid-19 ainsi que le surgissement de l’IA ont engendré autant de mutations dans les représentations et les pratiques afférentes à la formation et à l’information. Les arts et la littérature s’en sont fait l’écho, en même temps que s’est largement diffusée la pensée de la performativité. On se souvient en effet du retentissement philosophique qu’ont eu les thèses portant sur la dimension fondamentalement performative de l’identité (Butler, 2005).

Comment dès lors conceptualiser la relative « dilution théorique » du concept de performance, contemporaine de son avènement (Féral, 2013) ? Quelles pratiques et quelles représentations permettent aujourd’hui de penser les évolutions de nos formes d’apprentissage, d’enseignement et d’information ? Comment ces évolutions dialoguent-elles avec les nouvelles conceptualisations du genre ou d’autres paramètres identitaires ?

À ces questions d’ordre conceptuel, on ajoutera des interrogations artistiques, littéraires et/ou historiques. Les liens entre information, formation et performance méritent en effet d’être interrogés, cinq décennies après que cette dernière s’est confirmée comme « technique d’expression artistique » ; c’est par son truchement que nombre d’artistes ont exprimé leurs idées, témoignant d’une convergence entre les domaines artistique et politique (Goldberg, 2001:7-9) . Certains historiens de l’art insistent d’autre part sur son ambivalence, entre dimension novatrice et recours à la tradition : par ce « médium réputé neuf », les artistes renvoient au passé (Leydier, 2020:5-9). Autre ambiguïté : s’il semble qu’il y ait autant de définitions de la performance que de performers, et qu’en ce sens elle relève de la subjectivité des créatrices et des créateurs, elle est également investie d’une portée collective. De fait, la performance serait à concevoir comme une manière de « heurter l’auditoire pour l’amener à réévaluer sa propre conception de l’art et ses rapports avec la culture » (Goldberg, 2001:8), et de ce fait, elle tend à interroger les hiérarchies entre les genres et les formes tout en renouvelant les liens entre scène et spectateurs, tant dans les arts plastiques que dans les performing arts (qui relèvent du spectacle vivant) et les performance arts (plus proches de l’art contemporain).

En littérature enfin, la conjonction entre enjeux didactiques, informatifs et performatifs donne lieu à des questionnements originaux et à des œuvres novatrices. Que l’on songe à des auteurs et à des autrices qui pratiquent simultanément la performance et l’écriture, ou qui mettent en œuvre une poétique informée par la performance, caractérisée par l’hybridation, la fluidité et la mise en scène du corps. Les propositions focalisées sur ces « performances littéraires » (Pélage, 2020:45-57) seront donc encouragées. Quels artistes et auteurs se réapproprient et/ou détournent les codes de la performance ? Dans quelle mesure leurs œuvres ont-elles une portée didactique ou informative ? Comment les arts et la littérature peuvent-ils nous aider à (re)penser la formation, l’information et la performance ? De telles interrogations nous guideront lors de cette journée d’études doctorale, ouverte à toutes les disciplines. 

Suit une liste non-exhaustive des sujets sur lesquels des propositions de communication seront les bienvenues :  

– performance(s) artistique(s) et littéraire(s) 
– interculturalité, représentation(s) et création(s) 
– discours et langage(s) 
– performativité (conceptualisation et réinterprétations) 
– systèmes de communication, réseaux d’information formels et/ou informels 
– transmission et enseignement/apprentissage 
– didactique et pédagogie 
 

Bibliographie :  

BABLET Marc « Former, formation », Administration & Éducation, 2017/2 n° 154, 2017. 
BARBIER Jean-Marie « Un nouvel enjeu pour la recherche en formation :entrer par l’activité », Savoirs, 2013/3 n° 33, 2013. 
BUTLER Judith, Trouble dans le genre, pour un féminisme de la subversion, Paris, Éditions La Découverte, 2005. 
CARLSON Marvin, Performance : A Critical Introduction, New York-Londres, Routledge, 1996. 
DANAN Joseph, Entre théâtre et performance, Paris, Actes Sud-Papiers, 2016. 
FÉRAL Josette « De la performance à la performativité », Communications, 2013/1 n° 92, 2013. 
FONDIN Hubert, « La science de l’information ou le poids de l’histoire », Les enjeux de l’information et de la communication, 2005/1, 2005. 
GOLDBERG Rose Lee, La Performance du futurisme à nos jours, Paris, Thames & Hudson, 2001. 
LEYDIER Richard, « Préface », in La performance 2. Dépassements, Paris, Artpress, 2020. 
PELAGE Catherine, Littératures dominicaines en mouvement. Les performances littéraires de Rita Indiana et Rey Andujar, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2020. 
PRADIER Jean-Marie, « De la performance theory aux performance studies », Journal des anthropologues, n°148-149, 2017. 
RENAUD Angèle. et al. Mutations sociétales et organisations : Des repères théoriques et pratiques pour préparer les organisations au monde qui advient, Caen, EMS Éditions, 2023. 
REUTER Yves, Introduction aux didactiques, Lyon, Chronique Sociale, 2026. 
SCHECHNER Robert, Performance Studies : An Introduction, Londres-New York, Routledge, 2002. 

Les propositions de communication (300 à 500 mots) devront être envoyées avant le 24 avril à l’adresse mail : doctorialesremelice2026@univ-orleans.fr

La journée aura lieu en français, mais les propositions portant sur d’autres aires linguistiques et culturelles seront les bienvenues.

Merci de préciser dans votre proposition de communication la modalité que vous souhaiteriez privilégier (présentiel, à Orléans / distanciel). 


Comité d’organisation : AMINA DAOUDA YAYA, Sandra ; ANDRÉ – THIBAUT, Agnès ; COYNE, Ashley ; CRÉMOUX-LE ROUX, Marguerite ; CROWELL, Michelle ; DERRIEN, Stanislas ; DOSSAT, Charline ; EYELE-EKOMO, Elvis ; FERREIRA, Agathe ; GITHONGO, Susan ; GÓMEZ CARBONEL, Piero ; MARTY, Sophie ; MCDONALD, Dean ; PELLOQUIN, Jeanne ; PHYSICK, Joshua ; SARRÉ, Caroline ; SCHRAMM, Elise ; WURGLER, Eléonore 

[Café-géo] « De Hiroshima à Fukushima, guerre, nucléaire et politique au Japon », Philippe Pelletier, 14 avril 2026, Paris

Annonce du café-géo qui se tiendra mardi 14 avril 2026 de 19h à 21h autour du livre de Philippe Pelletier, De Hiroshima à Fukushima, guerre, nucléaire et politique au Japon, au Café de Flore, salle du premier étage, 172 boulevard Saint-Germain à Paris (75006). Philippe Pelletier évoquera notamment la déclaration récente de la PM Takaichi Sanae sur la « ligne rouge ».

[Colloque] « Il n’y a pas de quoi rire ! Rire et sérieux dans la littérature japonaise », 11 & 12 juin 2026, Paris

Nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue du colloque international du CRCAO, intitulé « Il n’y a pas de quoi rire ! Rire et sérieux dans la littérature japonaise », qui se tiendra les 11 et 12 juin 2026.

PROGRAMME

Lieu : Collège de France (site Ulm) et Inalco (site Pôle des langues et civilisations)

Dates : 11 et 12 juin 2026

Jour 1, 11 juin 2026, Collège de France, 3, rue d’Ulm, 75005 Paris

9h15-9h40Accueil du public
9h40-10hMot d’accueil 
Conférence 1
10h-11h(45 mn + 15 mn Q&A)Alain Vaillant, Université Paris NanterreLa Magie du rire
Session 1
11h-11h40(30 mn + 10 mn Q&A)François Macé, InalcoRire des dieux et rire des hommes
11h40-12h10(30 mn + 10 mn Q&A)Antonin Ferré, Université de Princeton Archives en rires : aspects du comique dans le genre documentaire (ki) au tournant du X siècle.
12h10-14h Déjeuner
Conférence 2
14h-15h(45 mn + 15 mn Q&A)Jennifer Guest, Université d’OxfordTeaching through Nonsense: Education and Humour in Toshiyori zuinō
Session 2
15h-15h30(20 mn + 10 mn Q&A)Ivan Grandclément, EPHEPrendre au sérieux les rêves ou bien en rire ? Discours sur la valeur des songes dans le Taiheiki(14e s.)
15h30-16h00(30 mn)Sudō Rui,Université Paris CitéLes parents sont-ils responsables de l’impiété filiale ? ― Lecture ironique des figures parentales dans les Vingt parangons d’impiété filiale
16h00-16h20Pause
16h20-16h50(30 mn)Anna Dulina, Université de KyotoFrom Fear to Farce: Laughing at Disease in the Works of Jippensha Ikku (1765–1831)
16h50-17h20(30 mn)Mario Talamo, Université de CataneLaughing about Death and Social Criticism in Late Edo Memorial Hizakurige mono
17h20-17h50(30 mn)Q&A

Jour 2 12 juin 2026, Inalco (Pôle langues et civilisations, 65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris, Amphi 2)

9h30-10hAccueil du public
Session 3
10h-10h30(30 mn)Laura Moretti, Université de CambridgeAppropriating Hyakunin isshu in Late Eighteenth Century Japan
10h30-11h(30 mn)Joseph Bills, chercheur indépendantLooks can be Deceiving: Juxtaposing Humour and Seriousness in Early Modern Japanese “Mock” Books
11h-11h30(30 mn)Daniele Durante, Université Ca’FoscariShino’s Gender Variance in Hakkenden: Being Laughed at as Ostracism and Hardship to Overcome
11h30-12h(30 mn)Q&A
12h-14h Déjeuner
Session 4
14h-14h30(30 mn)Pau Pitarch Fernandez, Université WasedaSelf-Deprecation as Self-Defense: The Uses of Humor in Mita Masahiro’s Boku-tte nani? (1977)
14h30-15h(30 mn)Caterina Mazza, Université Ca’FoscariLe sérieux par le rire : décalage ironique et dystopie ordinaire dans Kentōshi de Tawada Yōko
15h-15h20(20 mn)Pause
15h20-15h50(30 mn)Sugie Fumiko, Cergy Paris UniversitéLe rire au bord du gouffre : stratégies comiques dans les romans japonais post-catastrophe du XXIe siècle
15h50-16h20(30 mn)Till Weingärtner, University College CorkManzai as a Rigorous, Existential Art Form in Matayoshi Naoki’s Spark (Hibana)
16h20-16h50Q&A
16h50-17h(10 mn)Gérald Peloux, InalcoConclusions

Colloque en présentiel avec possibilité de se connecter à distance. Lien d’enregistrement Zoom :

https://u-paris.zoom.us/meeting/register/Ixt0lL0gTjO45_THg54IWQ

Événement organisé avec le soutien de l’IFRAE et de la Fondation de France.

[Rencontres de l’IFRAE] Recenser la nature dans le Japon d’Edo, 7 avril 2026, Paris

Dans le cadre des rencontres de l’Ifrae organisées par Juliette Genevaz, Matthias Hayek et Nicolas Mollard auront le plaisir de présenter l’édition critique d’une flore illustrée d’Edo qu’ils ont dirigée aux éditions Citadelles & Mazenod :

Recenser la nature dans le Japon d’Edo :
L’Album illustré de la materia medica (1828) d’Iwasaki Kan’en

Mardi 7 avril 2026
17h-18h15
Maison de la Recherche, IFRAE – Inalco, 2, rue de Lille, 75007 Paris

Accès libre sans réservation

Détail :

https://ifrae.cnrs.fr/event/recenser-la-nature-dans-le-japon-dedo-lalbum-illustre-de-la-materia-medica-1828-diwasaki-kanen

[Conférence] « The Shunpōan Incident: Forgery and Ukiyo-e Painting, Julie Nelson Davis, 9 avril 2026, UPC

La conférence de Julie Nelson Davis (University of Pennsylvania) sera consacrée à l’incident du Shunpōan, un scandale survenu en 1934 et qui marqua durablement l’étude de la peinture ukiyo-e. Faussaires, experts douteux, emballement médiatique, enjeux financiers, l’affaire réunissait tous les ingrédients d’un roman policier haletant. La conférence sera donnée en anglais.

Julie Nelson Davis (University of Pennsylvania)
The Shunpōan Incident: Forgery and Ukiyo-e Painting
Jeudi 9 avril 2026, 17h-18h30
Université Paris Cité, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris, Bâtiment C, 4e étage, salle 479C

Presentation

The “greatest discovery” cried the headline in the Asahi Shinbun on April 26, 1934: two Sharaku paintings found in the Shunpōan collection. This private collection held seventeen rare ukiyo-e paintings—all masterpieces—and would be going to auction in May. Professor Sasakawa Rinpū verified their quality and the organizers produced a deluxe, full-color catalogue. Rumor had it that these paintings would be brought to the committee on Important Cultural Properties. During the auction preview, more rumors began—that these were not masterpieces, but forgeries. This talk examines the Shunpōan Incident, presents new evidence for the case, and considers the impact on the field ever since.  

Profile

Julie Nelson Davis is the Paul F. Miller, Jr. and E. Warren Shafer Miller Professor of History of Art and Chair of the Department of the History of Art at the University of Pennsylvania. Her research engages Japanese prints, illustrated books, and paintings from the eighteenth through the twentieth century. Davis is author of Utamaro and the Spectacle of Beauty (2007, 2021), Partners in Print: Artistic Collaboration and the Ukiyo-e Market (2014), and Picturing the Floating World: Ukiyo-e in Context (2021), along with numerous articles and essays. Davis has received fellowships from the Sainsbury Institute for the Study of Japanese Arts and Cultures, the Clark Art Institute, and the Guggenheim Foundation, among others. Currently, she is completing a book about imitation, homage, and fabrication in ukiyo-e and conducting research for a second project on the history of the illustrated book in Japan. 

Contact : marianne.simon-oikawa@u-paris.fr

[Séminaire] MigrAsie, 8 avril 2026, Paris

La prochaine séance du séminaire MigrAsie (IFRAE / CERI / Héritages) aura lieu le 8 avril 2026, 15h-17h, au Salon de Sacy de la Maison de la recherche (2 rue de Lille, 75007). Séance hybride. 

Migration et patrimoine : 

  • Pauline CHERRIER (MCF, IrAsia, Aix-Marseille Université)

Une tentative de mise en valeur de l’immigration brésilienne au Japon ? Le cas du musée d’Oizumi

Dans un Japon toujours réticent à ouvrir officiellement ses portes à l’immigration, la présence étrangère est majoritairement médiatisée en des termes négatifs. Certains acteurs et espaces tentent néanmoins de produire des contre-discours plus valorisants permettant de mieux saisir la complexité de l’expérience des immigrés. Nous proposons dans cette communication de nous pencher sur les discours produits au sein du musée de l’immigration brésilienne ouvert en 2018 dans la petite ville d’Oizumi. Nous analyserons les enjeux, les défis et les contradictions que révèle ce petit musée aux fonctions multiples à la fois communautaires et touristiques.

  • Juan DU (MCF, Héritages – Cergy Paris Université)

Les travailleurs chinois de la Première Guerre mondiale en France : pratiques patrimoniales et enjeux mémoriels d’une reconnaissance dans l’histoire nationale

En 1916, afin de pallier le manque de main-d’œuvre causé par la guerre, les gouvernements britannique et français ont décidé de recruter, sous contrat, plus de 140 000 travailleurs chinois. Cette histoire, bien que documentée par certains historiens, reste largement méconnue dans le récit national français. Cependant, depuis les années 1980, des immigrants chinois vivant en France se rendent en Picardie à l’occasion de la fête de Qingming pour rendre hommage aux travailleurs chinois morts pour la France. S’appuyant sur des observations participantes et des entretiens, ainsi que sur des analyses de discours prononcés lors des cérémonies commémoratives, cette communication vise à reconstituer l’histoire des pratiques de commémoration. Elle examine la diversité des acteurs impliqués et interroge les ressorts contemporains de la réactivation de cette mémoire marginalisée.

  • Discutante : Évelyne RIBERT (chargée de recherche, IIAC, CNRS-EHESS)

* Lien zoom pour se connecter : 

Sujet: Séminaire MigrAsie

Participer à la réunion Zoom

https://cnrs.zoom.us/j/92120405918?pwd=ocgQcY1cYvvodHqBS8x95Pgv6sIcV3.1

ID de réunion: 921 2040 5918

Code secret: 2U2USi

[Prix Shibusawa-Claudel] Annonce du lauréat 2025 et prolongation de l’appel à candidatures

Nous sommes ravis de profiter de l’appel à candidatures 2026 pour présenter le lauréat 2025 du Prix Shibusawa-Claudel côté français : Nathan Béridot pour son ouvrage explorant l’histoire et le fonctionnement du système judiciaire japonais. Son travail, salué pour sa rigueur et son originalité, y analyse notamment l’influence de l’Allemagne avant-guerre et celle des États-Unis après-guerre, tout en mettant en lumière le rôle des juges dans la protection des droits fondamentaux.

Passionné par la culture japonaise depuis l’âge de 12 ans et ayant étudié le droit à la Sorbonne, Nathan Béridot incarne parfaitement l’esprit du Prix Shibusawa-Claudel, qui récompense des recherches innovantes et favorise le dialogue franco-japonais. Félicitations à lui pour cette belle reconnaissance !

La cérémonie de remise du prix a eu lieu en janvier 2026. Nous remercions chaleureusement toutes celles et ceux qui soutiennent le Prix et œuvrent au renforcement des échanges intellectuels entre nos ces deux pays.

Il reste peu de temps pour candidater au Prix Shibusawa-Claudel 2026 : prolongation jusqu’au 4 mai 2026.

Le Prix Shibusawa-Claudel, créé en 1984 par la Maison franco-japonaise et le journal Mainichi en hommage à M. Eiichi Shibusawa et à M. Paul Claudel (co-fondateurs de la Maison franco-japonaise), récompense chaque année un ouvrage sur le Japon publié en français et un ouvrage sur la France publié au Japon, pour leur qualité scientifique ou littéraire. De 2008 à 2020, c’est le journal Yomiuri qui a relayé le journal Mainichi pour la co-organisation du Prix. À partir de 2021, la Fondation France-Japon de l’École des hautes études en sciences sociales (FFJ) rejoint l’organisation du volet français de ce Prix.

Le ou la lauréat·e se voit offrir un séjour d’un mois au Japon et présentera son travail lors de deux conférences, l’une organisée à Paris et l’autre organisée à Tokyo à la Maison franco-japonaise.

EN SAVOIR PLUS

[Conférence] « Madness at Home in Tokyo: The Psychiatrist, the Patient, and the Family in Tokyo, 1920-1945 », 10 avril 2026, Collège de France

Monsieur Baba (Bibliothèque d’études japonaises, Collège de France) a le grand plaisir de vous annoncer une conférence d’Akihito SUZUKI (Université de Tokyo), invité par le professeur Patrick BOUCHERON, conférence intitulée :

« Madness at Home in Tokyo: The Psychiatrist, the Patient, and the Family in Tokyo, 1920-1945 »

Vous en trouverez plus des informations et l’affiche sur le lien suivant :

https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/conferencier-invite/madness-at-home-in-tokyo-the-psychiatrist-the-patient-and-the-family-in-tokyo-1920-1945/madness-at-home-in-tokyo-the-psychiatrist-the-patient-and-the-family-in-tokyo-1920-1945

Collège de France, Amphithéâtre Maurice Halbwachs, Site Marcelin Berthelot, Paris – 17h à 18h.
En libre accès, dans la limite des places disponibles

[Conférence] « The Shunpōan Incident: Forgery and Ukiyo-e Painting », Julie Nelson Davis, 9 avril 2026, Paris

Marianne Simon-Oikawa a le plaisir de vous annoncer une conférence de Julie Nelson Davis (University of Pennsylvania) jeudi 9 avril 2026, de 17h à 18h, consacrée à l’incident du Shunpōan, un scandale survenu en 1934 et qui marqua durablement l’étude de la peinture ukiyo-e. Faussaires, experts douteux, emballement médiatique, enjeux financiers, l’affaire réunissait tous les ingrédients d’un roman policier haletant. La conférence sera donnée en anglais.

Julie Nelson Davis (University of Pennsylvania)
The Shunpōan Incident: Forgery and Ukiyo-e Painting

Presentation

The “greatest discovery” cried the headline in the Asahi Shinbun on April 26, 1934: two Sharaku paintings found in the Shunpōan collection. This private collection held seventeen rare ukiyo-e paintings—all masterpieces—and would be going to auction in May. Professor Sasakawa Rinpū verified their quality and the organizers produced a deluxe, full-color catalogue. Rumor had it that these paintings would be brought to the committee on Important Cultural Properties. During the auction preview, more rumors began—that these were not masterpieces, but forgeries. This talk examines the Shunpōan Incident, presents new evidence for the case, and considers the impact on the field ever since. 

Profile

Julie Nelson Davis is the Paul F. Miller, Jr. and E. Warren Shafer Miller Professor of History of Art and Chair of the Department of the History of Art at the University of Pennsylvania. Her research engages Japanese prints, illustrated books, and paintings from the eighteenth through the twentieth century. Davis is author of Utamaro and the Spectacle of Beauty (2007, 2021), Partners in Print: Artistic Collaboration and the Ukiyo-e Market (2014), and Picturing the Floating World: Ukiyo-e in Context (2021), along with numerous articles and essays. Davis has received fellowships from the Sainsbury Institute for the Study of Japanese Arts and Cultures, the Clark Art Institute, and the Guggenheim Foundation, among others. Currently, she is completing a book about imitation, homage, and fabrication in ukiyo-e and conducting research for a second project on the history of the illustrated book in Japan.

Contact : marianne.simon-oikawa@u-paris.fr