Information de César Castellvi :

Je me permets de vous annoncer la parution aujourd’hui du livre Atoms for dream : une image du nucléaire dans le Japon d’après-guerre, de Yoshimi Shun’ya. 

Il s’agit du premier livre disponible en français de l’un des principaux représentants de la sociologie japonaise contemporaine.

Cette publication aux Éditions de l’EHESS est l’aboutissement d’un travail collectif mené dans le cadre du programme « Social Science Research and Education on Contemporary Japan » de la Japan Fondation (2015-2020). 

Ce programme a permis de rendre accessibles en français huit ouvrages de sciences humaines et sociales publiés par des intellectuels japonais de premier plan. 

L’ouvrage de Yoshimi Shun’ya est le septième titre issu de cette initiative.

Je précise au passage que le livre ne coûte que 12 euros, en espérant que cet élément d’information aidera un peu à sa diffusion. 

Bien amicalement, 

César Castellvi 


Informations

Autour : Yoshimi Shun’ya

Titre : Atoms for Dream : Une image du nucléaire dans le Japon d’après-guerre

Éditeur : Éditions de l’EHESS, collection Cas de figure.

Date de sortie : 19 Juin 2026

270 p. 

Traduction : Rémi Buquet, César Castellvi et Kazuhiko Yatabe

Relecture scientifique : Éric Seizelet

Coordination de la publication : César Castellvi et Kazuhiko Yatabe


Résumé

Comment expliquer qu’après avoir été victime de deux bombardements atomiques

et des dommages collatéraux des essais nucléaires américains dans le Pacifique

au début des années 1950, le Japon soit devenu l’un des pays les plus nucléarisés

au monde ? Pour quelle raison une centrale censée produire de l’énergie pour

les habitants de Tokyo a-t-elle été construite à Fukushima, transformant ce

département éloigné de la capitale en une sorte de colonie de celle-ci ? Comment

l’énergie nucléaire s’est-elle retrouvée au cœur des relations nippo-américaines ?

Réagissant à la catastrophe de Fukushima, Yoshimi Shun’ya retrace les liens qui

unissent ces énigmes afin de mettre en lumière l’histoire complexe des relations

nippo-américaines et la manière dont les Japonais en sont venus à adopter et

vivre avec le nucléaire civil. Atoms for Dream pointe le processus d’acceptation

de l’emprise américaine sur la vie des Japonais, qui permit un renforcement de

l’occupation, loin d’avoir pris fin en 1951 avec le traité de San Francisco. L’atomic

sunshine brille encore jusqu’au fin fond des provinces japonaises.