[Décès] Jacques Pezeu-Massabuau, l’une des grandes figures françaises de l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme du Japon

J’ai la grande tristesse de vous annoncer le décès de Jacques Pezeu-Massabuau, jeudi soir à Tokyo. Il avait atteint 94 ans certes, mais gardait une forme impressionnante pour ce grand âge, avant que l’hiver ne l’emporte. 
Les aînés de JAPARCHI l’ont bien connu, lorsqu’il nous a accompagnés, avec le professeur NISHIDA, dans la réalisation du programme de recherches « Dispositifs et notions de la spatialité Japonaise », dans les rencontres qui conduiront à notre « Vocabulaire ». Nous avons apprécié ses conférences, érudites, toujours dans ce style élégant et aujourd’hui suranné d’un homme formé aux lettres classiques. Ses manières « vieille France » en étonnaient plus d’un, et charmait au contraire les autres pour ces qualités aujourd’hui rares, sinon oubliées.
Pour les plus jeunes, il faut rappeler que, agrégé de géographie, il a consacré sa thèse d’état, un monumental volume d’une incroyable richesse, à « la maison japonaise » (publiée en 1981 aux POF), qui a marqué notre domaine de recherches de manière indélébile. On se souvient particulièrement de sa première grande étude : « la maison japonaise et la neige » (1966).
Chercheur très autonome, jalousement indépendant et même libertaire, il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, et d’innombrables articles dans les meilleures revues. Il y a développé sa curiosité inlassable, ses analyses profondes et percutantes pour ce que c’est que d’habiter notre terre, notre maison, et le Japon en particulier. Il y a souvent pris l’exemple de sa propre demeure familiale, à Saint-Geniès-d’Olt en Aveyron, qu’il chérissait tant et qu’il a doté d’un jardin classique, aimant à le faire admirer à ses hôtes. Il s’est ainsi fait mémorialiste de cette ville, de sa famille, de cette belle maison aveyronnaise du XVIIe siècle.
Infatigable voyageur, il a parcouru toute l’Asie. Curieux de tous les mouvements de pensée scientifiques, il a exercé ses talents dans de multiples activités, et jusqu’à conseiller l’ancienne municipalité francophile de Tokyo. Scribe passionné, il a consacré trois volumes à l’épuisement géographique de notre globe que constitue l’œuvre de Jules Verne. De même a-t-il traduit son goût de l’esthétique du Japon dans la publication de plusieurs recueils photographiques. On se souvient aussi de son texte introductif au Guide Bleu du Japon de la haute époque, à côté de celui d’Augustin Berque, volume devenu un précieux incunable. De la demeure il faisait leçon, mémoire, plaisir, rêve.
Au-delà de ma tristesse de perdre un ami très cher, je voudrais transmettre à sa famille, à sa fille, à son gendre, à ses deux petits-fils, la joie que nous avons eue de connaître Jacques dans toute son originalité plus encore que la tristesse de le perdre.
L’incinération a eu lieu dans la plus stricte intimité.


Philippe Bonnin


Postes et fonctions occupées

  • Lycée Jean Jacques Rousseau à Saigon : oct. 1957-juin 1960
  • Maison Franco-japonaise de Tokyo: octobre 1960-juin 1963
  • Université de Saigon: juin 1963-juin 1964
  • Attaché de recherches au CNRS : 1964-1972
  • Athénée Français de Tokyo; 1972-1990 
    Université de Tokyo: 1980-1990
  • Université de Chûô: 1980-1991
  • Université Ôu (Kôriyama): oct. 1991-mars 1997
  • Université de Waseda : 
    Faculté de sciences économiques: 1990–> ?
    Faculté de droit : mars 1998-2000

Participation à trois comités d’urbanisme de la ville de Tokyo travaillant respectivement sur l’aménagement de la rivière Sumida, l’aménagement de la Place de l’Hôtel de ville, et l’exposition (avortée) d’urbanisme « Tokyo Frontier ». 

Pour finir, voici quelques phrases de Jacques Pezeu, écrites il y a deux ans environ, transmises par sa fille dans lesquelles il évoque son parcours. 

Activité professionnelle
« Loquace de tempérament et pédagogue de vocation, j’ai passé mon existence à enseigner (fût-ce à des auditeurs plus cultivés que moi).
Après le lycée JJ Rousseau à Saigon, puis à l’université de cette ville, chercheur au CNRS, professeur à l’Université de Tokyo (1980-1990), à Waseda (1991-(998), seul membre étranger de plusieurs comités d’urbanisme de la Ville de Tokyo, enseignant à l’Institut Supérieur de Gestion à Paris et Tokyo, participant à des Tables rondes (urbanisme), écrivant dans diverses revues (photographie, sociologie), j’ai  toujours occupé des postes agréables, face à des étudiants intelligents et dociles. J’ai toujours ainsi paru très occupé, tout en consacrant la plupart de mon temps à des activités (lecture, photographie ) plus rafraîchissantes.(…)

Pour (ne pas) conclure

Il est temps de mettre un terme à ces propos et aussi que j’arrête de parler de moi: Toutefois, avant de « me »quitter de cette manière, je répondrai à trois questions qu’on pourrait me poser:
– pourquoi parler (ou écrire) de soi ? De plus intelligents l’ont fait pour diverses raisons. Quant à moi, il s’est d’abord agi de répondre à un désir de ma fille, apparemment curieuse de connaître qui je suis ou étais, et peut être aussi à mon besoin d’examiner à distance les gens et les choses que j’ai rencontrés mais qu’on ne regarde jamais sur le moment.
– Comment peut-on parler de soi ? Ayant fermé mon ordinateur il me suffit de papier et d’une plume et, incapable d’une longue narration, de partager en trois mon existence: des personnes (à commencer par moi), des lieux, des actes. Ainsi fragmentée, il devenait aisé de la raconter, au seul risque de se répéter.
– Quand parler de soi ? Maintenant. Entre un passé enfui et un avenir ignoré, ce « maintenant » est la plume que je tiens. Le passé est déjà écrit, ne me reste que l’impalpable présent, cet éternel fuyard que j’appelle « maintenant ». »

[Recrutement] Secrétaire d’édition, mi-temps, IFRJ-MFJ, Tokyo, dépôt des candidatures 15 janvier 2025

L’Institut Français de Recherche sur le Japon à la Maison Franco-Japonaise (Ebisu, Tokyo) recrute un-e secrétaire d’édition sur un poste à mi-temps (18h/semaine) en présentiel, recruté-e en droit local (la personne doit avoir un visa longue durée valide l’autorisant à vivre et travailler au Japon). 

La tâche principale se rapporte à l’édition de la revue scientifique francophone EBISU – REVUE D’ETUDES JAPONAISES publiée par l’Institut (relations avec les auteurs, mise en page, corrections, etc). Le ou la secrétaire d’édition gèrera aussi l’édition du programme et pourra être sollicité.e pour d’autres travaux d’édition ou des traductions (du japonais vers le français) en fonction des besoins. La personne recrutée aura un excellent niveau de français et de japonais (niveau Français natif), et une maîtrise des outils informatiques de traitement et d’édition de texte et de mise en page (Indesign et/ou équivalents).
Poste à pourvoir début 2025. Fiche de poste à télécharger sur ce lien.

Date limite de candidature : 15 janvier 2025. Faire parvenir CV et lettre de motivation par courrier à l’IFRJ (cf. fiche de poste).

Pour tout renseignement  : info@mfj.gr.jp
Présentation de l’IFRJ: https://www.mfj.gr.jp/index.php

[École d’été BruLau] Études de genre, du 2 au 6 juin 2025 à Marseille

Nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue du BruLau, école d’été internationale francophone de recherche en études de genre du 2 au 6 juin 2025 à Marseille.

Organisée depuis 2018 par la Structure de recherche interdisciplinaire sur le genre, l’égalité et la sexualité (STRIGES) de l’Université Libre de Bruxelles, le Centre en études genre (CEG) de l’Université de Lausane, cette 7e édition est organisé par Aix-Marseille Université, en partenariat avec CIVIS et en collaboration avec les institutions fondatrices de l’événement et l’Université de Bucarest. 

Le BruLau offre une opportunité unique aux doctorantes et doctorants intéressé·es par les études de genre de se réunir pour cinq jours d’échanges intensifs et enrichissants. L’école d’été se tiendra dans le magnifique cadre de la cité phocéenne, alliant ainsi réflexion académique et découverte culturelle.

Programme

  • Les thématiques retenues cette année sont :
  • Performances Queer
  • Dis-moi ce que tu manges… Ce que le genre fait à l’alimentation
  • Genre en migration : reconfigurations et vulnérabilités
  • Aux racines du mâl(e) – le continuum des violences masculines faites aux femmes

Planning

Deux séances virtuelles, une en amont, l’autre en aval de la semaine doctorale

La semaine doctorale comprendra :

  • Des conférences plénières données par des expert·es reconnu·es dans le domaine
  • Des ateliers thématiques permettant des discussions approfondies
  • Des sessions de présentation de travaux de jeunes chercheur/euses
  • Des moments d’échanges informels et de networking
  • Des activités culturelles

Informations pratiques

  • Dates : du 2 au 6 juin 2025
  • Lieu : Marseille
  • Langue : français

Documents à fournir

  1. Pour la candidature :
  1. Un curriculum vitae incluant vos coordonnées professionnelles actuelles et votre éventuelle liste de publications. Vous prendrez soin de préciser votre participation passée à des écoles d’été en études de genre le cas échéant.
  2. Une lettre de motivation d’une page expliquant la manière dont la participation à l’école d’été s’insère dans votre parcours doctoral.
  3. Un résumé du texte que vous présenterez lors de l’école doctorale dans le cadre des « ateliers du genre ». Ce texte pourra prendre la forme d’un projet de thèse, un chapitre de thèse ou un article. Ce résumé inclura les éléments suivants :

les disciplines mobilisées, 3 à 4 mots clésune courte liste de références bibliographiquesIl ne dépassera pas 1400 mots ou 8000 caractères espaces compris (soit 2 pages interligne simple en times new roman 12).

  1. Si votre proposition est acceptée, ce texte devra être déposé pour le 14 avril 2025

Inscription

Les modalités d’inscription seront communiquées prochainement. Les frais de participation s’élèveront à : 

Universités européennes et nord-américaines200 €
Autres universités100 €
Universités s’inscrivant dans le programme Erasmus+Prise en charge de la mobilité est possible et à demander à votre institution

Calendrier

  • 6 janvier 2025 : ouverture du dépôt des candidatures sur https://brulau2025.sciencesconf.org/ 
  • 3 février 2025 : Clôture des dépôts de candidatures
  • 28 février 2025 : Annonce d’acceptation 
  • 14 avril 2025 : Dépôt des papiers qui seront discutés lors des ateliers

 Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter le comité d’organisation à l’adresse suivante : brulau2025@univ-amu.fr Nous vous invitons à diffuser largement cette annonce auprès de vos réseaux.

[SFEJ] Atelier Doctoral des Études Japonaises 2024, 13 décembre 2024, Inalco, Paris

Lieu : Inalco, Pôle des langues et civilisations, 65 rue des Grands Moulins 75013 Paris – Auditorium et amphi 4

9h – Accueil des participants (foyer de l’auditorium) 

9h15 – Allocution d’ouverture (auditorium) 

Session 1 – Matinée 

Panel 1 : Histoire culturelle (auditorium) 

Président de séance : Sandra Schaal (Université de Strasbourg)

9h30-10h Ivan Grandclément (EPHE), « Représentations du rêve dans le Taiheiki : autour de la figure du prince Shōtoku » 

10h-10h30 Maxime Bonnet (EPHE), « La sino-japonisation du corpus ésopique : les Fables imprimées en Amakusa (1593) » 

11h-11h30 Sophie Rainaut (École Normale Supérieure de Lyon), « Les enseignants et la masculinisation des garçons dans le Japon impérial (1918-1941) : entre théorisation, débats et réappropriation »

11h30-12h Matthieu Mallard (Université de Lorraine), « Redéfinir l’auteur du film. Quels apports du cas japonais dans la sociologie historique du droit d’auteur de cinéma ? (1963-1970) » 

Panel 2 : Religions japonaises, hier et aujourd’hui (amphi 4)

Président de séance : Edouard L’Hérisson (Inalco)

9h30-10h Benedetta Pacini (EPHE), La triade du kondō (salle dorée) du temple Tōshōdai-ji : l’aube de la pratique religieuse et artistique du zōnai nōnyūhin » 

10h-10h30 Marina Pandolfino (EPHE), « L’exégèse comme instrument d’influence : les conférences de Yoshida Kanetomo sur le Nihon shoki » 

11h-11h30 Alice Lesté-Lasserre (EHESS), « Faire l’ascèse de la cascade à Ikoma (Japon) en 2023-2024 : enjeux et perspectives d’un rituel qui perdure dans le temps » 

11h30-12h Hugo Trévisan (EHESS), « ʺNous aimons les autres religions du Japon.ʺ Nationalisme et rapports conflictuels au shintoïsme dans une communauté chrétienne évangélique » 

12h-13h15 – Pause déjeuner 

13h15 – Table ronde : Valorisation de la thèse (auditorium)

Publier pendant la thèse ; la revue Études japonaises – Christian Galan (Université Toulouse Jean-Jaurès) 

Publier sa thèse : le parcours de publication – César Castellvi (Université Paris Cité) 

Qualification au CNU et recrutement des enseignants-chercheurs – Gérald Peloux (Inalco) 

Opportunités post-thèse à l’étranger – Adrienne Sala (Université Waseda) 

Session 2 – Après-midi 

Panel 3 : Aux marges de la société japonaise (auditorium)

Présidente de séance : Sarah Terrail Lormel (Inalco)

14h30-15h Kawasaki Natsuki (Inalco), « Situation actuelle des enfants étrangers dans les établissements scolaires au Japon » 

15h-15h30 Anaïs Cornier (Inalco/Université Paris Dauphine), « Les violences sexuelles sur mineur-es au Japon – Histoire de la protection de l’enfance japonaise » 

16h-16h30 Pierre-Jean Colas (Inalco), « Une professionnalisation impossible ? Entre pratiques amateures et contingences matérielles, le discours en question » 

16h30-17h Wiktor Ziolkiewicz (Université de Genève), « Les ʺchoses obscènesʺ – une analyse de l’underground au Japon dans les années 1960 » 

Panel 4 : Arts et littérature (amphi 4) 

Présidente de séance : Delphine Mulard (Université de Strasbourg)

14h30-15h Goto Misaki (Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne), « Le chamanisme japonais : évolution vers les performances artistiques et controverses contemporaines » 

15h-15h30 Adélaïde Mangon (Inalco), « Murakami Haruki et Ikezawa Natsuki, traducteurs et écrivains dans les années 1970-1980 » 

16h-16h30 Lucie Rydzek (Université de Lorraine), « Réécrire l’actualité sociale : les crises de Fukushima et de la Covid-19 dans les films amateurs et professionnels soutenus par la médiathèque de Sendai » 

16h30-17h Sonia Cutuli (Université de Genève), « L’intermédialité pour mieux comprendre les débuts de l’histoire du cinéma japonais » 

17h – Allocution de clôture (auditorium) : Matthias Hayek (EPHE), président de la SFEJ

17h45 – Assemblée générale de la SFEJ (amphi 4), suivie d’un cocktail

Affiche et programme à télécharger.

[Séminaire] « Les paysages culturels et médiatiques en Asie », étude de l’industrie du jeu vidéo en Asie, vendredi 20 décembre 2024

Nous avons le plaisir de vous inviter à la seconde séance du séminaire « Les paysages culturels et médiatiques en Asie », consacré à l’étude de l’industrie du jeu vidéo en Asie. Pour cette session, nous aurons le privilège d’écouter deux interventions. 

Titres et résumés des interventions

Romain Lebailly (INALCO)

Titre : La circulation du jeu vidéo japonais en Asie, ou les limites d’une industrie transnationale (1973-années 2000)

Le jeu vidéo japonais, dès son émergence dans les années 1970, s’inscrit dans un contexte de forte circulation transnationale, tant dans ses influences que dans ses publics cibles. Mais alors qu’il rencontre un succès décisif en Occident à partir des années 1980, l’Asie reste un territoire très marginal dans les préoccupations de l’industrie.

Les acteurs majeurs, comme Sega et Nintendo, tentent certes d’y exporter leurs productions, en particulier dans les pays aux économies émergentes (Taiwan, Corée du Sud, Singapour, et plus marginalement Hong Kong et Chine continentale), en contournant au besoin des restrictions commerciales et en ayant recours à un réseau de distributeurs. Dans certains cas, on assiste à une amorce de transnationalisation de l’activité de ces entreprises, avec des bureaux locaux capables d’influer sur les stratégies ; toutefois, comparativement à l’Occident, cette transnationalisation est minime et peu couronnée de succès.

En effet, l’industrie vidéoludique japonaise se heurte au piratage et à la copie, notamment du fait de la présence d’une industrie parallèle hongkongaise, qu’elle s’avère incapable de juguler du fait de législations accommodantes. Sa trajectoire en Asie illustre donc les limites de sa transnationalisation, bien que, paradoxalement, cela n’empêche pas la circulation des productions japonaises, ce qui a des conséquences décisives pour les paysages vidéoludiques des différents pays.

Chloé Paberz (INALCO)

Titre : Standardisation et liberté dans la création de jeux vidéo en Corée du Sud

La création des jeux vidéo se caractérise par son caractère éminemment collectif et par le poids des logiques commerciales dans une grande partie des studios. Les jeux vidéo font partie des industries dites « créatives » les plus florissantes de Corée du Sud, mais les travailleurs qui œuvrent à leur production ne considèrent généralement pas leur travail comme créatif. Toutefois, ils sont nombreux à se projeter dans des postes plus épanouissants et ajustent en conséquence leur vie professionnelle pour s’y préparer en acquérant sans cesse de nouvelles compétences, et en ménageant des espaces de liberté à différents niveaux de leur pratique : temps dédié aux projets personnels, entraînement du corps selon des routines extrêmement personnalisées, construction d’un sens du travail intimement connecté au plaisir du geste, entretien de liens affectifs de long terme avec des collègues et des univers de fiction. Nous examinerons les moyens mis en œuvre par les concepteurs de jeux vidéo pour exercer et cultiver leur liberté dans les contextes extrêmement standardisés de cette industrie.

Informations pratiques

Cette séance promet d’apporter des perspectives passionnantes sur les dynamiques transnationales et locales des industries vidéoludiques asiatiques. Nous espérons vous voir nombreux pour échanger autour de ces thématiques enrichissantes.

Équipe organisatrice : Woojin NA, Mélanie le Forestier, Chiharu Chujo, et Sujin Kim

Flyer à télécharger sur ce lien.

[Atelier] « En quêtes d’Asies : le Tōyō bunko et l’École française d’Extrême-Orient, trois décennies d’histoire (1994-2024) », 7 décembre 2024 (Japon)

Le 7 décembre, le Tōyō bunko et l’EFEO organisent un atelier intitulé « En quêtes d’Asies : le Tōyō bunko et de l’École française d’Extrême-Orient, trois décennies d’histoire (1994-2024) ». Les quatre interventions portent sur différents aspects des études orientales/asiatiques (notamment françaises) du XIXe siècle à nos jours. 

Pour assister à la journée, il est nécessaire de s’inscrire sur le site de Tōyō bunko (voir le flyer) : https://toyo-bunko.or.jp/event/1873/?fbclid=IwY2xjawG7YrZleHRuA2FlbQIxMQABHarK3o5sXrLfvrKqRXnj91YMLqq6MWYEwEgfeJv8H2B6jY_W4YIdhcLBmg_aem_wn7pc8sIlpmWGHhyIzlFqw

Programme de la journée

  • 13:10-13:45, François Lachaud(フランス国立極東学院教授・研究部長・東京支部前代表)
    「近代の宣教師と東アジアの宗教観-アンリ・ドレとノエル・ペリに着目して」
  • 13:55-14:30, Martin Nogueira Ramos(フランス国立極東学院准教授・京都支部前代表)
    「1880年代日本の出版物にみるパリ外国宣教会の布教活動-京都の事例を中心に」
  • 14:40-15:15, 高田時雄(東洋文庫研究員・図書部長、京都大学名誉教授)
    「中國求法僧傳研究に於けるフランス東洋學の貢獻」
  • 15:25-16:00, 牧野元紀(東洋文庫研究員・文庫長特別補佐、学習院女子大学教授、司会者)
    「東洋文庫100年の歩みからたどる東洋學の日仏交流」
  • 16:10-17:00, Discussion

[Leçon de clôture] Madame Anne Bayard-Sakai, lundi 16 décembre 2024 à Paris

Nous avons le plaisir de vous convier à la leçon de clôture de Mme Anne Bayard-Sakai organisée à l’occasion de son départ à la retraite.

Dans sa conférence intitulée « Mais quelle langue parlent-ils ? De quelques fluctuations langagières dans la littérature japonaise moderne » Anne Bayard-Sakai se propose d’évoquer quelques cas dans lesquels des non-japonophones parlent japonais — ou d’autres langues, sans qu’il s’agisse simplement de traduction ou de littérature plurilingue — avec comme textes à l’appui Akutagawa Ryūnosuke, Mishima Yukio, Murakami Haruki et Nishi Kanako. 

L’événement se tiendra le lundi 16 décembre 2024de 18h à 19h, dans l’auditorium de l’Inalco (65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris).

La leçon sera suivie d’un moment convivial.

N’hésitez pas à communiquer cette information à toutes les personnes susceptibles d’être intéressées.

Screenshot

[SFEJ] Convocation Assemblée générale le 13 décembre 2024 à Paris

L’Assemblée Générale de notre association aura lieu à Paris le vendredi 13 décembre 2024 de 17h45 à 19h (Amphi 4, Inalco, 65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris), après l’ADEJ (Atelier Doctoral des Études Japonaises) qui se tient cette année à l’Inalco. 

Nous vous prions de bien vouloir trouver :

– la convocation avec les modalités de vote,

– un formulaire de candidature pour un des quatre sièges de membre du Conseil à pourvoir cette année (à nous retourner par mail avant le 9 décembre 2024),

La liste des membres de la SFEJ avec la date de leur dernière cotisation (nous vous rappelons que vous ne pouvez voter que si vous êtes à jour de votre cotisation pour 2024) a été envoyée par courriel aux adhérents de la SFEJ : si vous constatez une erreur, veuillez nous en excuser et nous avertir au plus vite.

Une nouvelle version du bulletin 2023, incluant les dernières modifications demandées par les membres, a également été envoyée par courriel aux adhérents de la SFEJ.

L’élection ayant lieu en ligne, nous vous prions de régulariser votre cotisation d’ici le 6 décembre 2024 selon les modalités indiquées dans la convocation. Nous vous attendons nombreux à l’ADEJ et à l’Assemblée Générale. 

  • Rapport financier par le Trésorier 
  • Rapport moral par le Président 
  • Remise du Prix de thèse Okamatsu Yoshihisa 2024
  • Questions diverses
  • Élections des membres du Conseil. 4 sièges sont à pourvoir : ceux de Dan Fujiwara, Benjamin Giroux, Gérald Peloux, et Sandra Schaal. Parmi eux, Dan Fujiwara. Benjamin Giroux et Gérald Peloux ne souhaitent pas se présenter pour un nouveau mandat.

Les membres de la SFEJ désireux de poser leur candidature au Conseil doivent écrire (voir le formulaire de candidature ci-dessus) au secrétariat avant le 9 décembre 2024. Ils joindront également dans un autre fichier une courte profession de foi. Le mandat est d’une durée de 3 ans (janvier 2025-décembre 2027).

L’Assemblée Générale sera suivie d’un cocktail.

L’élection aura lieu en ligne avec l’outil numérique Balotilo. Vous recevrez le jour de l’ouverture du vote un lien personnel pour voter. Le vote sera ouvert du mardi 10 décembre à 8h00 au vendredi 13 décembre 2024 à 17h30.

RAPPELSeuls les membres à jour de leur cotisation 2024 pourront voter. En raison du vote en ligne, nous vous serions reconnaissant de mettre à jour votre cotisation d’ici le vendredi 6 décembre 2024 au plus tard. Pour faciliter la prise en compte de vos cotisations, veuillez autant que possible préférer le paiement en ligne (voir : http://sfej.asso.fr/?p=64)[1]

Vous trouverez, dans le courriel qui vous a été envoyé, la liste des membres à jour pour 2024 (fichier Excel). Si vous voyez apparaître 2024 (ou 2025, 2026, etc.) en face de votre nom, cela signifie que vous êtes à jour et pourrez voter. Celles et ceux dont le nom indique une autre date (2023, 2022, 2021, etc.) doivent se mettre à jour du nombre d’années manquantes (2023 : 1 an, 2022 : 2 ans, 2021 : 3 ans, etc.).

La cotisation annuelle pour 2024 est de :

  • 40 € pour les membres ordinaires,
  • 25 € pour les étudiants, post-docs, enseignants dont le poste est temporaire, retraités, chômeurs,
  • 110 € pour les institutions.

Pour le paiement en ligne, si vous avez plusieurs années de rattrapage, après avoir indiqué le nombre d’années à payer sur la première page, vous devrez remplir autant de fois que nécessaire le fichier d’inscription.

Nous vous attendons nombreux à l’Assemblée Générale et à l’Atelier doctoral des études japonaises.

[1] Pour les envois postaux et les virements bancaires, veuillez faire attention au temps de distribution de votre courrier ou de prise en compte du paiement et avertir le secrétariat pour que nous en tenions compte.

[Conférence] »Kashōki » (Chronique risible), professeur Yuasa Yoshiko, 5 décembre 2024, Paris

Monsieur Hayek a le plaisir de recevoir  le 5 décembre 2024 dans son séminaire Yuasa Yoshiko, professeur de littérature japonaise classique à l’université Tōkyō gakugei, invitée par le CRCAO à l’occasion du colloque du programme « essais au fil du pinceau » (zuihitsu 随筆) du 6 décembre prochain.

Le professeur Yuasa est une des rares spécialistes de la littérature édifiante et divertissante du 17e siècle, et participe à l’édition de l’anthologie des kana zōshi 仮名草子, genre caractéristique du milieu du 17e siècle.

Elle s’intéresse en particulier aux auteurs d’origine guerrière et aux récits de guerre.

Son intervention, en japonais, portera sur le thème du  Kashōki 可笑記 (Chronique risible) et son contexte de publication.

La salle 26 (sous-sol de la FMSH, 54 Bd Raspail à Paris) n’est pas immense, mais toutes les personnes intéressées sont les bienvenues. Il est également possible de suivre à distance sur Teams (lien sur demande).

[Soutenance de thèse] « L’élevage des bovins au Japon de l’époque Edo à l’ère Meiji. Une analyse archéologique et historique de la modernisation des pratiques d’élevage dans les départements d’Ehime et Nagasaki », Akiyo Kubo, 10 décembre 2024

Akiyo Kubo a le plaisir de vous annoncer sa soutenance de thèse doctorale intitulée « L’élevage des bovins au Japon de l’époque Edo à l’ère Meiji. Une analyse archéologique et historique de la modernisation des pratiques d’élevage dans les départements d’Ehime et Nagasaki ».

Elle aura lieu le mardi 10 décembre 2024 à partir de 9h30 à la Maison de la Recherche de l’Institut national des langues et civilisations orientales (2, rue de Lille 75007 Paris) au « Salon Borel » au 1er étage, devant un jury composé de : 

  • M. Bernard THOMANN : Professeur des Universités, INALCO (Directeur de thèse) 
  • M. Matthias HAYEK : Directeur d’études, EPHE (Rapporteur)
  • Mme. Marjan MASHKOUR : Directrice de Recherche, CNRS- Muséum national d’histoire naturelle (Rapporteuse)
  • M. Laurent NESPOULOUS : Maître de Conférences (Examinateur)

Veuillez trouver le résumé sur ce lien.

Akiyo organisera un pot à l’issue de sa soutenance afin de vous remercier de votre soutien durant ses longues années de recherche. Pour faciliter l’organisation de l’évènement, Akiyo vous prie de l’informer de votre présence par mail (akiyo.kubo@inalco.fr / aky.herledant@gmail.com) jusqu’au 5 décembre 2024.