[Assemblée Générale de la SFEJ] Vendredi 9 décembre 2022 de 17h30 à 19h00

L’ Assemblée Générale de la SFEJ aura lieu, après l’Atelier Doctoral des Études Japonaises :

Vendredi 9 décembre 2022, de 17h30 à 19h00
À l’Université Paris Cité
Bâtiment des Grands Moulins, Salle 479C
5 rue Thomas Mann, 75013 Paris

Ordre du jour de l’Assemblée Générale

  • Rapport financier par le Trésorier 
  • Rapport moral par le Président 
  • Point d’information sur le colloque 2023 de la SFEJ
  • Remise du Prix de thèse Okamatsu Yoshihisa 2022
  • Questions diverses
  • Élections des membres du Conseil. 5 sièges sont à pourvoir : ceux d’Arnaud Grivaud, Matthias Hayek, Aline Henninger, Arthur Mitteau et Grégoire Sastre. Ils ont tous exprimé leur désir de se présenter pour un nouveau mandat.

Les membres de la SFEJ désireux de poser leur candidature au Conseil doivent envoyer une lettre à cet effet (document sur ce lien) au secrétariat (secretariat.sfej@gmail.comavant le 1er décembre 2022. Ils joindront également dans un autre fichier une courte profession de foi. Le mandat est d’une durée de 3 ans (janvier 2023-décembre 2025).

L’Assemblée Générale sera suivie d’un cocktail.

Pour voter

L’élection aura lieu en ligne avec l’outil numérique Balotilo. Vous recevrez le jour de l’ouverture du vote un lien personnel pour voter. Le vote sera ouvert du lundi 5 décembre 8h00 au vendredi 9 décembre 17h30.

RAPPEL : Seuls les membres à jour de leur cotisation 2022 pourront voter. En raison du vote en ligne, nous vous serions reconnaissants de mettre à jour votre cotisation d’ici le jeudi 1er décembre 20h00 au plus tard. Pour faciliter la prise en compte de vos cotisations, veuillez autant que possible préférer le paiement en ligne (en cliquant sur ce lien).

La cotisation annuelle pour 2022 est de 40 € pour les membres ordinaires, de 25 € pour les étudiants, post-docs, enseignants dont le poste est temporaire, retraités, chômeurs et de 110 € pour les institutions.

Pour le paiement en ligne, si vous avez plusieurs années de rattrapage, après avoir indiqué le nombre d’années à payer sur la première page, vous devrez remplir autant de fois que nécessaire le fichier d’inscription.

Nous vous attendons nombreux à l’Assemblée Générale et à l’ADEJ.

Gérald Peloux, Secrétaire général.

Société Française des Études Japonaises
C/O UFR LCAO, Case 7009
Université Paris Cité, 5 rue Thomas Mann
75205 PARIS CEDEX 13


[Lunch Seminar] « Work and Happiness in Japan: Macro- and Micro-Views » (Friday 11th Nov., 12:30-14:00 JST)

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter à l’événement suivant :

Lunch Seminar on Japanese Economy and Society
« Work and Happiness in Japan: Macro- and Micro-Views »
Friday 11th November 2022, 12:30-14:00 JST
Onsite & Online, in English without translation

Although the study of happiness has gained considerable scholarly attention across disciplines, happiness science continues to be dominated by the work of psychologists and economists. We argue that a sociological perspective can deepen our understanding of the interplay between macro- and micro-influences on happiness, and that Japan provides an ideal case in which to study how the social-institutional context shapes the individual pursuit of happiness. We pay particular attention to happiness through the lens of gender, work, and family. More specifically, we consider how economic and social inequality and public policy provide the context shaping the individual-level associations among work, gender, family life, leisure activities and well-being. We ask questions about how recent changes to Japan’s social insurance and other family policies have the potential to influence both work hours and time spent with family and how this may impact well-being. We consider how economic inequality affects the well-being of high-income workers and low-income workers differently. We review research on the impact of national work hours on the well-being of men versus women, and across different birth cohorts.  Looking to the future, we consider the possibility that an attention to happiness may lead to greater productivity at work and ultimately greater happiness. We conclude with a discussion of the data and methodological innovations needed to move this field of study forward.

Speaker

Hiroshi Ono received his BE in mechanical engineering from Waseda University and his MA and Ph.D. in sociology from the University of Chicago. He was later awarded Docent (equivalent to a second doctoral degree) in economics from the Stockholm School of Economics. He writes and speaks extensively on the relationships among motivation, happiness, and productivity in the workplace. He has a special interest in the interplay between demographic change and labor market dynamics in Japan. His latest research focuses on enhancing the quality of work, integrating digital technology in the workplace, and increasing labor productivity.

Professer Ono is a frequent contributor and commentator for Japanese and global news media, both print and broadcast. He is the author of Redistributing Happiness: How Social Policies Shape Life Satisfaction (with Kristen Schultz Lee, Praeger Publishing, 2016). His work has been published in the American Sociological ReviewAsian Business & ManagementOxford Economic PapersSocial Forces, and Social Science Quarterly, among others.

Moderator: Sébastien LECHEVALIER (FRIJ-MFJ, FFJ-EHESS)
Organization: FRIJ-MFJ
Co-organization: CCI France Japon
Support: French Embassy in Japan

The event is open to all. Registration is required.

Onsite: https://www.mfj.gr.jp/agenda/2022/11/11/ls_ono/

Online: https://us02web.zoom.us/webinar/register/WN_XwIWrh0NSEydqJ3x5zyT-g

[Rencontres du Lundi] « Le yakuwari-go (langage de rôle) : stéréotypes langagiers dans la société japonaise contemporaine » (lundi 14 novembre 2022 de 18h à 19h15)

L’IFRAE vous convie à la prochaine session de ses « Rencontres du Lundi » sur :

Le yakuwari-go (langage de rôle) : stéréotypes langagiers dans la société japonaise contemporaine »
Lundi 14 novembre 2022, de 18h00 à 19h15
En hybride depuis le Salon Borel, Maison de la recherche de l’Inalco

Intervenants

Jean BAZANTAY, maître de conférences à l’Inalco, chercheur associé à l’IFRAE

Akiko TAKEMURA, docteur en sociolinguistique, chercheuse associée à l’IFRAE

Animation :

Guibourg DELAMOTTE , Maître de conférences HDR, département des études japonaises, Inalco

Les Rencontres du Lundi sont organisées en partenariat avec Asialyst.

Maison de la recherche de l’Inalco, 2 rue de Lille, 75007 Paris. Téléphone : 01 81 70 12 24

Inscriptions sur Zoom en cliquant sur ce lien.

[Rencontre] « Nouvelles traductions, nouvelles lectures : un visage inédit de l’écrivain Mishima » (vendredi 28 octobre 2022, à partir de 18h30, Paris)

À l’occasion du festival intitulé « Le Japon, Mishima et moi… », le Forum des Images propose une rencontre :

« Nouvelles traductions, nouvelles lectures : un visage inédit de l’écrivain Mishima » – Rencontre entre
Thomas Garcin (MCF études japonaises, Université Paris Cité)
et Dominique Palmé (traductrice de Mishima chez Gallimard)
Vendredi 28 octobre 2O22 à partir de 18h30
Forum des Images, Paris

Moins de 20 % de l’œuvre de Mishima est traduite en français. Sait-on qu’il a écrit un roman fantastique, de la littérature populaire mais aussi de nombreux articles critiques ?

Rencontre avec deux spécialistes passionnant·es et passionné·es, entrecoupée de lectures de textes de Mishima par Didier Sandre (sociétaire de la Comédie Française).

Rencontre animée par Sonia Déchamps (codirectrice artistique du festival de la BD d’Angoulême)

Suivie d’une séance de dédicace avec Dominique Palmé. En partenariat avec les Editions Gallimard.

Durée : 2h

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Lien vers le site Internet du Forum des Images.

Réservation fortement recommandée en cliquant sur ce lien.

Forum des Images – Westfield Forum des Halles – 2 rue du Cinéma – 75001 Paris

[Roundtable] « Connecting Africa and Asia. Afrasia As a Benign Community » (November 7th, 2022)

The Fondation France-Japon de l’EHESS and the Center for Africa-Asia Contemporary Culture Studies (CAACCS) of Kyoto Seika University are pleased to invite you to the roundtable:

« Connecting Africa and Asia. Afrasia As a Benign Community »
With the author Yoichi Mine (Doshisha University, Kyoto)
November 7th (Monday)
10:30-12:30 Paris time, 18:30-20:30 Tokyo time

By the 22nd century, according to current demographic projections, African and Asian societies will constitute more than 80% of the world’s population, in roughly equal proportion. Yoichi Mine, Professor of Global Studies at Kyoto Doshisha University, discusses these projections and puts them in historical perspective in order to conceive the conditions of existence of a semi-global entity, designated as Afrasia. If the history bears witness to numerous forms of exchange of commodities and ideas between these two regions of the world, notably through the values and norms of Islam, it remains to conceive the conditions for the continuation of multilateral, inter-religious and inter-linguistic dialogues that will allow for the continuation of an « inoffensive community », in its internal evolutions and in its relation with the rest of the world.

After an introduction by the author, the discussion will be conducted in English. The analyses and proposals of the book will be commented by Kae Amo (Kyoto Seika University, CAACCS) (TBC), Mohamed Belhadj (EHESS, CCJ-CéSor), Eloi Ficquet (EHESS, CéSor), Sakiko Nakao (Kyoto Seika University, CAACCS), Yana Pak (EHESS, CETOBAC), and Mayuko Yamamoto (EHESS, CESPRA). The CAACCS team will be participating by videoconference.

Participants

Kae Amo (Kyoto Seika University, CAACCS) (TBC), Mohamed Belhadj (EHESS, CCJ-CéSor), Eloi Ficquet (EHESS, CéSor), Yoichi Mine (Doshisha University), Sakiko Nakao (Kyoto Seika University, CAACCS), Yana Pak (EHESS, CETOBAC), Mayuko Yamamoto (EHESS, CESPRA)

This event is organized by the Fondation France-Japon de l’EHESS (FFJ) and the Center for Africa-Asia Contemporary Culture Studies (CAACCS) of Kyoto Seika University, in the framework of the research group « Seeing the world in ‘triangulation ».

This roundtable is organized in connection with the international conference “Knowledge and Know-How Situated: Humanities and Social Sciences and the World” held at Campus Condorcet, 2022 Nov. 8-10.

Place

Campus Condorcet – Centre de colloques (Room n°3.03, 3rd floor) – Place du Front populaire 93300 Aubervilliers

Access to the book of Yoichi Mine (open access)

For registration (mandatory), please click here.


[Table ronde] Lancement de la base de données « Collectionneurs, collecteurs et marchands d’art asiatique en France, 1700-1939 », suivi d’une table ronde (mercredi 12 octobre 2022, 18h-20h)

Éric de Chassey, directeur général de l’Institut national d’histoire de l’art, a le plaisir de vous inviter au lancement de la base de données :

« Collectionneurs, collecteurs et marchands d’art asiatique en France, 1700-1939 »
Mercredi 12 octobre 2022, de 18h00 à 20h00
Institut national d’histoire de l’art – Galerie Colbert
Auditorium Jacqueline Lichtenstein, 2 rue Vivienne
75002 Paris

La présentation de la base de données sera effectuée par Michèle Galdemar, Federico Nurra, Antoine Chatelain (INHA) et Jade Norindr (École nationale des chartes). Elle sera suivie d’une table ronde avec Pauline d’Abrigeon (Fondation Baur), Elizabeth Emery (Montclair State University) et Samuel Thévoz (chercheur indépendant, THALIM), modérée par Pauline Guyot (INHA).

L’événement sera suivi d’un cocktail.

Une exposition prévue en octobre 2023 au musée des Beaux-Arts de Dijon et une journée d’étude
centrée plus spécifiquement sur le marché de l’art asiatique à Paris au XIXe siècle, le 26 mai 2023,
viendront compléter ces réflexions.

Lien vers le communiqué de presse.

[Projection-débat] Fenêtres sur le Japon / « Mon troupeau irradié : témoignages d’éleveurs de vaches de Fukushima » (mardi 29 novembre 2022)

« Fenêtres sur le Japon » reprend son cycle de projections-débats avec :

« Mon troupeau irradié : témoignages d’éleveurs de vaches de Fukushima [被ばく牛と生きる], de MATSUBARA Tamotsu
Mardi 29 novembre 2022 à partir de 18h30
Au Forum des Images, à Paris

La projection sera suivie d’un échange avec Kurumi Sugita, de l’association Nos Voisins lointains 3.11 et Yūki Takahata, de l’association Yosomono-net France. Des places seront bientôt à gagner via le compte Twitter de « Fenêtres sur le Japon ».

Synopsis

Un mois après l’accident nucléaire, une zone d’un rayon de 20 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi a été désignée zone de vigilance. Deux mois plus tard, le gouvernement japonais a notifié à la préfecture de Fukushima l’ordre d’abattre tout le bétail dans la zone en vue d’empêcher la commercialisation de la viande contaminée par la radioactivité. Les agriculteurs, eux-mêmes évacués par ordre des autorités, n’avaient pas d’autre choix que d’obéir à la politique nationale.

Cependant, certains éleveurs de bovins ont refusé d’accepter la situation et continuent à faire vivre des vaches, quitte à s’exposer eux-mêmes à la radioactivité. Un agriculteur vit toujours dans une zone interdite, un autre se rend à sa ferme tous les deux jours en parcourant 60 km depuis le logement temporaire situé à Nihonmatsu…

Une équipe formée de chercheurs issus de plusieurs universités a également commencé à surveiller les problèmes sanitaires chez les vaches exposées. Le thème de l’étude est l’exposition aux faibles doses d’un grand animal, thème inédit dans le monde entier. Mais les agriculteurs refusant l’abattage des vaches sont devenus une entrave aux yeux du gouvernement. Peu à peu, les difficultés s’accumulant, certains fermiers abandonnent leur lutte. D’autres s’évertuent à faire vivre des vaches dans des territoires contaminés, alors que ce bétail n’a plus de valeur économique.

Avertissement

Ce film contient des images de carcasses d’animaux qui peuvent choquer certaines personnes. Il s’agit d’une réalité, mais le film est déconseillé aux enfants. Lien vers la bande annonce.

Le réalisateur

Réalisateur, producteur et président de la société Power-I, MATSUBARA Tamotsu a 35 ans d’expérience dans le domaine documentaire et médiatique. Il réalise depuis mai 2011 des reportages sur la situation dans le département de Fukushima après le tsunami. Il a commencé à filmer Mon troupeau irradié en 2011. Ce documentaire est l’aboutissement de 5 ans de travail acharné.  L’objectif était de filmer les épreuves quotidiennes des agriculteurs et de les suivre alors qu’ils prennent les décisions qui changeront leur vie en bien ou en mal pour toujours. Son projet actuel, en suspension temporairement à cause de la situation sanitaire mondiale, porte sur les tigres du Bhoutan vivant en haute altitude.

Lieu

Forum des Images, Westfield Forum des Halles, 2 rue du cinéma, 75001 Paris. Site Internet.

(Toutes les informations sur le site de Fenêtres sur le Japon)

[Exposition] « Cérémonies du Japon, trésors de l’université Gakushūin » (Strasbourg, 10 septembre-8 octobre 2022)

Du 10 septembre au 8 octobre 2022, la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg présente l’exposition intitulée :

« Cérémonies du Japon, trésors de l’université du Gakushūin »

L’université Gakushūin, à Tōkyō, forme depuis le milieu du 19e siècle les membres de la famille et de l’aristocratie impériale. Le musée qu’elle abrite a ainsi recueilli, au fil des décennies, une collection très importante d’objets qui racontent la vie à la cour impériale et le parcours des grands dignitaires.

Au début de la nouvelle ère impériale, en avril 2019 (ère Reiwa), l’université Gakushūin a proposé à l’université de Strasbourg, avec laquelle elle a noué un partenariat voici plusieurs années, d’exposer pour la première fois hors du Japon des pièces qui illustrent les cérémonies qui jalonnent l’intronisation et le début de règne de l’empereur. La Bibliothèque nationale et universitaire a rejoint dès l’origine ce projet en mettant à disposition la salle n°3 de ses réserves visitables ainsi que ses équipes de production. Initialement prévue fin 2020, mais repoussée pour cause de COVID à plusieurs reprises, l’exposition « Cérémonies du Japon, trésors de l’université Gakushūin » voit enfin le jour en cette rentrée 2022. Davantage d’informations en cliquant sur ce lien.

Direction du projet

Arakawa Ichirō, président de l’université Gakushūin

Alain Colas, directeur de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg

Commissariat

Miki Maruyama (Université Gakushūin, Tōkyō)

Sandra Schaal (Université de Strasbourg, directrice du groupe d’études orientales, slaves et néo-helléniques)

Yuri Tomita (Université Gakushūin, Tōkyō)

Coordination

Emmanuel Marine (Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg)

Avec le concours et le soutien du Consulat général du Japon à Strasbourg et du service des bibliothèques de l’Université de Strasbourg.

Lieu

Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, 6 place de la République, 67000 Strasbourg
Réserve visitable n°3 (5ème étage)

Horaires

Du lundi au samedi, de 14h00 à 19h00; fermé les jours fériés.

Entrée libre, gratuite; ticket à récupérer à l’accueil de la Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg.

[Annonce de prix] Prix d’encouragement 2021 de la traduction littéraire de la Fondation Konishi

Annonce des lauréats du 
du 26e Prix franco-japonais de littérature traduite de la Fondation Konishi

Parmi les lauréats du 26e Prix franco-japonais de littérature traduite, Gérald Peloux, Maître de conférences à Cergy Paris Université, s’est vu décerner le Prix d’encouragement pour sa traduction Tani Jôji, Chroniques d’un trimardeur japonais en Amérique, recueil édité et traduit du japonais publié aux Belles Lettres dans la collection Japon en 2019 (https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251449463/chroniques-d-un-trimardeur-japonais-en-amerique).

La SFEJ lui adresse toutes ses félicitations.

Pour en savoir plus sur le prix de traduction Konishi : https://konishi-zaidan.org/en/2021/04/01/entry

[Exposition] « Les cinq couleurs de l’encre »(Inalco – 8 juin 2022, 10h-19h)

Exposition « Les cinq couleurs de l’encre »

Dates : Mercredi 8 juin 2022 – 10:00 – 19:00Lieu : Galerie du Pôle des Langues et Civilisations (65, rue des Grands Moulins – 75013 Paris) 

Une exposition organisée par Lia Wei (IFRAE, Maître de conférences en histoire des arts de la Chine, Inalco).

Equipe curatoriale : Manon Kbidi, Mina Kouame, Anna Le Menach et Paula Suméra (étudiantes à l’Inalco). 

En écho au colloque « Usages et valeurs du noir en Asie de l’Est » (Isabelle Charrier et Marie Laureillard, CEEI-IFRAE).

Plutôt que de comprendre le « noir » comme une couleur, cette exposition choisit de se questionner sur les devenirs multiples de la tradition de l’encre en Asie de l’Est, un héritage partagé par les 25 artistes peintres, calligraphes, plasticiens, céramistes, photographes et graveurs présents tout au long du parcours.

Liste des artistes

ADACHI Takeo, ARASE Kaname, CONG Peibo, FUTAMURA Yoshimi, HU Jiaxing, HU Jie, JIANG Hanxuan, KIM Hyeonsuk, Lia WEI, Lithic Impressions, LIU Tianyu, MA Desheng, MATSUTANI Takesada, MURAKAMI Santo, ONODERA Yuki, TANG Kaizhi, WATASE Yoko, WU Jialin, XU Demin, YE Xin, Yolaine ESCANDE, YU Li, ZHANG Qiang , ZHAO Fei, ZHU Pengfei.


Le parcours en cinq étapes : technique, matière, couleur, sujet et geste

Le parcours proposé part du double héritage technique porté par les artistes contemporains chinois, coréens et japonais : la « technique de l’encre » (墨法) et la « technique du pinceau » (筆法). Bien que ces techniques – ou méthodes – soient perçues comme complémentaires, la qualité d’une œuvre à l’encre est bien souvent jugée à travers le maniement du pinceau, un outil associé à la pratique de la calligraphie. 

Dans un deuxième temps, le parcours s’intéresse à une série d’artistes qui abandonnent le pinceau pour retourner au sens premier de l’encre comme matière, que l’on retrouve dans l’étymologie du caractère mo 墨 (le noir 黑 au-dessus de la terre 土). 

Associée au noir, l’encre est aussi connue dans les premiers traités d’esthétique chinois pour ses « cinq couleurs ». Le chiffre cinq se veut exhaustif ; il fait écho aux directions cardinales et leur centre, aux cinq éléments, dans une ambition civilisatrice et totalisante. Les traités ultérieurs, souvent de la main de praticiens, affinent l’énumération des qualités de l’encre, en proposant des nuances plus concrètes comme, outre le noir et le blanc, le sec et le mouillé, le dense et le léger. 

Afin d’éviter l’idéal d’un art lettré stérile et hors du temps, l’exposition intègre la démarche d’artistes qui capturent des sujets figuratifs et actuels en s’emparant du réel par le noir, sous la forme de photographies, xylographies et estampages. Finalement, les gestes de l’artiste qui, du bout du pinceau ou à bras le corps, noircissent d’encre leurs œuvres, clôtureront ce parcours. 

Choix curatoriaux et la question des valeurs

Calligraphie moderne et art de l’encre contemporain en Extrême-Orient sont volontiers confondus avec « expressionisme abstrait ». Notre sélection d’œuvres s’efforce de dépasser cette vision globalisante de l’histoire de l’art moderne, qui éclipse la spécificité culturelle de ses expressions. Un autre écueil que nous avons voulu éviter : la réduction de toute démarche artistique contemporaine en Asie de l’Est à un dialogue binaire entre tradition et modernité.

L’expression picturale en Extrême-Orient partage ses outils, matériaux et techniques avec l’art de l’écriture. Ainsi, une véritable hiérarchie des genres picturaux se base sur le degré de virtuosité calligraphique que laisse transparaître une œuvre, qui s’accompagne d’une rhétorique quant à la supériorité de l’encre monochrome sur la couleur. La volonté a été ici d’inclure certains aspects de la production visuelle habituellement exclus par les valeurs esthétiques de l’élite lettrée, tout en tenant compte de la terminologie et les catégories présentes dans les traditions classiques de la calligraphie et de la peinture en Asie de l’Est.

Ce projet est expérimental à plusieurs égards : l’exposition ne dure qu’une journée, elle est pensée par une enseignante du département d’Études chinoises de l’Inalco et quatre étudiantes, dans un espace où ne sont pas habituellement exposées d’œuvres originales. L’intention curatoriale et le choix des œuvres est le résultat d’un dialogue au sein du projet de recherche « Sources visuelles, sources textuelles » de l’IFRAE. Une dizaine d’encres marouflées provient de la collection du Lithic Archive à Bruxelles, qui regroupe des artistes contemporains chinois ayant déjà fait l’objet de manifestations culturelles organisées par Lia Wei. S’y ajoutent une série d’artistes japonais proposés par Isabelle Charrier, et plusieurs artistes résidant principalement en France, par Marie Laureillard.

Programme de la journée 

  • 10h : ouverture de l’exposition
  • ​10h45 : visite guidée par Manon Kbidi
  • 13h30: visite guidée par Anna Le Menach et Paula Suméra 
  • 15h45 : visite guidée par Mina Kouame
  • 18h : visite guidée par Lia Wei
  • 19h : fermeture de l’exposition

Entrée libre.