[Appel à communications] « Activités culturelles créatives et l’enseignement du japonais », date limite de soumission 9 janvier 2026

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture de l’appel à communications pour le 19ᵉ Colloque sur l’enseignement du japonais(AEJF), intitulé : «Activités culturelles créatives et l’enseignement du japonais / 文化的な創作活動と日本語教育», qui se tiendra à l’Université Bordeaux Montaigne les 5 et 6 juin 2026

Appel à communication :

Condition : Le ou les auteurs doivent être membres de lʼAEJF.

Langues de travail : japonais ou français

Thématiques de communications :
Les travaux devront présenter des contributions non publiées antérieurement. Les auteurs sont invités à proposer des communications relatives au thème principal du colloque, mais les travaux pourront également porter sur tous les
thèmes habituels de l’enseignement du japonais, incluant, de façon non limitative :
– linguistique japonaise (syntaxe, morphologie, phonologie, sémantique, pragmatique, grammaire, phonétique, discours, études contrastives entre le japonais et le français, etc.) ;
– acquisition / apprentissage de la langue (interlangue, analyse des erreurs) ;
– enseignement de la culture (interculturalité, société japonaise, communication) ;
– didactique du japonais (enseignement des compétences spécifiques –  grammaire, communication orale, compréhension écrite, kanji, rédaction, compétences de communication, japonais de spécialité, élaboration de programme, évaluation) ; et pratiques d’activités (activité en classe, activité hors classe, apprentissage en groupe, conception des outils pédagogiques, etc.) ;
– didactique du japonais et le CECRL, approche plurilingue et pluriculturelle, approche actionnelle ;
– autres (enseignement du japonais aux jeunes enfants, japonais en tant que langue d’héritage, formation continue de japonais, etc.).


Types de communications (uniquement en présentiel):
a. Communication orale
– recherche : travail original avec appui théorique ;
– compte-rendu : présentation claire d’une expérience d’enseignement.

b. Présentation en panel (table ronde)

– Plusieurs intervenants (environ 3 à 5 personnes) collaborent pour présenter un thème unique sous différents angles.

– Après les présentations, une discussion est organisée entre les intervenants ou ainsi qu’avec les participants, sous la modération d’un représentant du panel. 

c. Poster
– Le ou les auteurs s’engagent à se tenir devant leur poster lors de la séance posters afin de présenter leur travail et répondre aux éventuelles questions des participants. Le poster devra être en format A0 au maximum.


Modalités de soumission :
Remplissez le formulaire de proposition de communication et envoyez-le par courrier électronique.


– Le formulaire est téléchargeable ici.
– Il devra comporter au maximum 1000 caractères en japonais, ou 500 mots en français, et être accompagné de trois mots-clés. Les auteurs pourront utiliser la langue de leur choix (japonais ou français). Le titre, en revanche, doit être proposé dans les deux langues (ou en japonais et en anglais). Les relecteurs examineront notamment les trois points suivants :
(1) la clarté des opinions ;
(2) la pertinence de la méthodologie et/ou des données ;
(3) lʼimportance et lʼoriginalité des travaux et la contribution quʼils pourraient apporter à lʼenseignement du japonais.
– Du fait du nombre limité de créneaux disponibles, les propositions ne seront pas toutes retenues. Le résumé fera lʼobjet dʼune évaluation anonyme effectuée par deux relecteurs.


Adresse e-mail dʼenvoi aejfcolloquebordeaux2026@gmail.com


Indiquez comme objet de votre e-mail :
« aejfcolloquebordeaux2026 Nom Prénom » suivi de « Communication », « Panel », « Poster » ou « Renseignement » (ex. aejfcolloquebordeaux2026 Yamada Hanako Communication). Plus dʼinformations sur le colloque sont disponibles sur le site de lʼAEJF.


Date limite de soumission : le vendredi 9 janvier 2026
Notification aux auteurs : fin février 2026
Les auteurs des propositions acceptées devront rendre leur résumé définitif en japonais et en français (ou en japonais et en anglais), avant le lundi 13 avril 2026.
Les consignes aux auteurs seront communiquées ultérieurement.

Plus d’informations sur le colloque sont également disponibles sur le site.

[Subventions] Fondation du Japon, année fiscale 2026

La Maison de la culture du Japon à Paris souhaite vous rappeler que la date limite de candidature aux programmes de subvention de la Fondation du Japon pour l’exercice 2026 approche.

Nous nous permettons donc d’attirer votre attention sur les subventions destinées au soutien des études japonaises et des projets de traduction et publication qui pourraient potentiellement vous intéresser :

Support Program for Translation and Publication

date limite de candidature : le 2 décembre, 13h00 (heure japonaise), 5h00 (heure française)

Cette subvention permet de financer une partie des coûts liés à la traduction et à la publication de livres japonais en dehors du Japon.

EN https://www.jpf.go.jp/e/program/culture.html#cul_7

JP https://www.jpf.go.jp/j/program/culture.html#cul_7

Grant Program for Japanese Studies Projects

date limite de candidature : le 2 décembre, 13h00 (heure japonaise), 5h00 (heure française)

Cette subvention promeut les études japonaises par des institutions à l’extérieur du Japon.

EN https://www.jpf.go.jp/e/program/intel.html#intel_7

JP https://www.jpf.go.jp/j/program/intel.html#intel_7

Japan Foundation Japanese Studies Fellowship Program

date limite de candidature : le 2 décembre, 13h00 (heure japonaise), 5h00 (heure française)

Cette subvention permet aux doctorants et aux chercheurs en études japonaises d’effectuer des séjours au Japon dans le cadre de leur projet de recherche.

EN https://www.jpf.go.jp/e/program/intel.html#intel_5

JP https://www.jpf.go.jp/j/program/intel.html#intel_5

Il est obligatoire de candidater directement en ligne. Les candidatures sous format papier ne seront pas acceptées.

Vous pouvez déposer votre candidature via les liens suivants :

公募申請サイト https://www.apply.jpf.go.jp/ja/Identity/Account/Login

Online Application Portal https://www.apply.jpf.go.jp/en/Identity/Account/Login

Nous proposons également des subventions en collaboration avec d’autres institutions, comme ci-dessous.

JF-CIJS-EAJS Fellowship program(Collaboration avec Tohoku University’s Center for Integrated Japanese Studies (CIJS))

date limite de candidature : le 21 novembre, minuit (heure japonaise), le 21 novembre à 16h00 (heure française)

Cette subvention permet aux doctorants en sciences humaines et sociales effectuant des recherches en Europe sur le Japon de mener des recherches à l’Université du Tohoku.

EN https://cijs.oii.tohoku.ac.jp/en/news/detail—id-69.html

JP https://cijs.oii.tohoku.ac.jp/news/detail—id-68.html

※ Il est possible de candidater à la fois à la subvention « Japan Foundation Japanese Studies Fellowship Program » et à celle-ci.

JF-GJS Fellowship Program (Collaboration avec Institute for Advanced Studies on Asia, The University of Tokyo)

date limite de candidature : le 1er décembre, minuit (heure japonaise), le 1er décembre à 16h00 (heure française)

Cette subvention permet de soutenir les postdoctorants en leur offrant la possibilité de séjourner au Japon et de mener leurs recherches au sein de l’Institut des Etudes Avancées sur l’Asie de l’Université de Tokyo. 

EN/ JP https://gas.ioc.u-tokyo.ac.jp/networking/2026-jf-gjs-fellowship/

※ Il est possible de candidater à la fois à la subvention « Japan Foundation Japanese Studies Fellowship Program » et à celle-ci. (Cependant, il est impossible de cumuler cette candidature avec celle pour le “JF-Nichibunken Fellowship Program”)

JF-Nichibunken Fellowship Program (Collaboration avec International Research Center for Japanese Studies (Nichibunken))

date limite de candidature : le 1er décembre, minuit (heure japonaise), le 1er décembre à 16h00 (heure française)

Ce programme permet de soutenir les postdoctorants en leur offrant la possibilité de séjourner au Japon et de mener leurs recherches au sein de le Centre International de Recherche pour les Etudes Japonaises Nichibunken. 

EN https://www.nichibun.ac.jp/en/research/employment/acceptance/#jf-nichibun

JP https://www.nichibun.ac.jp/ja/research/employment/acceptance/#jf-nichibun

※ Il est possible de candidater à la fois à la subvention « Japan Foundation Japanese Studies Fellowship Program » et à celle-ci. (Cependant, il est impossible de cumuler cette candidature avec celle pour le “JF-GJS Fellowship Program”)

[Workshop] « Submission to the Journal of Japanese Studies », Dec 3, 2025 (California)

The Journal of Japanese Studies invites you to the following live, online event:

Workshop on Submitting a Manuscript to the JJS
Dec 3, 2025, 09:45 AM EST

Coeditors Sabine Frühstück and Morgan Pitelka will present about things to keep in mind when preparing a manuscript for submission to the Journal of Japanese Studies.

Register in advance for this webinar:

https://unc.zoom.us/webinar/register/WN_CFg7iMUeQZmHv2fOWdOQcA

After registering, you will receive a confirmation email containing information about joining the webinar.

Please note: this workshop is scheduled at a time that is hopefully convenient for scholars in Africa, Europe, and the Middle East. We will offer a similar workshop sometime next year timed to be convenient for scholars in Asia. 

Sabine Frühstück
Distinguished Professor and Koichi Takashima Chair in Japanese Cultural Studies
Director, East Asia Center
University of California at Santa Barbara, USA

Zoomroom

https://www.sabinefruhstuck.com

Coeditor, Journal of Japanese Studies
General Editor, New Interventions in Japanese Studies (University of California Press book series)

[Appel à communications] Colloque « Utopie hospitalière du théâtre », propositions attendues pour le 15 novembre 2025

Dans le cadre de son partenariat avec le département d’études théâtrales de l’université Waseda, l’université de Strasbourg accueillera du 11 au 13 mars 2026 un colloque dont l’intitulé est « utopie hospitalière du théâtre ».

Vous trouverez l’appel à communications sur ce lien. Date limite pour l’envoi des propositions: 15/11/2025.

Du côté de l’université de Strasbourg, les porteurs seront d’une part le département des arts du spectacles de la faculté des arts / laboratoire ACCRA – UR 3402 et d’autres part le département d’études japonaises de la faculté des langues / laboratoire GEO – UR 1340.

Précision importante:

Outre les communications spécifiquement liées au théâtre (telles que présentées dans l’appel ci-joint), nous accepterons toute proposition relative à l’imaginaire du refuge et de l’exil, dans le contexte du Japon, que ce soit dans les arts, la littérature, l’histoire de la pensée.

[Appel à présentations] Séminaire doctoral de l’IFRJ à la Maison franco-japonaise de Tokyo

Le séminaire doctoral de l’Institut français de recherche sur le Japon (IFRJ) à la Maison franco-japonaise d’Ebisu fait sa rentrée et nous cherchons des personnes intéressées pour présenter leur travail durant l’année 2026 (mars – juillet).

Le séminaire, organisé à un rythme mensuel, s’adresse principalement aux doctorants francophones en sciences humaines et sociales en séjour au Japon, tout en restant ouvert à d’autres étudiants. Pensé comme un espace de rencontre, de discussion et de réflexion collectives, il se déroule dans une atmosphère bienveillante et chaleureuse. Il permet aux étudiants de présenter leurs travaux de recherche en cours tout en bénéficiant d’un retour de chercheurs de diverses disciplines, notamment du directeur et des chercheurs de la Maison franco-japonaise.

Se déroulant sous la forme d’un exposé d’une quarantaine de minutes, suivi d’un échange avec la salle, le séminaire constitue un entraînement à la prise de parole en public et à la présentation claire et adaptée de son sujet face à un public d’horizons variés. Les participants de l’auditoire peuvent, quant à eux, profiter de l’expérience de leurs collègues et sont conviés à s’interroger sur des questions de méthode qui leur sont propres.

Les séances sont organisées au format hybride. Elles ont lieu en principe le dernier mardi du mois, bien qu’une autre date puisse être définie en fonction des disponibilités de l’intervenant.

Pour les doctorants, la participation au séminaire peut être validée auprès de votre école doctorale. L’IFRJ peut éventuellement, sous réserve de fonds disponibles, prendre en charge les frais de transports pour les intervenants résidant en dehors du Kantō. N’hésitez pas à en faire la demande lors de votre candidature.

Nous vous invitons à candidater par courriel à l’adresse phd@mfj.gr.jp, en précisant votre rattachement académique, le thème de vos recherches, ainsi que le(s) mois où vous seriez disponible.

N’hésitez pas à faire circuler l’annonce de ce séminaire autour de vous, afin de le faire connaître auprès du plus grand nombre, en particulier des nouveaux arrivants.

L’équipe coordinatrice du séminaire doctoral

Adrien BOYETTE (doctorant, Univ. des Sciences de Tokyo), Paul SAUVAIRE-BROCHOT (doctorant, Inalco – IFRAE), Mélanie HOURS (chercheuse, IFRJ – MFJ)

Séminaire doctoral

Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise 

3-9-25 Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo 150-0013

03-5421-7641

www.mfj.gr.jp

[Appel à contributions] « Il n’y a pas de quoi rire ! Rire et sérieux dans la littérature japonaise », contributions attendues pour le 15 janvier 2026

Appel à contributions

« Il n’y a pas de quoi rire !
Rire et sérieux dans la littérature japonaise »

Dans le cadre du programme de recherche du CRCAO Le rire dans la tradition littéraire japonaise, une nouvelle journée d’études sera organisée à l’Université Paris Cité le vendredi 12 juin 2026*, sur le thème :
« Il n’y a pas de quoi rire ! Rire et sérieux dans la littérature japonaise ».

À cette occasion, nous avons le plaisir de lancer un appel à contributions pour des communications en français, en anglais ou en japonais, d’une durée de 30 minutes. (Appel à télécharger sur ce lien)


Il s’agira de réfléchir à la place qu’occupe le rire dans la tradition littéraire japonaise, y compris au sein des œuvres canoniques les plus sérieuses, d’en analyser la nature, les mécanismes et les différentes facettes, et plus particulièrement son articulation avec le sérieux. Quels usages une œuvre de fiction qui se veut sérieuse fait-elle du rire ? S’agit-il de faire cohabiter deux registres, de traiter des sujets graves sur un mode léger, ou au contraire d’aborder des sujets légers avec gravité ? Du point de vue de la recherche, comment parler sérieusement du rire ? Enfin, comment la question du rire peut-elle renouveler notre approche de certaines œuvres de la littérature japonaise ?

Le point de départ de la réflexion est la littérature classique, mais des contributions portant sur la littérature moderne et contemporaine sont également les bienvenues.

Les propositions (300 à 400 mots, en français, anglais ou japonais) sont à adresser par courrier électronique aux adresses suivantes :
daniel.struve@u-paris.fr et marianne.simon-oikawa@u-paris.fr

Date limite d’envoi des propositions : jeudi 15 janvier 2026

*Cette date définitive annule le calendrier annoncé au départ.

[Concours CNRS] Soutien de l’UMR Chine-Corée-Japon (CNRS-EHESS-UP Cité) aux candidatures

Le CCJ (Laboratoire Chine Corée Japon), unité de recherches du CNRS (UMR 8173) sous co-tutelle de l’EHESS et de l’université Paris-cité, propose son soutien aux candidates et candidats qui souhaiteraient le rejoindre, en cas de réussite au concours de chargés de recherche du CNRS, lors de la prochaine campagne de recrutement. Les personnes intéressées sont invitées à envoyer avant le 17 novembre 2025 leur projet de recherche (même une version provisoire), leur CV, leur rapport de soutenance ainsi qu’une lettre qui expose les raisons de leur souhait de rejoindre le CCJ.

 
Le dossier doit être adressé aux trois adresses suivantes  :

guillaume.carre@ehess.fr

alain.arrault@efeo.net

isabelle.sancho@ehess.fr
 
La réponse du laboratoire sera notifiée dans le courant du mois de décembre 2025.
 
Le laboratoire Chine Corée Japon abrite des chercheurs travaillant en histoire, anthropologie, géographie ou économie de l’Asie orientale depuis les périodes médiévales et prémodernes, jusqu’à l’époque moderne et contemporaine. Il est abrité par l’EHESS, et compte aussi parmi ses membres titulaires, des chercheurs de l’Ecole Française d’Extrême-Orient (EFEO).

Le CCJ peut accueillir des chercheurs rattachés aux sections suivantes :

  • Section 35 : Mondes modernes et contemporains
  • Section 37 : Philosophie, épistémologie, histoire des sciences
  • Section 39 : Sociologie et sciences du droit
  • Section 40 : Economie et gestion
  • Section 41 : Anthropologie et étude comparative des sociétés contemporaines
  • Section 42 : Espaces, territoires, sociétés
  • Section 43 : Politique, pouvoir, organisation

[Appel à communication] « Spectres de l’architecture, les voix négatives du projet », communications attendues pour le 15/12/2025

Nous avons le plaisir de vous transmettre l’appel à communication pour les journées d’étude internationales « Spectres de l’architecture, les voix négatives du projet », organisées par le LIAT et l’EVCAU auront lieu les 20 et 21 mai 2026, à l’ENSA Paris-Val de Seine et à l’ENSA Paris-Malaquais – PSL.

Conditions de soumission du résumé

Les réponses à l’appel à communication pourront émaner de diverses disciplines et se positionner de manière privilégiée dans l’une des quatre pistes proposées ci-dessous. Les réponses mentionneront les cas d’étude envisagés ainsi que les enjeux de l’intervention proposée. Elles pourront être en français ou en anglais. Sont attendus :

– le titre (100 caractères max) ;

– le sous-titre (150 caractères max) ;

– les informations sur l’auteur.ice (Prénom Nom, Structure d’affiliation, adresse email)

– une courte biographie (150 mots max) 

– un résumé (1 000 mots max)

– des mots clefs (3 max)

– des références bibliographiques (3 max)

Les propositions sont à envoyer à : spectres.architecture@gmail.com avant le 15 décembre 2025

APPEL À COMMUNICATION

L’architecture et l’infrastructure sont habitées par des spectres qui sont autant de traces de ce qu’elles ont été, mais aussi de ce qu’elles auraient pu être, ou de ce qu’elles seront peut-être un jour. Nous proposons de considérer l’architecture et l’infrastructure sous l’angle de leurs spectres, en portant l’attention sur les absences autant que sur les présences. Selon cette approche symptomale de l’architecture, il s’agirait de nous intéresser aux manifestations spectrales qui débordent de la place qu’on a donnée aux projets, imaginaires, bâtiments, infrastructures qui ont été mal oubliés.

Notre époque nous demande de penser à réparer avant de construire. Notre attention se porte sur ce qui est vulnérable pour prendre soin des blessures, celles des vivants, comme celles des édifices eux-mêmes. Nous acceptons la négativité des destructions et des abandons avant d’envisager l’acte positif du projet. Le principe d’obsolescence est désormais intégré ; notre sensibilité vis-à-vis des traces est plus que jamais aiguisée. Le risque de ce regard réparateur est de soigner les blessures sans les interroger, de recouvrir les traces sans les comprendre. Car au-delà des traces et des blessures visibles, il existe des infrastructures et des architectures négatives, invisibles et spectrales : un édifice disparu sans laisser de traces, mais dont persiste l’image fantôme ; un bâtiment qui contient les spectres d’autres édifices et vies disparus ; une architecture dont l’édification n’a jamais eu lieu, sinon dans l’imaginaire des architectes et de leur discipline.

Comment faire pour désigner ces architectures et infrastructures négatives quand elles ne sont pas visibles ou exprimées de manière aussi manifeste qu’un ouvrage détruit ? Comment soigner, réparer là où les symptômes n’ont pas été diagnostiqués, là où ils ont été étouffés ou oubliés ? Comment faire quand l’attention que nous portons à la vulnérabilité des édifices et à leurs habitants ne nous fournit pas de signes clairs, mais s’exprime avec des contenus ambigus, parfois contradictoires ?

On peut dire d’une architecture qu’elle est spectrale dans certaines conditions. Ces conditions impliquent différentes définitions de la notion de spectre en lien avec l’architecture. Nous choisissons d’en distinguer quatre, que nous proposons comme pistes de recherche pour ces journées d’étude : 

1. Hantologie : le registre esthétique et les médiums de la hantise

Là où l’architecture est le support d’un imaginaire collectif hanté par des spectres, fantômes et autres revenants, qu’elle constitue à cet égard un registre esthétique à l’égal d’autres arts comme la littérature, le cinéma ou la musique, et qu’elle sert de dispositif technique et culturel spectral, au même titre que la photographie spirite ou les liminal spaces sur internet, pour faire apparaître ou enregistrer les formes de revenances. Il s’agira ici de constituer un corpus de projets, d’architectures, d’infrastructures ou plus largement de lieux répondant aux dimensions esthétique et technique de l’hantologie, en lien avec d’autres champs de la production artistique.

2. Lieux hantés : l’architecture et l’infrastructure comme symptôme

Là où, en tant qu’édifices matériels, l’architecture et l’infrastructure contiennent les spectres d’événements (souvent traumatiques) dont elles ont été le cadre, parfois l’instrument, et qu’elles pourront à ce titre redevenir les supports de témoignages. Le corpus serait ici constitué par des lieux où se sont déroulés des événements qui ont marqué nos mémoires individuelles et collectives : là où des monuments ne sont pas intervenus pour identifier l’histoire que l’on doit retenir et faire perdurer, là où les symptômes inquiétants n’ont pas été entièrement effacés, ni recouverts par des symboles rassurants.

3. Deuil : hériter sans le patrimoine

Là où l’architecture et l’infrastructure héritées ne sont plus uniquement patrimonialisées, mais appellent à un processus de deuil et d’acceptation des spectres, ouvrant ainsi la voie à un nouveau rapport à l’héritage entendu notamment comme commun négatif. Le corpus qu’on souhaite constituer ici serait fait de vestiges qui engagent des récits et des relations aux choses ordinaires (architectures, infrastructures, territoires) qui disparaissent ou qui persistent malgré notre refus d’en hériter. Les récits convoqués permettront de partager des pratiques (rituelles, funéraires) qui cherchent à accompagner le devenir-spectre des choses.

4. Nostalgies réflexives : le spectre comme projet

Là où, en tant que métier et discipline à l’histoire chargée, l’architecture est hantée par son propre passé, dont celle de la modernité et ses multiples retours nostalgiques, et qu’elle persiste pourtant à vouloir faire projet à partir de ses spectres. Entre analyse historique, lecture esthétique et décryptage psychologique du processus créateur, le corpus de ce volet doit permettre de questionner la possibilité pour l’architecte de faire projet avec ses spectres, que ceux-ci proviennent de l’histoire de l’architecture, de l’histoire culturelle au sens large, ou de biographie de l’auteur.ices.

Pour une lecture plus complète de l’appel, téléchargez le document suivant (également en PJ) : Appel_Spectres_FR.pdf

Le Comité d’organisation

  • Gilles Delalex, professeur (ENSAPM – LIAT) ; 
  • Bérénice Gaussuin, maîtresse de Conférences (ENSAPM – LIAT) ; 
  • Can Onaner, professeur (ENSAPVS – EVCAU)

[Appel à contributions] Colloque « Tourisme, tours du monde et globe-trotteurs au Japon/du Japon depuis Meiji », contributions attendues pour le 14/12/2025

International conference co-organized by Sophia University Institute of Comparative Culture,
The University of Osaka, University of Geneva Geography Department, University of Turin
Department of Humanities

Call for Papers => Link
Japan, tourist world tours and globetrotters – from the Meiji
period (1868-1912) to 1970
Sophia University, Tokyo, 27 June 2026

Motion de la SFEJ – Contre la suppression des concours de japonais

Motion de la Société française des études japonaises (SFEJ)
Contre la suppression des concours de japonais

Supprimer les concours, c’est empêcher le renouvellement du corps enseignant et aggraver une situation déjà marquée par une pénurie de postes. C’est aussi condamner à la précarité les enseignants contractuels qui assurent, souvent seuls, la continuité des cours dans les collèges et lycées. Comment soutenir les vocations quand les étudiants les plus engagés se heurtent à une filière sans débouchés ni concours pour devenir enseignants et sans aucune visibilité sur l’ouverture de ces derniers? Comment attirer de nouveaux étudiants vers une discipline à laquelle l’État retire toute perspective de carrière ?

Cette décision est d’autant plus incompréhensible que la filière subit depuis des années une ouverture minimale des concours, souvent limitée à un unique poste au niveau national, sans aucune perspective d’amélioration. Poursuivre cette non-politique de recrutement revient à nier les efforts accomplis par les universités, les enseignants et les étudiants, et à rompre l’égalité entre les langues vivantes enseignées en France.

Au-delà du recrutement, ce choix fragilise tout l’écosystème académique : les départements de japonais à l’université vont voir leur attractivité chuter, les vocations s’éloigner, les inscriptions diminuer. À terme, c’est la recherche en études japonaises et la transmission des savoirs qui seront frappées.

Enfin, cette suppression contredit les engagements pris par la France dans ses coopérations culturelles et éducatives avec le Japon. Comment promouvoir une relation stratégique si l’on retire les moyens d’enseigner la langue et de former des spécialistes ?


Renoncer à ces concours, ce n’est pas seulement affaiblir une langue étrangère.
C’est affaiblir l’École de la République, en renonçant à la diversité linguistique et culturelle dans un monde où le Japon est un partenaire majeur, et le japonais est une langue de savoir, de culture et d’accès à une civilisation influente. C’est également affaiblir, avec l’absence de spécialistes confirmés dans l’enseignement du japonais, la place de la France dans un monde de plus en plus complexe.