[Séminaire] « Exister dans la société japonaise (partie 2) : l’inclusion des plus jeunes », 3 avril 2026, Inalco

La prochaine séance du séminaire du groupe Éducation, enfance-s et société en Asie orientale (EESAO) de l’IFRAE se tiendra vendredi 3 avril 2026 à l’Inalco (Maison de la Recherche, salle de Sacy), de 14h à 17h. La participation est également possible en distanciel (lien Zoom sur demande). 

Nous accueillerons deux intervenantes autour de la thématique « Exister dans la société japonaise (partie 2) : l’inclusion des plus jeunes ».

Anne-Lise Mithout, maîtresse de conférences, université Paris-Cité
« Grandir sans soutien familial : les jeunes pris en charge par l’aide sociale à l’enfance au Japon »

L’aide sociale à l’enfance prend en charge les enfants qui ne peuvent pas vivre avec leur famille. Aujourd’hui, la plupart de ces enfants ne sont pas orphelins, mais ils font l’objet de mesures de placement en raison de difficultés liées à leur foyer familial (difficultés économiques ou problèmes de santé des parents, situations de maltraitance, etc.). Ils sont alors accueillis soit en famille d’accueil (satooya), soit en institution (jidô yôgo shisetsu). Mais comment les dispositifs de protection sociale accompagnent-ils ces jeunes ? Dans quelle mesure pallient-ils le désavantage social lié à l’absence de soutien familial ou, à l’inverse, génèrent-ils de nouvelles formes de désavantage ? 

Cette présentation s’appuie sur une enquête de terrain menée en 2025. Elle montrera que le secteur de l’aide sociale à l’enfance connaît des transformations majeures ces dernières années, visant à rapprocher les dispositifs de prise en charge d’un cadre « familial » idéalisé, mais que les inégalités demeurent nombreuses entre les enfants placés et les autres enfants.

Natsuki Kawasaki, doctorante (Inalco-IFRAE), université Toulouse-Jean Jaurès
« Entre autonomie locale et garanties nationales : prise en charge des élèves en difficulté linguistique et culturelle dans l’arrondissement de Meguro dans le contexte de la décentralisation éducative »

L’objectif de cette présentation est d’analyser la manière dont, dans le cadre de la décentralisation éducative au Japon, les élèves en « Difficulté Linguistique et Culturelle » (DLC), identifiés comme « ayant besoin d’un enseignement de japonais », sont pris en charge au niveau local. Depuis les années 1990, les réformes de décentralisation et de réorganisation des finances publiques ont accru la marge de manœuvre des collectivités territoriales pour l’organisation concrète de l’action éducative, tout en rendant cette action dépendante de leur capacité financière et de leurs priorités politiques. 

Dans une telle situation, l’enseignement du japonais ne peut plus être considéré comme un simple soutien supplémentaire « souhaitable s’il existe », mais comme un service éducatif de base, indispensable pour permettre aux élèves DLC de participer aux cours et d’accéder aux opportunités d’apprentissage de base. Dans cet exposé, il s’agira de montrer dans quelle mesure la possibilité de bénéficier de cet enseignement du japonais est influencée par les différences de dispositifs institutionnels et organisationnels entre collectivités locales.

Plus d’informations dans le programme en pièce jointe ainsi que sur le site du groupe : https://eesao.hypotheses.org/5451.

N’hésitez pas à communiquer l’information aux étudiants de vos départements pouvant être intéressés.

Au plaisir de vous y accueillir, bien cordialement,

Christian Galan et Marine Depléchin

[Séminaire itinérant SFEJ] Présentation de l’ouvrage de Philippe Pelletier, 13 mars 2026, Université Aix-Marseille

Dans le cadre du séminaire itinérant de la SFEJ et après la séance à Lille le 18 novembre 2025, la section de japonais de l’université d’Aix-Marseille aura le plaisir d’accueillir Philippe Pelletier, professeur émérite de géographie à l’université Lyon 2.

Il présentera son ouvrage De Hiroshima à Fukushima : Guerre, Nucléaire et Politique au Japon (PUL, 2025) vendredi 13 mars de 15 h à 17 h dans l’amphi 5 du bâtiment Egger sur le campus Schuman (29 avenue Robert Schuman, 13090 Aix-en-Provence).

L’amphi 5 se trouve dans l’aile A du bâtiment EGGER (en bleu sur le plan suivant : https://www.univ-amu.fr/system/files/2019-12/WEB%20Plan%20du%20site%20schuman.pdf).

L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

[Séminaire] « Politiques éducatives en Chine et à Taïwan : fabriquer des notes, fabriquer des élites », 13 mars 2026, Inalco

Nous avons le plaisir de vous convier à la troisième séance du séminaire du groupe Éducation, enfances et société en Asie orientale (EESAO) de l’IFRAE, qui se tiendra vendredi 13 mars 2026 à l’Inalco (Maison de la Recherche, salle L0.01), de 14h à 17h.

La séance se déroulera en présentiel avec une participation possible en distanciel (lien Zoom sur demande). 

Nous accueillerons deux intervenant.e.s autour de la thématique « Politiques éducatives en Chine et à Taïwan : fabriquer des notes, fabriquer des élites ».

Siyu LI, maîtresse de conférences, université Aix-Marseille
« Le gaokao comme chaîne de production : infrastructures de mesure et transformation des écoles en “usines à examens” »

Cette présentation analysera la transformation progressive des écoles chinoises en véritables « usines à examens » sous l’effet de la numérisation du processus de correction du gaokao 高考, l’examen national d’entrée dans l’enseignement supérieur. 

À partir d’un matériau ethnographique multisites, elle montrera comment les systèmes de numérisation, de scan et de notation standardisée réorganisent les établissements autour d’une logique de production en flux tendu. Et comment l’introduction d’infrastructures de mesure, telles que les plateformes de digital scoring, redistribue les rôles professionnels, réduit l’autonomie enseignante et intensifie les formes de surveillance interne. En parallèle du fait que ces technologies renforcent les inégalités entre établissements selon leur capacité à maîtriser l’infrastructure matérielle et cognitive des examens. 

En examinant de près la fabrication des notes, cette présentation mettra au jour les mécanismes sociotechniques et politiques qui soutiennent l’objectivité apparente du gaokao, et interrogera les tensions entre justice, efficacité et contrôle dans les régimes contemporains de quantification éducative.

Ting-Huang TAI, docteur en sociologie, Institut des sciences sociales du politique (ENS Paris-Saclay)
« Éduquer les élites scientifiques ? Construction des politiques éducatives à destination des lycéens intellectuellement précoces à Taïwan »

Le statut et la signification de la gifted and talented education varient considérablement selon les systèmes éducatifs. À Taïwan, l’expression gifted and talented a été traduite en mandarin par tzu-fu yu-yi 資賦優異 et définie dans une loi promulguée en 1984. Ce terme désigne les enfants présentant soit une « potentialité exceptionnelle », soit des « résultats scolaires remarquables », recouvrant ainsi l’idée de haut potentiel et celle de sa concrétisation scolaire. 

Pour comprendre pourquoi l’éducation des enfants intellectuellement précoces (EIP) constitue une offre scolaire à la fois prestigieuse et contestée dans le contexte taïwanais, cette présentation s’intéressera à son institutionnalisation, en mobilisant des archives, des entretiens avec des enseignants et des statistiques scolaires. 

Dans un premier temps, l’analyse montrera que la politique éducative des EIP repose successivement sur plusieurs principes de justification. Et dans un second temps, que la classe EIP constitue une filière élitiste et sélective au sein de l’enseignement secondaire taïwanais, en raison de facteurs démographiques, scolaires, curriculaires et institutionnels. Cette double analyse, génétique et systémique, permettra de saisir la position distinctive de cette filière dans un système éducatif national.

Le calendrier des séances et le résumé des prochaines interventions figurent dans le programme en pièce jointe ainsi que sur le site du groupe : https://eesao.hypotheses.org/5451.

[Séminaire doctoral] « La maison pour un pionnier d’Osamu Ishiyama (1974-1986) : retracer l’histoire d’un chantier d’autoconstruction », 24 février 2026, Tokyo

L’Institut français de recherche sur le Japon vous invite à la prochaine séance de son séminaire doctoral :

La maison pour un pionnier d’Osamu Ishiyama (1974-1986) : retracer l’histoire d’un chantier d’autoconstruction

mardi 24 février 2026 / 18h-20h
séminaire doctoral / salle 601 & en ligne / en français sans traduction

Conférencière : Alice PARIS (univ. libre de Bruxelles)

Cette thèse en histoire de l’architecture prend pour point de départ un bâtiment, la Maison pour un Pionnier (Nagano, 1973-1986), qu’elle décrit au plus près de son élaboration concrète et matérielle, à partir de représentations produites par différents acteurs avant, pendant et après le chantier. Conçue par l’architecte Osamu Ishiyama (1944-), construite par l’agriculteur Koichi Masahashi (1948-), et assemblée à partir de tôles en acier utilisées dans des travaux de génie civil, cette maison occupe une place singulière dans les ouvrages de synthèse sur l’architecture et le logement du Japon d’après-guerre, notamment en raison d’une collaboration inhabituelle entre un concepteur et un constructeur.

C’est ce travail de collaboration, reconstitué à partir d’un corpus de documents issus des archives personnelles des deux protagonistes (correspondances, reçus, instructions, plannings et photographies de chantier), qui constitue le cœur de l’enquête. À partir de ce cas, ce travail interroge les manières dont Ishiyama et d’autres architectes engagés dans des collectifs concernés par l’évolution du marché du logement japonais, ont, au cours des années 1970 et 1980, expérimenté de nouvelles façons de collaborer, de construire et de communiquer leurs démarches. Cette présentation s’attachera à montrer comment, au cours de ce projet, Ishiyama a mis au point des outils de représentation spécifiques, à la fois adaptées aux conditions de production atypiques de la maison, et susceptibles d’être repris, publiés et diffusés comme supports d’un discours critique sur la profession.

Que faire des trous et lacunes dans la documentation ? Comment s’affranchir des discours quand ceux-ci nous convainquent et semblent omniprésents ? Comment passer de la plus petite échelle à la plus grande, du détail constructif à l’industrie de la construction, sans perdre le fil ? Outre la présentation de l’état actuel des hypothèses, cette intervention sera également l’occasion de discuter des difficultés rencontrées dans le travail de restitution en cours de l’enquête.

Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise : 3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo, 150-0013 Japon

Information et inscription.

[Séminaire] EESAO – « Regards sur l’école au Japon (partie 1) : pratiques éducatives », 27 février 2026, Inalco

La deuxième séance du séminaire du groupe Éducation, enfance-s et société en Asie orientale (EESAO) de l’IFRAE se tiendra vendredi 27 février 2026 à l’Inalco (Maison de la Recherche, salle de Sacy), de 9h30 à 12h30.

La séance se déroulera en présentiel avec une participation possible en distanciel (contacter christian.galan@univ-tlse2.fr et marine.deplechin@inalco.fr pour le lien).

Nous recevrons deux intervenantes autour de la thématique « Regards sur l’école au Japon (partie 1) : pratiques éducatives ».

Gaëlle Redjdal, doctorante (Inalco-IFRAE, université métropolitaine de Tôkyô)

« Yagai kyōiku 野外教育 : état des lieux d’une éducation en plein air dans la société japonaise contemporaine » 

Cette présentation vise à explorer les différents contextes qui donnent aux enfants l’occasion d’avoir des expériences en pleine nature, shizen taiken 自然体験, et d’être au contact du vivant dans la société japonaise contemporaine.  En mêlant l’anthropologie à une approche architecturale, il s’agira de dresser un inventaire des lieux et des moments propices à une éducation en plein air, que tout enfant habitant l’archipel japonais pourrait être amené à éprouver dans son quotidien, en ville comme à la campagne.  Les types de structures scolaires, périscolaires et extrascolaires permettant la mise en place d’une éducation en plein air seront identifiés, afin de définir tant la place accordée à cette éducation par le système éducatif japonais, que celle qu’elle occupe plus généralement dans la vie des enfants au Japon. Après une tentative de définition de cette éducation en plein air, il s’agira d’expliquer les raisons de l’existence d’une telle éducation alternative en abordant les problèmes socio-éducatifs, voire sanitaires et environnementaux auxquels celle-ci tente de répondre et qui la rendraient nécessaire dans la société japonaise actuelle. Les futurs terrains ethnographiques prévus au Japon et la méthodologie employée seront finalement exposés, à la suite de ce premier travail de défrichage réalisé préalablement.

Marine Depléchin, doctorante (Inalco-IFRAE), université Toulouse-Jean Jaurès 
« L’évaluation scolaire des élèves au Japon, un enjeu de tensions » 

De 1955 jusqu’à 2001, l’évaluation des compétences scolaires des élèves s’est organisée autour d’une structure duale, « évaluation absolue – évaluation relative ». Cette double modalité, définie dans les circulaires du ministère de l’Éducation portant sur le livret scolaire des élèves, était alors étroitement liée à la fonction de ce livret, intitulé depuis 1949 shidō yōroku 指導要録. Mis en place dès 1900 sous un autre nom, gakusekibo 学籍簿, il servait alors déjà à consigner les résultats scolaires des élèves et, depuis les années 1920, à sélectionner les candidats souhaitant poursuivre leur scolarité au niveau supérieur. En 2001, la disparition de la modalité relative dans l’évaluation des compétences scolaires a mis un terme à cette dualité, alors que les fonctions du livret sont restées inchangées, ce qui est aujourd’hui source d’incertitudes et de tensions, pour les élèves et leurs familles mais également pour les enseignants. Cette communication propose de revenir sur les enjeux du livret scolaire en lien avec l’évaluation des élèves, en évoquant son rôle dans les politiques d’admission des candidats, au collège avant-guerre et au lycée après-guerre, ainsi que sur l’évolution des modalités de notation que celui-ci impose aux enseignants.

Le calendrier des séances et le résumé des prochaines interventions figurent dans le programme en pièce jointe ainsi que sur le site du groupe : https://eesao.hypotheses.org/5451.

N’hésitez pas à communiquer l’information aux étudiants de vos départements pouvant être intéressés.

Au plaisir de vous y accueillir, bien cordialement,

Christian Galan et Marine Depléchin
https://eesao.hypotheses.org

Programme du séminaire à télécharger sur ce lien.

[Séminaire] « Exister dans la société japonaise (partie 1) : voix de minorités », 30 janvier 2026, 9h30, Inalco

La première séancedu séminaire du groupe Éducation, enfance-s et société en Asie orientale (EESAO) de l’IFRAE se tiendra vendredi 30 janvier 2026 à l’Inalco (Maison de la Recherche, salle de Sacy), de 9h30 à 12h30.

La séance se déroulera en présentiel avec une participation possible en distanciel (contacter christian.galan@univ-tlse2.fr et marine.deplechin@inalco.fr pour le lien).

Nous recevrons deux intervenantes autour de la thématique « Exister dans la société japonaise (partie 1) : voix de minorités ».

Anne Gonon-Nérard, professeure émérite de l’université Dôshisha, Kyôto

« De la convention des droits de l’enfant à la catastrophe de Fukushima, la parole confisquée »

Wakana, une jeune adulte de 25 ans, fait paraître dix ans après la catastrophe de Fukushima, sous une forme actualisée, le journal du 11 mars 2011 et des années qui ont suivi qu’elle a tenu. Le texte décrit le traumatisme, la souffrance, la solitude, et la révolte ressentis face au monde des adultes qui ont rapidement rejeté les possibilités de transformations sociales que la catastrophe avait fait surgir. 

Cette présentation analysera le processus de subjectivation et de critique sociale que Wakana engage à partir de son expérience individuelle ainsi que les différents dispositifs de parole offerts dans les situations de souffrance aux enfants et aux adolescents japonais.

Aline Henninger, chercheure détachée à l’Institut français de recherche sur le Japon, Tôkyô (UMIFRE 19)

« La formation des enseignants aux questions LGBT+ »

Le Japon ne fait pas partie des États dotés d’une législation anti-discrimination vis-à-vis des minorités sexuelles, malgré le vote de la « Loi relative à la promotion de la sensibilisation aux questions LGBT» (LGBT rikai zōshin hō LGBT理解増進法) en juin 2023. L’institution scolaire n’a donc pas de référent juridique ou politique sur lequel s’appuyer pour prendre en compte les questions LGBT+. 

L’école a connu en 2000 un dénigrement médiatique et politique visant l’éducation non sexiste (éducation gender free) et contre l’éducation sexuelle en général. Les années 2000 constituent une période que les féministes au Japon nomment backlash, ou « retour de bâton ». Les décennies suivantes présentent une situation contrastée avec, d’un côté, une judiciarisation des mouvements LGBT+ et, de l’autre, le maintien du PLD au pouvoir qui perpétue un statu quo politique marqué par une forte influence conservatrice.

Dans ce contexte, comment les enseignants et enseignantes prennent-ils en compte les questions LGBT+, notamment ceux et celles de l’école élémentaire qui ont à enseigner les modules d’éducation sexuelle ? Quelle est la place du réseau japonais intitulé Sexual Minority Teachers Network (STN21), créé en 2001 ? Quels enseignants y participent et quelles actions mènent-ils au sein de l’institution scolaire ? 

On analysera notamment le parcours des quelques enseignants publiquement queer, à l’instar de Dohi Itsuki, Suzuki Shigeyoshi ou Mano Yutaka qui a publié sur les pratiques pédagogiques et militantes des enseignants LGBT+ lorsqu’il enseignait dans une école élémentaire. Ceux-ci nous permettront notamment de nous interroger de manière plus générale sur la capacité de la formation initiale et continue des enseignants à les outiller face aux questions LGBT+.

Le calendrier des séances et le résumé des prochaines interventions figurent sur le site du groupe : https://eesao.hypotheses.org/5451.

[Conférence] « Les jeux de l’amour et de l’avatar. Régimes de vérité et « pseudo » partenaires au Japon », 20 janvier 2026 à 14h, Nanterre

Dans le cadre du séminaire « Anthropologie à Nanterre« , Agnès Giard vous invite à une conférence en accès libre mardi 20 janvier 2026, de 14h à 16h à l’Université Paris Nanterre, MSH Mondes, Bâtiment René Ginouvès, 3e étage, salle 308F :

Les jeux de l’amour et de l’avatar. Régimes de vérité et “pseudo” partenaires au Japon
Agnès Giard(Université Paris Nanterre, Sophiapol EA3932)

Responsables S2 : Océane De Oliveira (oceanedeoliveira@gmail.com), Pascale Dollfus (dollfuspascale2@gmail.com) et Anne Yvonne Guillou (anne.guillou@cnrs.fr)

Au Japon, la récession économique frappe les nouvelles générations, leur ôtant les moyens de fonder un foyer. Acculée au célibat ou forcée de souscrire à un modèle matrimonial périmé, de nombreux hommes et femmes tentent de trouver le bonheur autrement. Certains reportent leur affection en direction ce qu’ils appellent « la Deuxième Dimension » (ni-jigen), c’est-à-dire l’espace des écrans, des mangas et des consoles de jeu, peuplé de créatures fictives qu’ils et elles adoptent comme partenaires amoureux. Se tournant vers « l’amour illusoire » comme vers une forme de magie, les auto-proclamés adeptes s’efforcent de faire venir leurs personnages bien-aimés dans le « monde matériel » et se projettent dans les fictions pour faire advenir quelque chose de « réel ». Cette communication portera sur les dispositifs mis en place pour « invoquer » des présences : comment faire pour créer du lien avec un être « qui n’existe pas » ?LIEN : https://lesc-cnrs.fr/fr/laboratoire/agenda/11398/les-jeux-de-l-amour-et-de-l-avatar-regimes-de-verite-et-pseudo-partenaires-au-japon-agnes-giard

[Changement de date] Séminaire MigrAsie, février 2026

La séance du séminaire MigrAsie, initialement prévue le 11 février 2026 a été déplacée au 4 février 2026, de 15h à 16h30.

Thème : « Migration, sexualité et vieillissement » (séance en anglais) – Navigating Health, Aging, and Sexual Demands among Chinese Sex Workers in Paris
Intervenante : Zixuan Yang (doctorante, University of Pittsburgh, Sciences Po Paris)
Discutant : Calogero Giametta (Lecturer, University of Leicester)
Programme sur ce lien.

[Workshop] NIJL/EAJRS Kuzushi-ji Workshop, 25-27 février 2026, Berlin, inscription avant 18 janvier 2026

Atelier Kuzushi-ji, organisé en collaboration avec l’Institut national de littérature japonaise (NIJL) et l’Association européenne des spécialistes en ressources japonaises (EAJRS)

Le NIJL/EAJRS Kuzushi-ji Workshop se tiendra du 25 au 27 février 2026 à la Bibliothèque d’État de Berlin.

Langue : japonais

Enseignants : Professeur Yamamoto Kazuaki et Professeur associé Ōta Naohiro

Les personnes souhaitant participer à cet atelier sont invitées à remplir le formulaire de candidature et à l’envoyer par courrier électronique àa.hirano@sainsbury-institute.org au plus tard le 18 janvier 2026.

Le formulaire de candidature ainsi que des informations complémentaires sont disponibles à l’adresse suivante :

https://www.eajrs.net/kuzushiji-workshop-2026-accepting-applications

[Programme] Séminaires du groupe Éducation, enfance-s et société en Asie orientale (EESAO) de l’IFRAE

Nous sommes ravis de vous communiquer le programme du séminaire du groupe Éducation, enfance-s et société en Asie orientale (EESAO) de l’IFRAE, qui reprendra ses séances à la Maison de la Recherche de l’Inalco (rue de Lille) à partir de janvier 2026. 

Nous aurons plaisir à vous retrouver sur place, mais du distanciel sera également proposé pour chaque séance. 

Le résumé des interventions figure dans le programme en pièce jointe, dans l’agenda de l’Inalco ainsi que sur le site du groupe : https://eesao.hypotheses.org/5451

*****

Exister dans la société japonaise (partie 1) : voix de minorités

https://www.inalco.fr/evenements/exister-dans-la-societe-japonaise-partie-1-voix-de-minorites

Anne Gonon-Nérard, professeure émérite de l’université Dôshisha, Kyôto

« De la convention des droits de l’enfant à la catastrophe de Fukushima, la parole confisquée »

Aline Henninger, chercheure détachée à l’Institut français de recherche sur le Japon, Tôkyô (UMIFRE 19)

« La formation des enseignants aux questions LGBT+ »

*****

Regards sur l’école au Japon (partie 1) : pratiques éducatives

https://www.inalco.fr/evenements/regards-sur-lecole-au-japon-partie-1-pratiques-educatives

Gaëlle Redjdal, doctorante (Inalco-IFRAE, université métropolitaine de Tôkyô)

« Yagai kyōiku 野外教育 : état des lieux d’une éducation en plein air dans la société japonaise contemporaine »

Marine Depléchin, doctorante (Inalco-IFRAE), université Toulouse-Jean Jaurès

« L’évaluation scolaire des élèves au Japon, un enjeu de tensions »

*****

Politiques éducatives en Chine et à Taïwan : fabriquer des notes, fabriquer des élites

https://www.inalco.fr/evenements/politiques-educatives-en-chine-et-taiwan-fabriquer-des-notes-fabriquer-des-elites

Siyu LI, maîtresse de conférences, université Aix-Marseille

« Le gaokao comme chaîne de production : infrastructures de mesure et transformation des écoles en “usines à examens” »

Ting-Huang TAI, docteur en sociologie, Institut des sciences sociales du politique (ENS Paris-Saclay)

« Éduquer les élites scientifiques ? Construction des politiques éducatives à destination des lycéens intellectuellement précoces à Taïwan »

*****

Exister dans la société japonaise (partie 2) : l’inclusion des plus jeunes

https://www.inalco.fr/evenements/exister-dans-la-societe-japonaise-partie-2-linclusion-des-plus-jeunes

Anne-Lise Mithout, maîtresse de conférences, université Paris-Cité

« Grandir sans soutien familial : les jeunes pris en charge par l’aide sociale à l’enfance au Japon »

Natsuki Kawasaki, doctorante (Inalco-IFRAE), université Toulouse-Jean Jaurès

« Entre autonomie locale et garanties nationales : prise en charge des élèves en difficulté linguistique et culturelle dans l’arrondissement de Meguro dans le contexte de la décentralisation éducative »

*****

Regards sur l’école au Japon (partie 2) : rapports de pouvoir

https://www.inalco.fr/evenements/regards-sur-lecole-au-japon-partie-2-rapports-de-pouvoir

Claude Lévi Alvarès, professeur émérite, université de Hiroshima

« Pouvoirs dans l’école au Japon »

*****

Un grand merci aux intervenantes et intervenants dont nous espérons que les travaux susciteront cette fois encore, de riches échanges.

Les enregistrements des séances de l’année dernière sont par ailleurs à retrouver en ligne : https://eesao.hypotheses.org/category/recherche/seminaires