[Parution] Japon Pluriel 15, « Dit et non-dit »

Les organisateurs du colloque SFEJ 2023 ont le grand plaisir de vous annoncer la parution du Japon Pluriel 15, « Dit et non-dit ». Vous trouverez la couverture et le sommaire ci-dessous. 

Nous profitons de ce message pour remercier tous les auteurs qui y ont contribué, ainsi que les présidents de panel qui ont participé à la relecture. Les plus chanceux pourront recevoir leurs exemplaires lors du Colloque 2025 de la SFEJ qui aura lieu à Bordeaux la semaine prochaine. Nous nous réjouissons de vous retrouver à cette occasion. 

Japon Pluriel 15, « Dit et non-dit »

  1. Conférences d’honneur

MACÉ François – Le dire sans le dire: le viol et la mort d’Amaterasu ou dire l’incible

SAKATA Minako – Des récits restés lettres mortes ? Les représentations des rapports nippo-aïnous dans les contes en prose retranscrits par Kannari Matsu

  1. Archéologie

BARTOCCI Romina – Les tombes octogonales de la fin de la période Kofun, une nouvelle architecture funéraire

SIMONETTA Clio – L’histoire du cheval rouge : l’apport des données archéologiques dans le non-dit des sources officielles

CARBONE Sania – Volubilité des sources écrites et silence de l’archéologie ? L’étude du Hiraizumi no tachi

KUBO Akiyo – Dejima : une fenêtre sur les liens entre animaux domestiques et société entre le XVIIe et le XIXe siècle

  1. Histoire des transmissions

AGNEL Laura – Sugae Masumi (1754-1829) et la diffusion des savoirs dans le Nord du Japon : absence de publication et reproduction manuscrite

KASHKIN Danila – Liberté ou supplice ? Quand un seul mot peut faire la différence… Les interrogatoires des naufragés rapatriés durant la période d’Edo

  1. Histoire des religions

PANDOLFINO Marina – Organiser le shintō, dépasser Ise – La hiérarchie des sanctuaires dans le Shintō tai.i de Yoshida Kanetomo

MARQ Étienne – Le conspirationnisme comme outil d’intégration. L’antimaçonnisme catholique dans le débat intellectuel de la seconde moitié de l’ère Meiji (1880-1912)

  1. Des mines aux mots

ROY Alexandre – Discours et pouvoir du Capital : « corriger le mal des petites mines » et « accroître le capital » dans le bassin houiller du Chikuhō des années 1880

PITTELOUD Cyrian – La mine de Besshi au défi du reboisement à l’orée du vingtième siècle : entre mesures environnementales, intérêts commerciaux et enjeux identitaires

WASHINGTON Garrett – L’invisibilisation d’une grande entrepreneuse : Hirooka Asako et la transformation de la mine de charbon d’Uruno (1884-1898)

  1. Mémoires et territoires

TRIFU Ioan – Un devoir de mémoire dans le Japon local ? Commémorations officielles et discours politiques à Okinawa

TOKUMITSU Naoko – Les sentō et leurs mémoires : construire l’histoire du quartier par la référence à l’usage des bains publics

AKIAN Myriam – Tsukinowa, la mémoire d’après-guerre au c(h)œur du mouvement : entre reconstruction historique et mémorielle

VOMSCHEID Delphine – La reconstruction comme mise en valeur du patrimoine militaire au Japon : pour quelle mémoire ?

PINET Nicolas – Les massacres de Coréens dans un quartier populaire du nord-est de Tokyo après le séisme du 1er septembre 1923 : Entre histoire et mémoire, dit et non-dit

  1. Non-dits dans le monde professionnel

CASTELLVI César – Dire ou ne pas dire son nom en ligne : l’anonymat des journalistes à l’ère numérique

COLAS Pierre-Jean – Cinquante nuances d’enquêtés – Comment dire son activité professionnelle dans le cadre de l’économie du BDSM ?

ONO Mai – Dans l’ombre de l’auteur – Le rôle de l’éditeur dans le milieu de l’édition du shinsho

  1. Indicible et invisible dans les rapports de genre et de classe sociale

ITOH Yukiko – Comment parler des « violences sexuelles » ? : le cas d’étude du groupe NHK (1989-2020)

YOKOTA Raphaëlle – L’infanticide dans La maison de la rue en pente : mettre en scène l’indicible ou dénoncer une société qui n’aime pas les femmes ?

HOSOI Ayame – Autour du sexe d’une femme fatale (dokufu) : l’affaire Kiyono Kenji

HOURS Mélanie – Les grandes évolutions de la pauvreté japonaise contemporaine

  1. Dit et non-dit de l’encadrement juridique de la sexualité

HENNINGER Aline – La reconnaissance des droits sexuels pour les enfants

LENOBLE Camille – L’impensé pénal de la prostitution masculine dans le Japon moderne

MITHOUT Anne-Lise – Du tabou à l’accessibilité : affirmer et assister la sexualité des personnes handicapées

  1. Dit et non-dit en droit japonais

GRIVAUD Arnaud – La fabrique de la loi : une brève analyse des textes législatifs, de leur élaboration et de leurs rédacteurs

DEROO Héloïse – L’affaire du Maria Luz (1872) : le non-dit des traités inégaux

BÉRIDOT Nathan – Le pouvoir incitatif du juge

BONNEVAUX Mathilde – Le pouvoir limitatif du juge

  1. Littérature classique

GUILLEMOT Oriane – Nom et non-dit : l’anonymat du héros dans les Contes d’Ise

BÉNÉZET Lise – Dire ou ne pas dire la situation d’énonciation dans la poésie waka : l’exemple des séries poétiques d’Izumi Shikibu

SUDŌ Rui – L’écriture de Saikaku : exemple du premier chapitre des Vingt Parangons d’impiété filiale 

  1. Littérature(s)

LOZERAND Emmanuel – D’un « peut-être fou » à un « sans doute mort ». Dits et non-dits dans Nouvelles de Londres (1901) de Natsume Sōseki

PELOUX Gérald – Quand le roman policier en dit trop : techniques et effets de logorrhée discursive chez Oguri Mushitarō

SHIMOSAKAI Mayumi – Parler de la guerre pour mieux ne pas en parler ? Certaines contradictions dans les romans d’Īo Kenshi

SUGIE Fumiko – Le non-dit à l’œuvre dans quelques recueils de témoignages littéraires de Fukushima

SUGIE Fumiko – Une écriture « excentrique » : l’exemple de Furukawa Hideo

  1. Arts de la scène

WARTELLE-SAKAMOTO Clara – Les caractéristiques musicales des shinpeibushi, les « airs de Nakayama Shinpei »

HIRAI Akiko – Corps parlant, voix chorégraphiée : les techniques magiques dans la chorégraphie du rituel Shizume no mai

  1. 1995, « boîte noire du Japon contemporain »

MURAMATSU Kenjirō – Changements de style et points de divergence entre Takahata Isao et Miyazaki Hayao dans les années 1990

BECHLER Antonin – La secte Aum en fiction

BOUVARD Julien – Apocalypse 1995 : la « fin » du manga

  1. Didactique

BAZANTAY Jean – « La nouvelle méthode linguistique de Monsieur Gouin » au service de l’enseignement du japonais dans les territoires occupés

NINOMIYA Chika – Les panneaux de mots fonctionnels japonais en Silent Way : du faire parler au savoir dire

KAWAI Chieko – Explicite vs implicite dans l’enseignement : l’acquisition des marqueurs référentiels koso et a chez des apprenants français

  1. Linguistique

ANTONOV Anton – Dits et non-dits en japonais ancien

TAKEUCHI-CLÉMENT Rie – Le non-dit et les marqueurs de modalité implicite : karakedononi et shi

PELLARD Thomas – Perspectives archéolinguistiques sur le peuplement des îles Ryūkyū

URASOKO Rie – Revue de la typologie phonologique du japonais de Tokyo

LABRUNE Laurence – Un regard réflexif sur les thèses de linguistique et de didactique du japonais soutenues en France (1902 – 2023)

ANTUNES Julien – Étude contrastive d’actes de refus indirects à partir d’un corpus de films et séries de prétoires

[Décès] Allan Grapard

Message transmis par Monsieur François Macé :

Je viens d’apprendre par Bernard Faure le Décès le 8 décembre d’Allan Grapard. Tous ceux qui travaillent sur les religions du Japon ont dû le croiser ou au moins le lire. S’il fit presque toute sa carrière aux États-Unis, il avait commencé ses études de japonais en France aux Langues’O sous direction notamment de Francine Hérail. Il revint même passer son doctorat à l’Inalco. Je joins les messages de ses collègues Fabio Rambelli et Ienaga Nobumi.

Message de Fabio Rambelli :

Allan Grapard, professor emeritus of Japanese religions at the University of California, Santa Barbara, where he was the inaugural holder of the International Shinto Foundation Chair in Shinto Studies, passed away on December 8 in his beloved Hawai‘i. He was among the most influential scholars of Japanese religious history over the last half century.

Born in Normandy in 1944, after his studies in France at the Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) in Paris, where he received his Ph.D., he spent many years doing research in Japan, before coming to the United States. Here he held appointments at the University of Colorado Boulder, at Cornell University, and at the East-West Center at the University of Hawai‘i at Mānoa before joining UC Santa Barbara in 1985.

Grapard was one of the leading promoters in the West of new approaches to Japanese religions and intellectual history, developed in Japan by Kuroda Toshio (1926-1991) and others, which revolutionized the way in which we now look at religious phenomena. He was also one of the first to focus on the cultural and intellectual history of Shinto beyond wartime ideology and stereotypes.

Grapard was steeped in the French philosophical and intellectual tradition, and at the same time felt a profound affinity for Japan, which he visited often for fieldwork and conferences. He especially loved the mountains of the Kyushu region. Fueled by his immense erudition, Grapard’s research on Japanese religious history followed two main lines of inquiry: Shinto-Buddhist interactions and sacred geography (with his longstanding interest in Shugendō mountain religion), with a special focus on the relations between ideas, doctrines, institutions, and practices in a variety of contexts. Grapard was also one the first scholars to highlight the crucial importance of policies in the Meiji period that essentially terminated premodern religious beliefs and practices and brought about a radical transformation of the religious field, with consequences that are still felt today.

Grapard was always attentive to critical theory, cultural analysis, and methodological issues; indeed, he can be considered one of the leaders of the “critical turn” in Japanese religious studies. After his retirement, he continued to share his knowledge with students and scholars around the world and to write and publish original research, in particular on mountain religions in Kyushu and on the role of food in Japanese religions. Many scholars today work along agendas that are based on Grapard’s trailblazing scholarship.

His major publications include La vérité finale des Trois Enseignements (Paris: Poesis, 1982), The Protocol of the Gods: A Study of the Kasuga Cult in History (Berkeley: University of California Press, 1992), and Mountain Mandalas: Shugendō in Kyushu (London: Bloomsbury, 2016), in addition to many impactful articles and book chapters.

Allan Grapard was an adventurous and rigorous intellectual, a witty conversationalist, and an inspiring teacher. He will be sorely missed by his former students and the global scholarly community at large.

Fabio Rambelli

Message de Ienaga Nobumi :

Rambelli さん、
皆さま

Rambelli さん、悲しいお知らせ、ありがとうございました。

kuden-ML のメンバーの多く、そしてぼく自身の古い友人でもあった Allan Grapard さんが、12月8日に亡くなりました。kuden-ML の最初期からのメンバーでもありました。1944 年生まれ、ということは、正確には知りませんでしたが、だとするとぼくより4歳年上だったということになりますね。

じつは、ぼく自身はそれほど深いお付き合いはありませんでした。たぶん、最初にお会いしたのは、1970年代後半、Jean-Noël Robert さんが東京の日仏会館で留学生だったころ、御茶ノ水にあった日仏会館の Robert さんの宿舎で、何かの機会に Michel Strickmann さんと一緒にお会いしたように思います。とても豪放磊落な方だったことが印象に残っています。その後も、Grapard さんがまだ京都におられたころ、一度くらいお会いしたことがあったかもしれません。90年代に、京都の法寶義林研究所で、そのころスタンフォードの先生で、スタンフォードから京都に来ていた Bernard Faure さんと知り合う機会があって、その後、数回、Faure さんの関係でお会いしたことがありました。

1999 年に Faure さんが主催してスタンフォードで開催された「中世日本仏教——僧侶、王、周縁」Buddhist priests, Kings, Marginals: Studies on Medieval Japanese Buddhism と題された研究集会があり、その時、桜井好朗先生、阿部泰郎さん、細川涼一さんと日本からご一緒しました。Grapard さんは、サンタ・バーバラ校の先生だったので、距離的にも近く、参加されました。この成果は、Cahiers d’Extrême-Asie の第13号(2002年)に François Lachaud さんが京都の極東学院におられたころ、彼の編集で出されました。ここには、Rambelli さん、あるいは Brian Ruppert さんも参加されていましたね。また、Cahiers の同じ号では、(学会で一緒ではありませんでしたが)Steven Trenson の論文も出ています。

その語、Faure さんがコロンビア大学に移られて、中世神道、陰陽道、修験道を中心とした三つの「記念碑的」な研究集会を催され、とくに中世神道の学会では、Grapard さんは特別講演をされて、とても感銘を受けました。ぼくは、それらの学会の成果をすべて、Cahiers の特集号として編集を担当したので、よく覚えています。

Grapard さんは、1970年代に京都に留学されて、当時の法寶義林研究所に出入りされるようになり、そこから仏教や日本の宗教研究にのめり込み、その後、アメリカに渡られて大学の先生を歴任されました。ぼくは、1972年から76年まで、法寶義林で「大自在天」という項目を書いたので、1年の半分か3分の1くらいは京都に通って勉強していました。でも、当時は Grapard さんと京都でお会いすることはありませんでした。だから、法寶義林研究所に出入りされるようになったのは、76年以降だったのだと思います。そのころ、法寶義林研究所の Hubert Durt 先生からお手紙をいただいて、Faure さんとか Grapard さんなど、とても優秀な研究者が来られるようになった、一度知り合うといいでしょう、と書かれていたことを思い出します。

Grapard さんも Faure さんも、フランスで勉強した後、京都に留学し、その後アメリカで名を成した重要な研究者です。こんにちのアメリカの日本宗教学をリードしている先生の多くは、この二人の学問を受け継いでおられます。Rambelli さんもその一人で、イタリアでウンベルト・エーコの薫陶を受けた後、日本で山口昌男氏の下で勉強され(そう言えば、山口氏とは、Rambelli さんの関係で1度だけお会いしたことがありました)、その後、Faure さんの元で、スタンフォードでも研究され、さらに Grapard さんの後継者としてサンタ・バーバラの先生をされるようになった、という経歴の先生です。1970〜80年代のアメリカ西海岸におけるフーコーなどのフランス哲学の隆盛が、こうした流れの先鞭をつけたものでした。そのフーコーが、京都を訪れた際に、案内したのが Faure さんで、それも法寶義林研究所が京都における日仏、日欧、日米の学術的な交流の中心地になっていた、ということが、大きなきっかけでした。

今では、あまり知られていない歴史だと思いますが、ぼくも、端の方からそういう歴史にいくらかかかわったことが、何か不思議に思えます。

Grapard さんは、Faure さんにとっては盟友のような存在で、この悲しい知らせは、Faure さんにとっては大きな痛手だろうと思います。

ぼくは、個人的には Grapard さんとそれほど親しくお付き合いする機会はありませんでしたが、やはり同世代の日本学研究の盟友、というような親しみを感じていました。同世代と言っても、生年を知るとだいぶ上だったのだな、と分かりましたが。

心からご冥福をお祈りいたします。

皆さまも、どうぞお身体お大切になさってください。

彌永信美

[Soutenance] Habilitation à diriger des recherches, Julien Bouvard, date reportée

Julien Bouvard (Maître de Conférences, Département d’études japonaises, Université Jean Moulin Lyon 3) a le plaisir de vous annoncer la soutenance de son habilitation à diriger des recherches, intitulée Ce que disent les mangas : discours, formes et dissémination de la bande dessinée japonaise.

Le jury se compose de :

M. Jean-Sébastien Cluzel, professeur à Sorbonne Université (président du jury)

M. Jan Baetens, professeur émérite à KU Leuven (rapporteur)

M. Thomas Lamarre, professeur à l’Université de Chicago (rapporteur)

Mme Naoko Morita, professeure à l’Université Sophia (examinatrice)

Mme Marianne Simon-Oikawa, professeure à l’Université Paris Cité (garante)

La soutenance, initialement prévue le mercredi 17 décembre 2025 à 9h à l’Université Paris Cité est finalement reportée. Une nouvelle date sera communiquée ultérieurement.

[Conférence] « Fukushima reprises v.11 », 18 décembre 2025, musée Guimet

Conférence : Fukushima reprises v.11

Par Mélanie Pavy  et Sophie Houdart

https://www.guimet.fr/fr/activites-visites/conference-fukushima-reprises-v11

(Réservation conseillée)

Dans le cadre du cycle « L’actualité de la recherche. 
Nouveaux regards et questionnements sur les arts de l’Asie »
Jeudi 18 décembre à 18h30
(auditorium Jean François Jarrige, Musée Guimet)

Depuis la catastrophe de 2011 au Japon, Mélanie Pavy, artiste visuelle et Sophie Houdart, anthropologue, se sont rendues plusieurs fois dans la région de Fukushima pour tenter de comprendre ce qui ne cessait d’arriver.
Un travail à double voix tout en nuances leur a permis de revisiter les archives de leurs voyages et les expériences qu’elles ont traversées ensemble, dessinant une exploration sensible du territoire meurtri de Fukushima.

Mélanie Pavy est artiste et maîtresse de conférence à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Ses films, installations et récits, entre réel et fabulation, interrogent notre capacité à percevoir et à penser les mutations de nos mondes. Son travail est montré au sein d’expositions et de festivals en France et à l’international. Pour ses projets, elle a notamment été lauréate des résidences de l’Institut français au Brésil, de la Villa Kujoyama au Japon et de la Cité Internationale des Arts à Paris (Art Explora).

Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS, spécialiste du Japon. S’intéressant aux sciences et techniques, elle a réalisé plusieurs enquêtes portant sur les modes de construction et pratiques locales de la modernité au Japon ainsi que sur le thème de la création et de l’innovation. Depuis 2011, ses travaux portent essentiellement sur la vie après la catastrophe de Fukushima. Elle poursuit aujourd’hui son travail d’enquête et sa réflexion sur les territoires nucléarisés en l’élargissant au territoire de La Hague, dans le Cotentin, et à celui de Rokkasho-mura, dans la préfecture d’Aomori (Japon).

[Soutenance de thèse] « Oublier Hiroshima et Nagasaki ? Histoire croisée des politiques et des représentations des victimes de la bombe atomique entre la France et le Japon (1945-1966) », Masatoshi INOUE, 13 décembre 2025

Masatoshi INOUE a le plaisir de vous annoncer la soutenance de sa thèse en histoire des sciences, intitulée « Oublier Hiroshima et Nagasaki ? Histoire croisée des politiques et des représentations des victimes de la bombe atomique entre la France et le Japon (1945 – 1966) », thèse réalisée sous la codirection d’Anne Rasmussen (EHESS/CAK) et de Sezin Topçu (CNRS/CEMS). 

La soutenance aura lieu en présentiel samedi 13 décembre 2025 à 9h au Campus Condorcet (salle 50 du Centre de colloques : Place du Front populaire, 93300 Aubervilliers).

Le jury sera composé de :
Soraya BOUDIA, Professeure, Université Paris Cité (rapporteure)
Bruno CABANES, Professeur, Ohio State University (examinateur)
Ken DAIMARU, Maître de conférences, Université Paris Cité (examinateur) 
Michael LUCKEN, Professeur, Inalco (rapporteur) 
Guillaume PIKETTY, Professeur, Sciences Po (examinateur) 
Anne RASMUSSEN, Directrice d’études, EHESS (directrice de thèse)
Sezin TOPÇU, Directrice de recherche, CNRS (directrice de thèse)

Elle sera suivie d’un pot auquel vous êtes chaleureusement convié-e. Si vous souhaitez assister à la soutenance, Masatoshi INOUE vous remercie de bien vouloir le contacter par mail pour des raisons de capacité de la salle.

[Parution] Modalités et acteurs de la transmission au Japon, Presses Universitaires Rhin & Danube

Évelyne Lesigne-Audoly, Sandra Schaal et Nozomi Takahashi ont le plaisir de vous annoncer la parution de l’ouvrage collectif qu’elles ont coordonné : Modalités et acteurs de la transmission au Japon, aux Presses universitaires Rhin & Danube. Cet ouvrage vient étoffer la collection Europe-Japon des Presses Universitaires Rhin & Danube, dirigée par Nicolas Baumert.

[JFR 2025] Journées Francophones de la Recherche, 5 & 6 décembre 2025, Tokyo et Zoom

Les Journées Francophones de la Recherche auront lieu à Tokyo et sur Zoom.

Depuis 1997, cette rencontre annuelle réunit la communauté de chercheurs et étudiants francophones établis au Japon, toutes disciplines et toutes nationalités confondues. L’objectif de la JFR est de permettre aux chercheurs, étudiants, doctorants, ingénieurs, institutionnels, représentants d’entreprise ou toutes personnes intéressées de se rencontrer et d’échanger sur leurs activités au Japon.

La participation est gratuite et ouverte à tous, mais l’inscription est obligatoire via notre formulaire en ligne

Accueil à partir de 9h30

10h00-10h30. Introduction

Mots d’introduction par Cecile Laly (Présidente de Sciencescope), Jean-Baptiste Bordes (Attaché pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France au Japon) et Bruno Le Pioufle (Directeur du bureau du CNRS en Asie du Nord-Est)

10h30-12h00. Session 1

Modération : Anne-Claire Eiler (université de Tokyo)

10h30-11h00. Jean-Claude Crivello (LINK – CNRS)
Explorer l’espace des matériaux avec l’intelligence artificielle ?

11h00-11h30. Lycée Français International de Ho Chi Minh – Projet lycéens encadré par Jean Engel (LFI Duras)
La préservation et la mise en valeur du patrimoine alimentaire des M’nôngs (Dak Lak) dans le cadre du développement de projets touristiques durables(en ligne)

11h30-12h00. Xavier Michel-Tanaka (université des Sciences de Tokyo)
Étude archéologique et approche expérimentale de l’évolution de la conception des fourneaux de réduction dans le Chūgoku au Japon (VIe – XVIesiècle)

12h00-13h30. Pause déjeuner + session posters

13h30-15h00. Session 2

Modération : Aurélien Kerever (université Juntendo)

13h30-14h00. Lucile Druet (université Kansai gaidai)
La Place des Apprenties Geishas dans les Films et Séries d’après-guerre

14h00-14h30. Lycée Français International de Tokyo – Projet lycéens encadré par Chrystèle Gademer (LFI Tokyo)
La représentation de l’Antiquité dans la culture Populaire

14h30-14h40. Maxime Allioux (JAMSTEC)
Exploration de la diversité cachée des microorganismes eucaryotes sous-marins

14h40-14h50. Lycée Français International de Kyoto – Projet lycéens encadré par Antoine Boyer (LFI Kyoto)
Le gène ABCC11 : un déterminant génétique de l’odeur corporelle humaine

14h50-15h00. Anne-Claire Eiler (université de Tokyo)
Réseau d’électrodes semi-transparentes pour étudier les cellules cardiaques

15h00-15h30. Pause-café + session posters

15h30-17h30. Session 3  

Modération : Jacques Maleval (CNRS)

15h30-16h00. Lycée Français International de Phnom Penh – Projet lycéens encadré par Nadège Mantion (LF Descartes)
Le sous-réseau de résistance Betty, réseau Coty

16h00-16h30. Tom Kühner (université du Tohoku)
Apprentissage et circulation de savoirs militaire : le cas de l’attaché naval français durant la Guerre russo-japonaise

16h30-17h00. École européenne de Taipei – Lycée Français de Taipei – Projet encadré par Sylvain Amisse-Paoletti (LFI Taipei)
La construction et la négociation des identités dans un lycée : analyse des interactions sociales et des discours

17h00-17h10. Ren Funawatari (université Aoyama Gakuin)
Le camouflage autistique reconsidéré : Examen de sa nature multidimensionnelle

17h10-17h20. Lycée Français International de Tokyo – Projet lycéens encadré par Laurent Abbal (LFI Tokyo)
Scientific Game Jam 

10h00-12h00. Session 4

Modération : Adeline Lassaux (SST – Ambassade de France au Japon)

10h00-10h30. Alexandre Zampa (université de Tokyo)
Supraconducteurs à haute température critique : caractérisation du matériau et électroaimant

10h30-10h40. Marwan Ben Miled (National Institute for Material Science – NIMS)
Présentation de la voie des Céramiques Dérivées de Polymères (PDC) et de ses applications possibles dans la production d’hydrogène

10h40-11h40. Table ronde « études de genre »
– Ronan Cantal (université Hitotsubashi)
Dire « moi » autrement : langage et expérience de la masculinité chez les hommes gays japonais
– Naoko Hosokawa (université des sciences naturelles de Tokyo)
Langage, genre et emprunts : Le cas du mot « féministe » en japonais
 Amaël Cognacq (université de Tokyo)
Étudier les mouvements antiféministes en ligne en France et au Japon : Mon projet doctoral en dix minutes

11h40-11h50. Clément Deleau (LAAS-CNRS)
Circuit photonique intégré avec émetteur quantique en nanotube de carbone fonctionnalisé opérant à température ambiante

11h50-12h00. Judit Erika Magyar (EURAXESS Japan)
Horizon Europe Funding and EURAXESS Japan Services

12h00-13h30. Pause déjeuner + session posters

13h30-14h50. Session 5

Modération : Lucile Druet (université Kansai gaidai) 

13h30-13h40. Matheus Motta de Moura (université des études étrangères de Tokyo)
Religion, désinformation et comportement électoral transnational : le soutien à Bolsonaro parmi les Brésiliens au Japon

13h40-13h50. Anne-Sophie Mpacko (université Keio)
Devenir mère loin de chez soi : Une analyse transculturelle de l’expérience des mères françaises au Japon

13h50-14h50. Table ronde “La revue France-Japon
Lycée Français International de Tokyo – Projet lycéen encadré par Gilles Mastalski / Jean-Sébastien Bukowiecki (LFI Tokyo)
– Entre propagande et culture. Qui sont les auteurs français et japonais publiés dans les quarante-quatre numéros de la revue France-Japon (1934-1940) ?
– Que nous révèlent les encarts publicitaires de la revue France-Japon ? 
 Relations franco-japonaises et géopolitique de l’Asie orientale au prisme de la revue France-Japon (1934-1940)
– Des contributions oubliées : l’écrivaine franco-japonaise Kikou Yamata dans la revue France-Japon (1934-1940)

14h50-15h20. Pause-café + session posters

15h20-16h10. Session 6  

Modération : Naoko Hosokawa (université des sciences naturelles de Tokyo)

15h20-15h30. Charles Plessy (Okinawa Institute of Science and Technology Graduate University – OIST)
Les génomes brouillés dans l’arbre du Vivant

15h30-16h00. Antoine Caillot (CNRS-AIST Joint Robotics Laboratory)
Robot, watch your step!

16h00-16h10. Laura Ariès (université des études étrangères de Kyoto)
Retour sur l’exposition « Tigres en papier mâché » : recherche, collection et transmission

16h10-16h40. Pause-café + session posters

16h40-17h40. Conférence invitée

Yoan Cherasse (université de Tsukuba)
Pourquoi dormons-nous? Les réponses de quatre siècles de science

18h00-20h00. Pot convivial

Sciencescope – l’Association des étudiants et chercheurs francophones au Japon, l’Ambassade de France au Japon (SST et SC/IFJ), et le Bureau de Tokyo du CNRS Asie du Nord-Est organisent les Journées Francophones de la Recherche 2025 (JFR 2025) le vendredi 5 et le samedi 6 décembre 2025 à l’université de Tokyo (campus de Hongo, Takeda Hall). Format hybride : l’événement sera simultanément retransmis sur Zoom.

[Conférence] « Penser la nature et l’homme avec Isao Takahata », 6 décembre 2025, 14h30, MCJP

Entrée libre sur réservation sur la page :

https://www.mcjp.fr/fr/la-mcjp/actualites/penser-la-nature-et-l-homme-avec-isao-takahata

Conférence 06 décembre 2025 à 14h30
« Penser la nature et l’homme avec Isao Takahata – 高畑勲と考える、自然と人間 »

Kenjirō Muramatsu et Antonin Bechler présenteront la pensée d’Isao Takahata (1935-2018) à travers ses films et ses écrits, ainsi que les choix formels qui ont façonné les représentations visuelles qu’il a produites. Depuis le début de sa carrière au Studio Tōei (1959-1971) jusqu’à ses travaux au sein du Studio Ghibli (1985-2018), le cinéaste d’animation a conservé une position critique et singulière dans le monde de l’animation japonaise. Nous évoquerons ses représentations de la nature ainsi que la place que celle-ci occupe dans sa vision de l’homme et de la société, en les comparant à celles de Hayao Miyazaki (1941-). 

Intervenants : 
Kenjirō Muramatsu est maître de conférences à l’Université Jean Moulin Lyon III. Il étudie les relations entre la société de consommation et l’environnement naturel dans le Japon et l’Europe à travers des recherches sur l’agriculture, l’alimentation, les mouvements sociaux et la culture populaire.

Antonin Bechler (participation en ligne depuis le Japon) est chercheur à l’Institut français de recherche sur le Japon (Maison franco-japonaise de Tokyo) et maître de conférences au département d’études japonaises de l’université de Strasbourg. Ses recherches portent sur les représentations, discours et idéologies déployés dans la fiction japonaise contemporaine, en particulier la littérature (notamment les romanciers Ōé Kenzaburō et Murakami Haruki), mais également les productions de la culture populaire (animation, manga, etc.).

*La conférence ne sera pas diffusée en ligne