[Conférence] « Penser la nature et l’homme avec Isao Takahata », 6 décembre 2025, 14h30, MCJP

Entrée libre sur réservation sur la page :

https://www.mcjp.fr/fr/la-mcjp/actualites/penser-la-nature-et-l-homme-avec-isao-takahata

Conférence 06 décembre 2025 à 14h30
« Penser la nature et l’homme avec Isao Takahata – 高畑勲と考える、自然と人間 »

Kenjirō Muramatsu et Antonin Bechler présenteront la pensée d’Isao Takahata (1935-2018) à travers ses films et ses écrits, ainsi que les choix formels qui ont façonné les représentations visuelles qu’il a produites. Depuis le début de sa carrière au Studio Tōei (1959-1971) jusqu’à ses travaux au sein du Studio Ghibli (1985-2018), le cinéaste d’animation a conservé une position critique et singulière dans le monde de l’animation japonaise. Nous évoquerons ses représentations de la nature ainsi que la place que celle-ci occupe dans sa vision de l’homme et de la société, en les comparant à celles de Hayao Miyazaki (1941-). 

Intervenants : 
Kenjirō Muramatsu est maître de conférences à l’Université Jean Moulin Lyon III. Il étudie les relations entre la société de consommation et l’environnement naturel dans le Japon et l’Europe à travers des recherches sur l’agriculture, l’alimentation, les mouvements sociaux et la culture populaire.

Antonin Bechler (participation en ligne depuis le Japon) est chercheur à l’Institut français de recherche sur le Japon (Maison franco-japonaise de Tokyo) et maître de conférences au département d’études japonaises de l’université de Strasbourg. Ses recherches portent sur les représentations, discours et idéologies déployés dans la fiction japonaise contemporaine, en particulier la littérature (notamment les romanciers Ōé Kenzaburō et Murakami Haruki), mais également les productions de la culture populaire (animation, manga, etc.).

*La conférence ne sera pas diffusée en ligne

[Appel à candidatures] Joint PhD Program CNRS – Université de Tokyo, date limite candidature 17 décembre 2025

Le 4ème appel du Joint PhD Program CNRS-Université de Tokyo vient d’être lancé.

Cet appel conjoint vise à soutenir des projets de recherche communs pendant trois ans par le financement de duos de doctorants, un du CNRS et un de l’Université de Tokyo. L’objectif final pour ces étudiants est d’obtenir un doctorat sur la base des travaux qu’ils mèneront dans le cadre de ce programme.

Vous trouverez plus d’informations et les modalités de candidatures via le lien ci-dessous :

https://international.cnrs.fr/en/actualite/phd-joint-programmes

Date limite de candidature : 17 décembre 2025

[Parution] La mer dans la littérature japonaise ancienne (VIIIe-XVIe siècles), Jacqueline Pigeot

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de l’ouvrage de Jacqueline Pigeot, La mer dans la littérature japonaise ancienne (VIIIe – XVIe siècles), dans la collection « Japon » dirigée par Thomas Garcin, Matthias Hayek et Marianne Simon-Oikawa aux éditions Hermann.

242 pages, 27,00 €. ISBN : 9791037045195

Cet ouvrage a pour point de départ un paradoxe apparent : la littérature japonaise classique, dans ses diverses formes, n’a pas produit de « grande œuvre », ni Odyssée ni Lusiades, dédiée tout entière à la mer, chose surprenante pour un archipel ! La mer, et en particulier la mer Intérieure, est pourtant loin d’être absente de l’imaginaire littéraire et poétique du Japon ancien et médiéval. Dans cette anthologie sont réunis des textes littéraires des VIIIe-XVIe siècles appartenant à des genres divers (récits mythiques, poèmes, récits de voyage, roman, épopée, anecdotes curieuses ou édifiantes, théâtre nô), reposant tantôt sur l’observation des lieux et des gens, tantôt sur un fertile imaginaire.

https://www.editions-hermann.fr/livre/la-mer-dans-la-litterature-japonaise-ancienne-viiie-xvie-siecles-jacqueline-pigeot

[Séminaire] MigrAsie, 3 décembre 2025, Paris

Le séminaire MigrAsie est un lieu de rencontre autour des questions de mobilités interrégionales au sein de la région de l’Asie de l’Est, et depuis l’Asie de l’Est vers le reste du monde, en particulier vers l’Europe. La séance du 3 décembre 2025 aura exceptionnellement lieu à Sciences Po (28 rue des Saints Pères, salle G009) de 11h à 13h. Le séminaire se tiendra au format hybride. Programme sur ce lien.

– Léo Mugneret-Lagravière (doctorant, CERI, Sciences Po Paris)
Être “Chinois d’outre-mer” en France d’outre-mer. Politique de diaspora et loyautés contradictoires au sein de la communauté (d’origine) chinoise de Polynésie française
Cette communication présente les résultats d’une recherche de master sur la communauté diasporique chinoise de Polynésie française, issue de la migration entre 1865 et 1949 de plusieurs milliers de personnes. La communauté est étudiée au prisme de l’histoire politique et sociale des sociétés de départ et de destination sur la base d’une recherche menée dans les Archives diplomatiques et d’un travail ethnographique de terrain. La recherche met en lumière l’enchevêtrement complexe des exigences de loyauté adressées par les communistes et les nationalistes chinois, par les élites polynésiennes, les autorités françaises et les organisations communautaires locales. En remettant en cause l’approche dominante présentant les « Chinois d’outre-mer » comme des relais d’influence passifs de la politique extérieure de l’État-Parti chinois, elle apporte un nouvel éclairage sur la contribution politique de la communauté à une société polynésienne (post-)coloniale diverse.

Discutant·es : Juan Du, Hui-yeon Kim, Isabelle Konuma, Hélène Le Bail

[Appel à contributions] Numéro 64 Ebisu. Études japonaises, date limite d’envoi 15 décembre 2025

Pour rappel, la date limite pour proposer une contribution au numéro 64 d’Ebisu. Études japonaises est fixée au 15 décembre 2025.

Par ailleurs, nous vous rappelons qu’Ebisu publie aussi des articles varia, ainsi que des comptes rendus sur des ouvrages récents relevant des études japonaises.

No 64 (2027) : 1995, une « boîte noire » pour penser le Japon contemporain
Envoi des propositions : 15 décembre 2025
Envoi des articles : 31 juillet 2026

L’année 1995 est souvent présentée comme un tournant dans l’histoire du Japon contemporain. Le pays a d’abord été frappé par deux événements traumatiques : le séisme de Kobe en janvier puis les attentats perpétrés par la secte millénariste Aum Shinrikyō dans le métro de Tokyo en mars. Il est aussi touché par une crise depuis l’éclatement de la bulle spéculative au début de la décennie, qui a pour conséquence une remise en cause du modèle social et économique en vigueur jusqu’alors, ainsi qu’une recomposition politique inédite mettant fin à quarante années d’hégémonie du pouvoir conservateur. De nombreux discours ont tenté de conceptualiser le changement de paradigme initié autour de 1995, dans les domaines historique, économique, sociologique, philosophique et culturel, axés notamment sur la notion de postmodernité et l’émergence d’une société post-industrielle.

Ainsi, cette année pourrait être considérée comme une matrice qui aurait conditionné les transformations ultérieures de la société japonaise, mais également comme une « boîte noire », objet d’un refoulement plus ou moins conscient. Y a-t-il un « avant » et un « après » cristallisés autour de cette année ? Si oui, pour quels changements ? Ou au contraire, quelles continuités derrière cette façade de drames hypermédiatisés ? Quelles leçons peut-on tirer des discours et études produits sur cette période pour éclairer et repenser le Japon contemporain, voire le monde d’aujourd’hui ?

Avec désormais trente ans de recul, ce dossier propose de croiser les regards et les approches dans une perspective transdisciplinaire, qu’il s’agisse d’études de cas, comparatives et/ou sur le temps long, pour faire émerger une nouvelle image de cette année 1995 au Japon, réévaluer son importance et sa singularité, confirmer ou relativiser les travaux antérieurs. Il permettra de revenir sur certaines idées reçues, à commencer par celle d’une année unilatéralement marquée par des phénomènes négatifs. En effet, 1995 se situerait plutôt au croisement de plusieurs paradigmes parfois contradictoires : la crise économique et les faillites bancaires côtoient des secteurs à l’apogée de leur puissance, comme ceux de l’édition et de la télévision, et d’autres qui prennent une nouvelle dimension, à l’image de l’industrie du jeu vidéo ou de l’animation. La crise sociale s’accompagne de véritables avancées du point de vue du droit des femmes, d’initiatives militantes pour fédérer les communautés LGBT, et d’un immense élan de solidarité populaire à la suite du séisme de janvier. Des progrès parfois eux-mêmes en trompe-l’œil, suivis de périodes de stagnation, de reculs ou de récupérations politiques, et autant de phénomènes qui pourront faire l’objet de propositions dans ce dossier.

Quatre axes (non exhaustifs) sont proposés :

  •  Économie et politique : au-delà de la bulle spéculative, causes structurelles de la crise économique et des « décennies perdues » ; transition vers une économie des services et ses conséquences ; du séisme de Hanshin-Awaji au désastre du Tōhoku ; de la recomposition politique de 1993-1996 à l’alternance de 2009-2012, etc.
  • Société et religion : « problèmes sociaux » et leur médiatisation (katei hōkai 家庭崩壊, gakkyū hōkai 学級崩壊, ijimefutōkō 不登校, shōnen hanzai 少年犯罪, enjo kōsai 援助交際…) ; avancées en termes d’égalité des sexes ; initiatives militantes pour les droits des personnes LGBT ; « 1995, année du volontariat », ou de sa récupération par l’État ? ; Aum Shinrikyō et les nouvelles religions (dont la secte Moon) ; dérives des grands médias à l’apogée de leur influence, etc.
  • Histoire : enjeux mémoriels à l’occasion du cinquantenaire de la défaite de 1945, de la déclaration Murayama sur la responsabilité japonaise, etc.
  • Culture : productions artistiques, narratives, interactives ; le secteur de l’édition aux limites de son expansion économique ; arrivée d’Internet et démocratisation de l’informatique, etc.

Les propositions de traduction d’article ou de recension d’ouvrage en langues japonaise et anglaise se rattachant à la thématique du dossier sont également bienvenues.

Responsable du dossier : Antonin Bechler, avec le comité de rédaction de la revue EbisuÉtudes japonaises

Instructions aux auteurs

Les propositions d’article seront envoyées par e-mail, sous forme de fichier attaché (.doc ou .docx), à l’adresse ebisu@mfj.gr.jp.

Elles ne devront pas excéder 2 000 signes et seront obligatoirement composées des éléments suivants : 

–      nom, rattachement institutionnel et adresse électronique, 

–      titre provisoire ; 

–      problématique ; 

–      annonce de plan ; 

–      résumé (2 000 signes max.) ; 

–      bibliographie indicative.

Les articles définitifs seront d’une longueur maximale de 50 000 signes. Consignes de rédaction détaillées : https://journals.openedition.org/ebisu/1057.

Screenshot

[Appel à contributions] Réseau de recherche interdisciplinaire sur les religions et les croyances au Japon, date limite d’envoi 25 janvier 2026

Le Réseau de recherche interdisciplinaire sur les religions et les croyances au Japon organise ses deuxièmes assises les 23 et 24 juin 2026, à l’Université d’Aix-Marseille.

L’appel est ouvert à tout chercheur travaillant sur les religions ou les croyances au Japon à partir de sources japonaises. Il est également ouvert aux étudiants en master à qui nous proposons de venir présenter leur sujet de mémoire.

Nous attendons vos propositions d’intervention jusqu’au 25 janvier 2026.

Elle devront comporter un titre, un résumé de l’intervention d’une dizaine de lignes, ainsi que les informations administratives de la personne candidate, et sont à envoyer à : 

edouard.lherisson@inalco.fr ou louis.canales@etu.univ-amu.fr

Vous trouverez l’appel complet sur ce fichier, ou sur notre carnet hypothèses : https://religionsjap.hypotheses.org/

[Appel à communications] « Activités culturelles créatives et l’enseignement du japonais », date limite de soumission 9 janvier 2026

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture de l’appel à communications pour le 19ᵉ Colloque sur l’enseignement du japonais(AEJF), intitulé : «Activités culturelles créatives et l’enseignement du japonais / 文化的な創作活動と日本語教育», qui se tiendra à l’Université Bordeaux Montaigne les 5 et 6 juin 2026

Appel à communication :

Condition : Le ou les auteurs doivent être membres de lʼAEJF.

Langues de travail : japonais ou français

Thématiques de communications :
Les travaux devront présenter des contributions non publiées antérieurement. Les auteurs sont invités à proposer des communications relatives au thème principal du colloque, mais les travaux pourront également porter sur tous les
thèmes habituels de l’enseignement du japonais, incluant, de façon non limitative :
– linguistique japonaise (syntaxe, morphologie, phonologie, sémantique, pragmatique, grammaire, phonétique, discours, études contrastives entre le japonais et le français, etc.) ;
– acquisition / apprentissage de la langue (interlangue, analyse des erreurs) ;
– enseignement de la culture (interculturalité, société japonaise, communication) ;
– didactique du japonais (enseignement des compétences spécifiques –  grammaire, communication orale, compréhension écrite, kanji, rédaction, compétences de communication, japonais de spécialité, élaboration de programme, évaluation) ; et pratiques d’activités (activité en classe, activité hors classe, apprentissage en groupe, conception des outils pédagogiques, etc.) ;
– didactique du japonais et le CECRL, approche plurilingue et pluriculturelle, approche actionnelle ;
– autres (enseignement du japonais aux jeunes enfants, japonais en tant que langue d’héritage, formation continue de japonais, etc.).


Types de communications (uniquement en présentiel):
a. Communication orale
– recherche : travail original avec appui théorique ;
– compte-rendu : présentation claire d’une expérience d’enseignement.

b. Présentation en panel (table ronde)

– Plusieurs intervenants (environ 3 à 5 personnes) collaborent pour présenter un thème unique sous différents angles.

– Après les présentations, une discussion est organisée entre les intervenants ou ainsi qu’avec les participants, sous la modération d’un représentant du panel. 

c. Poster
– Le ou les auteurs s’engagent à se tenir devant leur poster lors de la séance posters afin de présenter leur travail et répondre aux éventuelles questions des participants. Le poster devra être en format A0 au maximum.


Modalités de soumission :
Remplissez le formulaire de proposition de communication et envoyez-le par courrier électronique.


– Le formulaire est téléchargeable ici.
– Il devra comporter au maximum 1000 caractères en japonais, ou 500 mots en français, et être accompagné de trois mots-clés. Les auteurs pourront utiliser la langue de leur choix (japonais ou français). Le titre, en revanche, doit être proposé dans les deux langues (ou en japonais et en anglais). Les relecteurs examineront notamment les trois points suivants :
(1) la clarté des opinions ;
(2) la pertinence de la méthodologie et/ou des données ;
(3) lʼimportance et lʼoriginalité des travaux et la contribution quʼils pourraient apporter à lʼenseignement du japonais.
– Du fait du nombre limité de créneaux disponibles, les propositions ne seront pas toutes retenues. Le résumé fera lʼobjet dʼune évaluation anonyme effectuée par deux relecteurs.


Adresse e-mail dʼenvoi aejfcolloquebordeaux2026@gmail.com


Indiquez comme objet de votre e-mail :
« aejfcolloquebordeaux2026 Nom Prénom » suivi de « Communication », « Panel », « Poster » ou « Renseignement » (ex. aejfcolloquebordeaux2026 Yamada Hanako Communication). Plus dʼinformations sur le colloque sont disponibles sur le site de lʼAEJF.


Date limite de soumission : le vendredi 9 janvier 2026
Notification aux auteurs : fin février 2026
Les auteurs des propositions acceptées devront rendre leur résumé définitif en japonais et en français (ou en japonais et en anglais), avant le lundi 13 avril 2026.
Les consignes aux auteurs seront communiquées ultérieurement.

Plus d’informations sur le colloque sont également disponibles sur le site.

[Conférence] « La liberté matrimoniale en droit : comparaison Japon-France », 10 décembre 2025, Isabelle Konuma, Tokyo

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter à la conférence suivante :

La liberté matrimoniale en droit : comparaison Japon-France

Mercredi 10 décembre 2025 / 18h-20h
conférence / salle 601 & en ligne / en français avec traduction consécutive

Conférencière : Isabelle KONUMA (Inalco)

Plusieurs actions judiciaires ont été menées ces dernières années au Japon en lien avec la famille et la reproduction, dont certaines sont encore en cours : demandes de dédommagement des personnes victimes de stérilisations forcées, actions contre l’obligation d’un nom marital unique au moment du mariage, revendications en faveur du mariage entre personnes de même sexe, etc. Si ces mouvements partagent une même stratégie, à savoir le recours à la judiciarisation, nous identifions également un principe juridique communément invoqué : la liberté matrimoniale. Il nous paraît plus que jamais important de se pencher sur la nature de ce principe, tant dans ses dimensions théoriques que concrètes, tantôt comme moyen d’indifférenciation des personnes, tantôt comme moyen de catégorisation par la différence.

Informations et inscriptions sur ce lien.

[Conférence] « Repenser la circulation des idées dans le Japon de Meiji : autour de Nakae Chōmin, la mise en politique d’une philosophie rousseauiste au Japon », 5 décembre 2025 (Tokyo)

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter à la conférence :

« Repenser la circulation des idées dans le Japon de Meiji : autour de Nakae Chōmin, la mise en politique d’une philosophie rousseauiste au Japon »

Vendredi 5 décembre 2025 / 18h-20h
conférence / salle 601 / en français avec traduction consécutive

Conférencier : Eddy DUFOURMONT (univ. Bordeaux Montaigne)

Avec le Mouvement pour la liberté et les droits du peuple, le Japon des années 1870-1880 fut traversé par des débats politiques intenses, mais peu connus du public francophone. L’un de ses principaux intellectuels, Nakae Chōmin, s’illustra par sa défense des libertés fondamentales, ainsi que par des propositions en faveur de l’associationisme, de l’abolition de la peine de mort ou de l’abandon des armées. Après Rousseau au Japon (2018) et Rousseau et la première philosophie de la liberté en Asie (2021), l’analyse de la mise en politique de la philosophie rousseauiste de Chōmin, au prisme de la traduction des textes du républicanisme français, par lui et ses élèves, peut ainsi éclairer une facette méconnue du Japon, trop souvent réduit à son régime impérial.

Informations et inscriptions sur ce lien.

[Parution] « Retours à/de la terre – Vues d’Europe et du Japon », Kenjirô Muramatsu, Éditions Presses Universitaires Rhin & Danube

Kenjirô MURAMATSU a le plaisir le plaisir de vous annoncer la parution aux éditions Presses Universitaires Rhin & Danube de « Retours à/de la terre — Vues d’Europe et du Japon« , sous la direction de Nicolas Baumert (U. Dokkyô, Japon), Laurence Granchamp (U. Strasbourg), Kenjirô Muramatsu (U. Jean Moulin Lyon 3), Florence Pinton (AgroParisTech / U. Paris Saclay).

https://www.purhindanube.eu/e-boutique/retours-a-de-la-terre—-vues-d-europe-et-du-japon

Résumé
Envisageant la Terre, tantôt vulnérable, tantôt menaçante, cet ouvrage invite à prendre conscience de la finitude du monde. Face aux multiples crises écologiques ou technologiques, on peut décider de retourner à la terre, mais on ne choisit pas le retour de la Terre. Excluant tout fatalisme, le livre explore les aspirations contemporaines à renouer avec notre matrice commune ou nouveau bien commun en Europe et au Japon. 
La comparaison internationale met en relief la circulation des idées et des initiatives et invite à repenser les manières de faire corps avec les milieux de vie. À travers une approche pluridisciplinaire en géographie, sociologie, philosophie et économie les auteurs croisent les regards et expériences pour éclairer une triple conception de la Terre : territoire de vie, sol nourricier et milieu partagé.

Nicolas Baumert est géographe, professeur à l’Université Dokkyō au Japon ainsi que chercheur associé à l’IFRJ-MFJ (UMIFRE 19) de Tokyo et au laboratoire Médiation-s de Sorbonne Université.

Laurence Granchamp est maîtresse de conférences en sociologie et membre du laboratoire SAGE de l’Université de Strasbourg (UMR 7363) et chercheuse associée à Ettis (INRAE).

Kenjirō Muramatsu est maître de conférences au département d’études japonaises de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et membre de l’Institut d’Études Transtextuelles et Transculturelles (IETT / EA 4186).

Florence Pinton est socio-anthropologue, professeure émérite à AgroParisTech (Université Paris Saclay) et membre du laboratoire Sadapt (Inrae/AgroParisTech).

Table des matières

Introduction

Retourner à la terre quand elle se dérobe.
Laurence GRANCHAMP, Kenjiro MURAMATSU, Nicolas BAUMERT

Première partie : Retours à la Nature et à la Terre : pensées et utopies.
Chapitre 1 Discours et mouvements de retour à la terre au Japon : une approche historique.
Kenjiro MURAMATSU

Chapitre 2 Les Pensées écologiques de Shōzō Tanaka et Sanshirō Ishikawa.
Cyrian PITTELOUD

Chapitre 3 Retour à/de la terre dans l’anthroposophie de Rudolf Steiner. Une pensée du
«terrestre» entre savoirs et imaginaires, pratiques et politiques.

Aurélie CHONÉ

Chapitre 4 Kunio Yanagita et le développement des coopératives agricoles japonaise.
Atsushi MIURA

Chapitre 5 L’invention de la nature.

Akinobu KURODA

Chapitre 6 Représentations de la nature chez Isao Takahata et Hayao Miyazaki.
Antonin BECHLER et Kenjiro MURAMATSU

Deuxième partie : Les systèmes agri-alimentaires à l’épreuve de la Terre : entre ménagement et confrontation.
Chapitre 7 Penser et vivre le rapport à la Terre.

Nicolas BAUMERT

Chapitre 8 Les raisons de l’appauvrissement du rapport à la terre dans l’agriculture japonaise.
Yoshihisa GŌDO

Chapitre 9 Un système agri-alimentaire émergeant : le « retour de la terre » comme praxis.
Florence PINTON et Benoit LEROUX

Chapitre 10 Les mouvements de l’agriculture biologique et de l’agriculture naturelle au Japon.
Toshiko MASUGATA

Chapitre 11 La permaculture comme ode à la féralité.

Leila CHAKROUN

Chapitre 12 France-Japon : des goûts, un aliment, le vin.

Christelle PINEAU

Chapitre 13 La tendance bio-nature du vin au Japon.

Ikuhiro FUKUDA

Chapitre 14 Renouer avec la « Terre-Mère » : du mouvement Slow Food aux communautés de
la nourriture de Terra Madre. Vincent MARCILHAC

Troisième partie : Les solidarités à l’épreuve de la Terre : (re)fonder des communautés résilientes.
Chapitre 15 Retourner à la terre sans quitter la ville ? L’agriculture urbaine, un pont entre
terriens et Terrestres.

Laurence GRANCHAMP

Chapitre 16 Les nouveaux communs. Agriculture citoyenne et accès à la terre. L’exemple de
Luzernenhof dans le sud-ouest de l’Allemagne. Peter VOLZ

Chapitre 17 Entre attachement à la terre nourricière et artificialisation des sols à des fins
industrielles. Jean LAGANE

Chapitre 18 Le mouvement de retour à la Terre en Suisse romande.

Mathilde VANDAELE

Chapitre 19 Imaginaires et écologie. Habiter la Vallée Longue (Cévennes).

Lucie LERBET

Chapitre 20 La campagne comme possibilité d’un nouveau chez-soi.

Cécilia LUZI

Conclusion

Interroger nos ambivalences pour habiter autrement la terre.

Florence PINTON