[Disparition] Monsieur Michel Vié (1929-2026)

Nous avons le regret de vous transmettre le message suivant, que nous fait parvenir Michael Lucken :

Nous vous informons avec grande tristesse du décès le 7 janvier 2026 de Michel Vié, à l’âge de 96 ans. Professeur à l’Inalco jusqu’en 1995, il a joué un rôle pionnier dans l’historiographie du Japon en France. Ses deux « Que-Sais-Je? » Histoire du Japon. Des origines à Meiji (1969), et Le Japon contemporain (1971), maintes fois réédités, ont servi de référence à des générations d’étudiants. Son autre grand livre, Le Japon et le monde au XXe siècle (Masson, 1995), dresse un portrait fouillé du Japon de Meiji jusqu’à 1952, en y incluant des développements sur l’empire colonial à une époque où rares étaient les japonologues qui sortaient du périmètre de l’archipel.

Fiche Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Vié

Nous adressons toutes nos condoléances à son épouse, Mme Takagi Yumiko.

[Appel à contributions] Numéro 29 de la revue Cipango, Cahiers d’études japonaises, contributions à envoyer avant le 4 octobre 2026

Cipango, numéro 29 : Japon – Périodisation(s) en question(s)

Dans deux de ses ouvrages de référence, Histoire et Mémoire, et Faut-il vraiment découper l’histoire en tranches ?, l’historien Jacques Le Goff interroge l’action humaine de découpage du temps qu’est la périodisation, un acte qu’il qualifiait de « complexe, chargé à la fois de subjectivité et d’effort pour produire un résultat acceptable par le plus grand nombre »[i]. Pour Le Goff, la périodisation est artificielle et provisoire[ii]. Dans une inspiration similaire, le philosophe Daniel Milo a quant à lui proposé de décaler le début de l’ère chrétienne, cherchant à démontrer la valeur, devenue intuitive et banale, de l’unité de découpage « siècle », mais également, par là même, son caractère artificiel[iii]. Or, si l’on comprend l’histoire comme récit d’événements[iv], à l’instar de Paul Veyne, et si l’on accepte, comme Le Goff, que sortir de la périodisation, c’est sortir d’une histoire événementielle[v], comment donc écrire l’histoire ?

Au Japon aussi, la question de la périodisation et de l’articulation entre les époques a fait l’objet de nombreux travaux, notamment à propos de l’époque kinsei 近世. La coexistence d’une multiplicité d’expressions en français et en anglais pour rendre ce terme matérialise d’ailleurs toute la validité d’un tel questionnement. En effet, depuis le début des années 1990, des historiens tels qu’Asao Naohiro[vi], Bitō Masahide[vii], ont réfléchi aux bornes chronologiques de leur période d’étude, de son commencement à son chevauchement avec la période, dite du bakumatsu (littéralement de « la fin de l’époque shogunale »). Depuis, nombre de chercheurs et chercheuses ont procédé à un décloisonnement géographique et chronologique de leurs objets d’étude, ce qui a permis de mettre au jour de nouvelles chronologies et temporalités[viii].

Les réflexions autour de la périodisation rejoignent, plus généralement, celles portant sur la catégorisation ; la question des bornes chronologiques du Japon « moderne » est d’ailleurs au cœur d’un grand nombre d’ouvrages portant sur l’archipel[ix]. Elles s’inscrivent dans une série de larges questionnements sur le Japon : comment y a-t-on classé, conçu, pensé le « moderne » ou le « classique », le « passé » ou le « présent », l’« ancien » ou le « (re)nouveau », l’« héritage » ou l’« anachronisme » ? Y existe-t-il des « marges périodiques/chronologiques », comme il existerait des marges statutaires ? Mais elles soulèvent aussi, par ailleurs, des enjeux politiques quant à la place de la périodisation dans le cadre des récits nationaux, centrale par exemple dans le cas de la Chine contemporaine. Cette dimension questionne également, par corollaire, un problème fondateur : comment y a-t-on succombé ou résisté à l’imposition du récit européen, comme l’écrit Jack Goody[x], voire à l’allochronisme, tel que défini par Johannes Fabian[xi] ? Quel(s) avenir(s) s’y dessine-t-on, au-delà du présent ?

Ce numéro de Cipango a pour vocation de mettre en lumière les différentes manières dont les chercheurs et chercheuses s’intéressant au Japon (toutes disciplines confondues) et travaillant sur des sources en langue japonaise, ont pu – ou dû – appréhender, contourner, confronter, comprendre, ou remettre en question la périodisation, mais aussi interroger et manipuler les catégories chrononymiques dans l’analyse de leurs objets d’étude. 

En plus de ce dossier thématique, le comité accepte également des articles varia qui pourront être publiés en marge du présent dossier ou dans un numéro à part.

Celles et ceux qui souhaiteraient soumettre un manuscrit à la revue Cipango sont invité.e.s à l’envoyer au format .doc/.docx avant le 4 octobre 2026 à l’adresse edouard.lherisson@inalco.fr (en ajoutant en copie ken.daimaru@u-paris.fr). Une évaluation sera ensuite réalisée avant la fin du mois de novembre 2026, la version finale des manuscrits devant être soumise à la revue pour le 10 janvier 2027. La publication est prévue à la fin de l’année universitaire 2027. Les consignes aux auteurs sont consultables sur le site de la revue : https://journals.openedition.org/cipango/687.

Les personnes qui souhaiteraient obtenir des informations supplémentaires peuvent contacter la responsable scientifique du numéro, Noémi Godefroy.


[i] LE GOFF Jacques, Faut-il vraiment découper l’histoire en tranches ?, Paris, Seuil, collection ‘La Librairie du XXIe siècle’, 2014, p.15.

[ii] Ibid., p.37

[iii] MILO Daniel S., Trahir le temps (histoire), Paris, Les Belles Lettres, 1991.

[iv] VEYNE Paul, Comment on écrit l’histoire, Paris, Points, 2015, p.14, 23.

[v] LE GOFF Jacques, Histoire et Mémoire, Paris, Gallimard, 1988, p.32

[vi] ASAO Naohiro 朝尾直弘, « Kinsei to wa nani ka » 近世とは何か, in ASAO Naohiro (dir.), Nihon no kinsei 日本の近世, Tokyo, Chūō-kōron, 1991, republié dans le volume 8 des Œuvres complètes d’Asao Nobuhiro Asao Naohiro chōchosaku shū 朝尾直弘著作集, Tokyo, Iwanami shoten, 2004.

[vii] BITŌ Masahide 尾藤正英, Edo jidai to wa nani ka 江戸時代とは何か, Tokyo, Iwanami Shoten, 1992.

[viii] Par exemple, HAMASHITA Takeshi浜下武志 & KAWAKATSU Heita 川勝平太 (dir.), Ajia kōeki ken to Nihon kōgyōka 1500-1900アジア交易圈と日本工業化 1500-1900, Tokyo, Liburo, 2000, Walker Brett L., The Conquest of Ainu Lands: Ecology and Culture in Japanese Expansion, 1590-1800, Berkeley, University of California Press, 2001, DRIXLER Fabian, Mabiki – Infanticide and Population growth in eastern Japan, 1660-1950, Berkeley, University of California Press, 2013.

[ix] Voir notamment GLUCK Carol, Japan’s Modern Myths – Ideology in the Late Meiji Period, Princeton, Princeton University Press, 1985.

[x] GOODY Jack, Le vol de l’Histoire – Comment l’Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde, Paris, Gallimard, 2010.

[xi] FABIAN Johannes, Time and the Other: How Anthropology Makes its Object, New York, Columbia University Press, 2002, p. 32-34.

[appel à candidatures] 11e Prix de thèse Okamatsu Yoshihisa de la SFEJ, candidatures à envoyer avant le 15 mai 2026

Onzième Prix de thèse Okamatsu Yoshihisa de
la Société Française des Études Japonaises

La Société Française des Études Japonaises (SFEJ) décernera en décembre 2026 le onzième Prix de thèse Okamatsu Yoshihisa récompensant une thèse de doctorat soutenue au cours de l’année 2025. Le prix est doté d’un montant de mille cinq cent euros. Il est ouvert aux candidat.e.s de toutes nationalités.

Les conditions d’éligibilité sont les suivantes :

1.La thèse traite principalement du Japon. Il n’existe aucune limitation portant sur la discipline.

2.Une part importante de la bibliographie est composée de sources en langue japonaise.

3.La thèse doit avoir été rédigée en français dans une institution universitaire européenne.

4.La thèse doit avoir été soutenue entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2025.

Le jury est composé de spécialistes choisi.e.s par le Conseil de la SFEJ en fonction des thèses en compétition. Le vote final se déroule à bulletin secret. Le résultat des délibérations sera annoncé à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’association qui se tiendra en décembre 2026 durant l’ADEJ (lieu à déterminer).

Le dossier de candidature complet doit être envoyé par voie électronique avant le 15 mai 2026 (heure de Paris) à l’adresse secretariat@sfej.asso.fr. (Indiquez comme objet du mail : prix de thèse 2026). Vous recevrez un message attestant la bonne réception de votre candidature.

Les pièces à fournir sont les suivantes :

1.Un exemplaire de la thèse au format PDF.

2.Un résumé de la thèse (5 pages maximum) avec 5 mots clés (discipline, etc.).

3.Une copie du rapport de soutenance.

4.Un curriculum vitae.

Veillez à regrouper toutes les pièces attachées en un seul dossier zippé, portant le nom du candidat (Ex : prixdethese2026.prénom.nom).

NB : Un exemplaire papier de la thèse pourra être demandé aux candidat.e.s retenu.e.s à l’issue de la présélection.

Société Française des Études Japonaises, ℅ UFR LCAO, case 7009
Université Paris Cité, 5 rue Thomas Mann, 75205 Paris cedex 13 FRANCE

[Séminaire] EESAO – « Regards sur l’école au Japon (partie 1) : pratiques éducatives », 27 février 2026, Inalco

La deuxième séance du séminaire du groupe Éducation, enfance-s et société en Asie orientale (EESAO) de l’IFRAE se tiendra vendredi 27 février 2026 à l’Inalco (Maison de la Recherche, salle de Sacy), de 9h30 à 12h30.

La séance se déroulera en présentiel avec une participation possible en distanciel (contacter christian.galan@univ-tlse2.fr et marine.deplechin@inalco.fr pour le lien).

Nous recevrons deux intervenantes autour de la thématique « Regards sur l’école au Japon (partie 1) : pratiques éducatives ».

Gaëlle Redjdal, doctorante (Inalco-IFRAE, université métropolitaine de Tôkyô)

« Yagai kyōiku 野外教育 : état des lieux d’une éducation en plein air dans la société japonaise contemporaine » 

Cette présentation vise à explorer les différents contextes qui donnent aux enfants l’occasion d’avoir des expériences en pleine nature, shizen taiken 自然体験, et d’être au contact du vivant dans la société japonaise contemporaine.  En mêlant l’anthropologie à une approche architecturale, il s’agira de dresser un inventaire des lieux et des moments propices à une éducation en plein air, que tout enfant habitant l’archipel japonais pourrait être amené à éprouver dans son quotidien, en ville comme à la campagne.  Les types de structures scolaires, périscolaires et extrascolaires permettant la mise en place d’une éducation en plein air seront identifiés, afin de définir tant la place accordée à cette éducation par le système éducatif japonais, que celle qu’elle occupe plus généralement dans la vie des enfants au Japon. Après une tentative de définition de cette éducation en plein air, il s’agira d’expliquer les raisons de l’existence d’une telle éducation alternative en abordant les problèmes socio-éducatifs, voire sanitaires et environnementaux auxquels celle-ci tente de répondre et qui la rendraient nécessaire dans la société japonaise actuelle. Les futurs terrains ethnographiques prévus au Japon et la méthodologie employée seront finalement exposés, à la suite de ce premier travail de défrichage réalisé préalablement.

Marine Depléchin, doctorante (Inalco-IFRAE), université Toulouse-Jean Jaurès 
« L’évaluation scolaire des élèves au Japon, un enjeu de tensions » 

De 1955 jusqu’à 2001, l’évaluation des compétences scolaires des élèves s’est organisée autour d’une structure duale, « évaluation absolue – évaluation relative ». Cette double modalité, définie dans les circulaires du ministère de l’Éducation portant sur le livret scolaire des élèves, était alors étroitement liée à la fonction de ce livret, intitulé depuis 1949 shidō yōroku 指導要録. Mis en place dès 1900 sous un autre nom, gakusekibo 学籍簿, il servait alors déjà à consigner les résultats scolaires des élèves et, depuis les années 1920, à sélectionner les candidats souhaitant poursuivre leur scolarité au niveau supérieur. En 2001, la disparition de la modalité relative dans l’évaluation des compétences scolaires a mis un terme à cette dualité, alors que les fonctions du livret sont restées inchangées, ce qui est aujourd’hui source d’incertitudes et de tensions, pour les élèves et leurs familles mais également pour les enseignants. Cette communication propose de revenir sur les enjeux du livret scolaire en lien avec l’évaluation des élèves, en évoquant son rôle dans les politiques d’admission des candidats, au collège avant-guerre et au lycée après-guerre, ainsi que sur l’évolution des modalités de notation que celui-ci impose aux enseignants.

Le calendrier des séances et le résumé des prochaines interventions figurent dans le programme en pièce jointe ainsi que sur le site du groupe : https://eesao.hypotheses.org/5451.

N’hésitez pas à communiquer l’information aux étudiants de vos départements pouvant être intéressés.

Au plaisir de vous y accueillir, bien cordialement,

Christian Galan et Marine Depléchin
https://eesao.hypotheses.org

Programme du séminaire à télécharger sur ce lien.

[Disparition] Madame Missawa Kano

C’est avec une grande tristesse que je vous annonce le décès de Missawa Kano, ancienne enseignante de japonais et figure marquante du journalisme franco-japonais.

Missawa Kano nous a quittés dimanche dernier à l’âge de 93 ans à l’hôpital Vaugirard où elle était hospitalisée depuis plusieurs années des suites d’une longue maladie. N’ayant plus aucune famille en France et très peu d’amis qui lui rendaient visite, Madame Kano est décédée dans une certaine solitude.

Née en juin 1933, Missawa Kano était la fille de l’intellectuel et écrivain Koshin Murobuse et la veuve du sculpteur Minoru Kano. Elle est arrivée en France dans les années 1950 pour préparer une thèse sur Paul Valéry, grâce à une bourse de la télévision japonaise (NTV).

Journaliste et productrice pour Radio France Internationale lors du lancement des émissions vers le Japon, elle a également représenté l’éditeur Chūōkōron-sha. Elle a aussi enseigné le japonais à l’Université Paris III et à l’INALCO où elle a longtemps coordonné les cours d’oral que, comme certains d’entre vous, j’ai personnellement suivis à la fin des années 1980.

Critique musicale, chroniqueuse des beaux-arts et du vin, Missawa Kano a collaboré avec de nombreux médias français, suisses et japonais. Elle a notamment été vice-présidente de l’Association de la presse étrangère (APE) à Paris. D’une énergie remarquable, elle a travaillé jusqu’en 2018, à l’âge de 85 ans, adressant deux fois par mois des chroniques sur la vie culturelle française à un journal numérique japonais.

Informations pratiques

Il n’y aura pas d’obsèques à proprement parler mais un simple temps de recueillement à la chambre mortuaire de l’hôpital européen Georges-Pompidou

Le mardi 10 février 2026 : de 9h15 à 9h45

L’inhumation aura lieu ensuite au cimetière de Thiais.

Je tiens à remercier Marie Rousse, ancienne étudiante de Missawa Kano, de nous avoir transmis ces informations. Je vous joins une photo qu’elle m’a partagée, prise dans l’atelier du sculpteur Minoru Kano, au fond du jardin de leur maison de Noisy-le-Sec.

Voici un lien où il est possible d’adresser votre témoignage : https://www.simplifia.fr/avis-de-deces/missawa-kano-paris

Jean Bazantay

[Appel à propositions] 4e journée mastérale et doctorale RELIJAM, propositions à envoyer avant le 14 février 2026

Le RELIJAM (Réseau français des études sur la littérature japonaise moderne) organise bientôt sa quatrième journée mastérale et doctorale.

Elle aura lieu le samedi 28 mars 2026 à Paris, à l’Inalco, en mode hybride.

Le RELIJAM invite les étudiantes et étudiants en littérature japonaise moderne et contemporaine inscrits en M2 ou venant de soutenir leur M2, en doctorat ou post-docs à venir présenter leurs travaux. Le contenu est libre tant qu’il est en lien avec votre travail de recherche.La durée de présentation sera de 20 mn, suivie d’une dizaine de minutes de questions-réponses. La langue de présentation est le français. Pour celles et ceux qui seraient intéressés, pourriez-vous envoyer, d’ici le 14 février 2026,  le titre de votre proposition de présentation ainsi que le nom de votre directeur.trice de recherche à l’adresse du RELIJAM (relijam@outlook.fr) ?

[Appel à communications] « The Expression of Indebtedness in Linguistics: Cross-Perspectives between European and Asian Languages », propositions à faire avant le 15 avril 2026

Nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue du colloque international « The Expression of Indebtedness in Linguistics: Cross-Perspectives between European and Asian Languages », qui aura lieu à l’Université Jean Moulin Lyon 3 les 10 et 11 décembre 2026.

Ce colloque est consacré à la notion de dette sociale (indebtedness), entendue comme l’ensemble des formes linguistiques, discursives et interactionnelles par lesquelles les locuteurs expriment, reconnaissent ou négocient une faveur, un service rendu, une obligation ou plus généralement, un déséquilibre relationnel. 

L’objectif du colloque est de mettre en regard les langues d’Europe et d’Asie, en mobilisant des approches issues de différents champs de la linguistique. Vous trouverez toutes les informations sur le site du colloque : https://indebtedness.sciencesconf.org/

Appel à communications à télécharger sur ce lien.

[Recrutement] Lecteur·trice 2026-2027, Université Aix-Marseille, candidatures à envoyer avant le 20 février 2026

La section de japonais de l’université Aix-Marseille recrute un ou une lecteur.trice pour l’année 2026-2027. Vous trouverez l’ensemble des informations ci-dessous.

Appel à candidature pour un poste de LECTEUR/TRICE japonais

Rentrée 2026-2027

Implantation du poste :

  • Aix-Marseille Université – Faculté Arts, Lettres, Langues et Sciences Humaines (ALLSH)
  • Département des études asiatiques, section de japonais 
  • Affectation principale : Campus Aix, 29 avenue Robert Schuman, Aix-en-Provence

Contrat :

  • Recrutement à titre individuel
  • Référence réglementaire : décret n° 87-574 du 14 septembre 1987
  • Durée du contrat : 1 an (du 01/09/2026 au 31/08/2027) éventuellement renouvelable une fois pour la même durée

Conditions de recrutement :

Posséder un titre ou un diplôme étranger d’un niveau équivalent à celui de la maîtrise (4 ans d’études universitaires) 

Rémunération : 

  • Conditions de rémunération fixées par l’arrêté du 30 octobre 1987
  • Salaire rémunéré à l’indice brut 340 (indice majoré 366)

Missions : 

Assurer des enseignements de japonais (grammaire, expression orale, synthèse documentaire, etc.). Le volume horaire est de 200 heures de travaux dirigés par an, avec la possibilité d’effectuer des heures complémentaires. Participer aux tâches pédagogiques annexes liées aux enseignements, dont une partie implique un travail de coordination et d’équipe avec les autres enseignants de langue.

Dépôt des candidatures : 

–        Composition du dossier : 

·       un curriculum vitae

·       une lettre de motivation rédigée en français

·       une copie du diplôme le plus élevé

·       une copie de la carte nationale d’identité ou du passeport

–        Envoi du dossier au format électronique aux adresses suivantes avant le 20 février

2026 : kanae.sarugasawa@univ-amu.fr

–        Pour l’intitulé du mail, indiquer « Candidature Lecteur japonais 2026 »

[Appel à communications] « Penser la mobilité en Asie. Hier, aujourd’hui, demain ? » clôture de l’appel le 15 mars 2026

Appel à communications du Bureau des Jeunes Chercheur·e·s en Études asiatiques (BJChEA) : « Penser la mobilité en Asie. Hier, aujourd’hui, demain ? »

 clôture de l’Appel à communications :15/03/2026
✓    réponse aux propositions reçues : 15/04/2026
✓    propositions : 1250 signes (hors titres et bibliographie)
✓    communications : 20 minutes
✓    propositions & contact : jeunes.chercheurs.asie@gmail.com

Appel à communications à télécharger sur ce lien.

La Journée d’étude 2026 du Bureau des Jeunes Chercheur∙e∙s en Études Asiatiques (BJChEA) du GIS Asie propose de “Penser la mobilité en Asie. Hier, aujourd’hui, demain ?”. Elle portera sur les déplacements collectifs ou individuels, matériels ou immatériels dans l’Asie à toute époque, selon une approche interdisciplinaire et transversale en sciences humaines et sociales. Nous nous donnons pour objectif d’accueillir des travaux de jeunes chercheur∙e∙s (doctorat, postdoctorat) relatifs aux logiques, moyens et adaptations de la mobilité, entre capacité et entrave. 


Propos 


A l’heure où d’autres pôles que l’Occident ont émergé dans la Globalisation, les faits de mobilité en Asie reflèteraient des logiques contextuelles pour une mobilité organisée selon des propriétés variées de durée et de fréquence, de territoire et de localité, d’infrastructures et de franchissements. Où se trouve alors l’innovation et l’adaptation dans la mobilité ? Comment la mobilité s’ancre-t-elle dans les dimensions matérielles, historiques et géographiques, ou encore dans les pratiques sociales, culturelles, linguistiques, religieuses, philosophiques, économiques, politiques, juridiques ? Quels sont les moteurs, les conditions et les enjeux qui expliqueraient des mutations dans ces pratiques de mobilité, comprenant ici une facilitation ou a contrario des limites et de l’immobilité ? Quelles mobilités ont-elles été pratiquées dans l’histoire asiatique, par exemple avec les puissances commerciales et militaires ? Comment pense-t-on aussi la mobilité de demain, à l’heure où les transhumances pastorales connaissent de forts reculs dans l’Arctique asiatique ? Les individus, objets et idées se déplacent-ils hier comme aujourd’hui ? Si des logiques et des formes perdurent ou reviennent, devient-il possible de repérer des universaux et des variations, par exemple en termes d’usages, de flux, d’amplitudes ? À la connaissance du passé et du présent, comment repérer de nouvelles mobilités ? 
Comme d’autres espaces, l’Asie se déploie de façon polymorphe, riche d’interactions et d’interconnexions en son sein et avec l’extérieur. Car bien sûr, les mobilités des individus, des objets ou des idées se tissent entre pays asiatiques et avec l’extérieur du continent. Or ces caractéristiques ne sont pas propres à l’Asie. Dans quelle mesure la définiraient-elles alors et, in extenso, peut-on alors précisément parler d’une mobilité asiatique ? Cette Journée d’étude transversale consistera donc à comprendre et penser des spécificités et des dynamiques de la mobilité, reproduite ou réinventée, en 

offrant un espace d’analyse comparatiste collective pour mettre en dialogue les recherches des jeunes chercheur∙e∙s spécialistes des questions asiatiques. 


Objectifs

 
Depuis 2013, de très nombreuses thèses touchant au thème de la mobilité en Asie (205 sur la migration, 188 sur le voyage, 156 sur les transports, 140 sur le tourisme) ont été soutenues en France. Des travaux ancrés dans plusieurs disciplines des sciences humaines et sociales traitent de la mobilité en l’appréhendant ou en la concevant sous divers angles possibles. Approchée par le paysage, en tant que qualité de progression à travers des zones/aires délimitables, ou définie dans le temps, en tant que progression sur les modalités de la carrière, l’idée de mobilité repose sur le principe intersectionnel de changement. Dès lors, la mobilité se définit par une transformation du groupe et de l’individu. C’est cette inconstance relative, établie par passage entre deux états, qui constitue à la fois une focale et un angle d’analyse du groupe ou de l’individu pour en restituer sa culture, sa société et les institutions qu’il porte. 


Par la richesse de ses aspects, la mobilité figure nécessairement dans le champ de l’interdisciplinarité : rapport au corps et à l’espace, appartenance générationnelle, logiques économiques volontaires ou enjeu contraint de survie. Les analyses reposent alors sur des classifications toutes aussi riches : mobilité de genre, classe d’âge, classe sociale ou économique, moyen de transports et infrastructures, mobilité des corps et des objets, des idées et des pratiques, par type d’espace de mobilité appréhendée en territoire et réseau, en migration et installation, en rythmicité et en circulation ou en flux, etc.  


Notre Journée d’étude souhaite donc convier les jeunes chercheur∙e∙s, fort∙e∙s de leurs propres expériences de terrain ou de leurs travaux en archive, à partager leurs analyses de la mobilité. Ces recherches, tenant compte de la diversité des pratiques et des aspects à travers les pays ou les populations asiatiques, à l’échelle des siècles comme à l’échelle d’une vie, seront ainsi mises en dialogue dans l’objectif premier de mettre en exergue des transversalités et des particularités éloquentes. Notre regard se tournera par exemple vers les études qui interrogent les questions de voyage, de traversée et de retour, d’investissement et de développement des territoires, de déclassement et d’ascension sociale. Il pourra aussi s’agir de focalisations plus marquées sur l’arrangement et l’adaptation à des conditions mouvantes, à de nouvelles technologies, ou encore à de mêmes objets ou idées dont la mobilité varie selon les contextes, sans tomber dans le piège du tout-relativisme ou du déterminisme. 

Quatre axes pourront guider et rassembler les propositions : 

–    Migration, emploi, tourisme, exil ;
–    Infrastructure, transport, territorialisation ;
–    Immobilité et nuances à la mobilité, inégalités et entraves ;
–    Virtualités, parades, ruptures à la mobilité.

Informations pratiques : 

Le 15 juin 2026
Auditorium du Pôle des Langues et Civilisations (BULAC, INALCO), 
65, rue des Grands Moulins – 75013 Paris 

Bibliographie indicative 


Cresswell, T. & Merriman, P. 2011 Geographies of mobilities: Practices, spaces, subjects (Farnham / Burlington, Ashgate). 
Dupont, V. & Landy, Fr. (éds) 2010 Circulation et territoire dans le monde indien contemporain (Paris, EHESS). Favereau, M. 2023 La Horde. Comment les Mongols ont changé le monde (Paris, Perrin). 
Kaufmann, V. 2008 Les paradoxes de la mobilité. Bouger, s’enraciner (Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes). 
Merllié, D. & Prévot, J. 1997 La mobilité sociale (Paris, La Découverte). 
Otto Habeck, J. (éd.) 2020 Lifestyle in Siberia and the Russian North (Cambridge, Open Book Publishers). Peckham, R. 2016 Epidemics in Modern Asia (Cambridge, Cambridge University Press). 
Ponsavady, S. 2018 Cultural and Literary Représentations of the Automobile in French Indochina. A Colonial Roadshow (Cham, Palgrave MacMillan). 
Urry J. 2007 Mobilities (Cambridge / Malden, Polity Press). 
Wang, S. 2017 Illusions et souffrances. Les migrants chinois à Paris (Paris, Éditions rue d’Ulm, « Sciences sociales). 
Zani, B. 2022 Women Migrants in Southern China and Taiwan. Mobilities, Digital Economies and Emotions (Londres, Routledge). 

[Soutenance HDR] Yves Cadot, 29 janvier 2026

Yves Cadot a le plaisir de vous annoncer la soutenance de son habilitation à diriger des recherches intitulée « Corps physique, corps politique : faire du jūdō un objet académique », sous la coordination de Christian Galan.

La séance, publique, se tiendra le jeudi 29 janvier 2026 à l’INALCO, 2 rue de Lille, 75007 Paris (Salon de Sacy) à partir de 9h.

Yves Cadot, IFRAE / Université de Toulouse-Jean Jaurès